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Cotation du 27/11/2020 à 17h26 DMS - Diagnostic Medical Systems -1,16% 1,710€
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Diagnostic Medical Systems : signature d'un contrat de collaboration de recherche entre l'INSERM et DMS Biotech sur le traitement du SDRA

Diagnostic Medical Systems : signature d'un contrat de collaboration de recherche entre l'INSERM et DMS Biotech sur le traitement du SDRA
Diagnostic Medical Systems : signature d'un contrat de collaboration de recherche entre l'INSERM et DMS Biotech sur le traitement du SDRA
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Conformément à l'annonce publiée le 2 octobre, DMS Biotech, division de Diagnostic Medical Systems Group (Euronext Paris - FR0012202497 - DGM) société de biotechnologie, spécialisée dans l'utilisation thérapeutique du tissu adipeux et des cellules souches adipeuses, constituée d'Hybrigenics (Euronext Growth Paris - FR0004153930 - ALHYG) et de ses filiales, a finalisé et contractualisé un contrat de collaboration de recherche avec l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) U1232 "CRCINA : Centre de Recherche en Cancérologie et Immunologie Nantes Angers" et U1070 "Pharmacologie des Anti-Infectieux" de l'Université de Poitiers).

Ce partenariat de recherche porte sur le traitement du Syndrome de Détresse Respiratoire Aiguë (SDRA), principale cause de décès de la COVID-19.

Dans la majorité des pays développés, l'incidence du SDRA se situe actuellement aux alentours de 60 cas pour 100.000 habitants par an, hors contexte de pandémie infectieuse. En condition normale, les admissions pour SDRA concernent environ 10% des patients de réanimation et de l'ordre de 25% des malades ventilés. En situation d'épidémie virale, comme pour le coronavirus SARS-CoV-2 responsable de la COVID-19, ce ratio peut dépasser 50% et entraîner la submersion des capacités d'accueil hospitalières. La mortalité au sein des unités de réanimation se situe autour de 40%, atteignant 45% des patients présentant un SDRA sévère.

Le SDRA est une forme très sévère de défaillance pulmonaire aiguë, se caractérisant par la survenue rapide d'une détresse respiratoire pouvant conduire à la mort. Cette détresse est d'abord liée à la rupture de la membrane pulmonaire, qui induit un oedème (infiltration liquidienne dans les alvéoles pulmonaires) et une inflammation qui emballe et entretient le phénomène oedémateux, prolongeant et aggravant la défaillance respiratoire.

Durant les dernières décennies la mortalité a décliné régulièrement. Cette réduction est essentiellement due à des améliorations dans la prise en charge de la détresse ventilatoire des malades (mécanique ventilatoire et oxygénation, décubitus ventral et curares). Clairement ces améliorations sont maintenant optimales et le contrôle de l'inflammation est désormais devenu la cible thérapeutique majeure permettant un succès de guérison.

Les traitements anti-inflammatoires classiques (AINS, glucocorticoïdes) donnent des résultats médiocres, contradictoires voir contre-productifs en fonction du degré d'évolution de la maladie.

Depuis quelques décennies, plusieurs équipes, dont celle de DMS Biotech, ont montré que les cellules souches possédaient un effet anti-inflammatoire puissant. De nombreuses études cliniques ont été menées, aussi bien chez l'animal que chez l'homme, en utilisant les cellules souches dans des pathologies dont la composante inflammatoire est importante. La très grande majorité de ces études rapporte un effet bénéfique de l'action des cellules souches par une diminution importante de l'état inflammatoire.

Concernant le SDRA, plusieurs études cliniques chez l'homme ont été menées ou sont en cours de réalisation avec l'utilisation de cellules souches issues de sang de cordon ombilical. Les résultats cliniques sont très modérés, voir inexistants, malgré une bonne tolérance du traitement. La faible efficacité thérapeutique est probablement due au mode d'administration des cellules souches chez les patients. En effet, dans toutes les études menées, les cellules sont injectées dans le compartiment veineux afin qu'elles puissent atteindre les capillaires alvéolaires pulmonaires via le coeur droit par l'artère pulmonaire. Ce cheminement vasculaire provoque certainement une dispersion des cellules, qui n'atteignent pas toutes leur cible, à savoir le poumon, et diminue ainsi fortement le potentiel thérapeutique du traitement.

L'objectif du projet est de palier cet écueil en optimisant la délivrance de l'action des cellules souches directement sur le site inflammatoire. L'innovation majeure, développée dans cette collaboration, porte sur un ciblage optimal de l'action des cellules souches par une voie d'administration sans déperdition (inhalation), permettant de focaliser l'action thérapeutique directement au niveau alvéolaire pulmonaire, afin d'assurer une efficacité anti-inflammatoire maximale.

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