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Bruxelles interdit le rapprochement entre Alstom et Siemens

Bruxelles interdit le rapprochement entre Alstom et Siemens
Bruxelles interdit le rapprochement entre Alstom et Siemens
Crédit photo © Commission européenne

(Boursier.com) — C'est officiel ! Bruxelles vient d'interdire le projet d'acquisition d'Alstom par Siemens en vertu du règlement de l'UE sur les concentrations. La Commission européenne estime que ce rapprochement aurait porté atteinte à la concurrence sur les marchés des systèmes de signalisation ferroviaire et des trains à très grande vitesse. Les parties n'ont pas proposé de mesures correctives suffisantes pour remédier à ces problèmes, souligne le régulateur.

"Les parties n'étaient pas disposées à remédier aux importants problèmes de concurrence"

Margrethe Vestager, commissaire chargée de la politique de concurrence, déclare: "Des millions de passagers en Europe comptent tous les jours sur des trains modernes et sûrs. Siemens et Alstom sont toutes deux des fers de lance de l'industrie ferroviaire. En l'absence de mesures correctives suffisantes, cette concentration aurait entraîné une hausse des prix pour les systèmes de signalisation qui assurent la sécurité des passagers et pour les futures générations de trains à très grande vitesse. La Commission a interdit la concentration parce que les parties n'étaient pas disposées à remédier aux importants problèmes de concurrence que nous avons relevés".

Un veto dicté "par des préjugés idéologiques" pour le PDG d'Alstom

Ce veto du régulateur n'est pas une surprise tant cette décision n'était plus qu'un secret de polichinelle. Henri Poupart-Lafarge, le PDG du groupe français, affirmait hier dans les colonnes du 'Figaro' que ce refus était dicté "par des préjugés idéologiques". "Quand nous défendons la création d'un champion européen, certains responsables de la Commission entendent "monopole". Quand nous parlons de la concurrence chinoise, ils y voient une excuse. Ceux-là, dès le premier jour, ne voulaient pas de cette fusion..."

Une "erreur économique" pour Bruno Le Maire

Bruno Le Maire a de son côté indiqué ce matin sur 'France 2' que "la décision que s'apprête à prendre la Commission européenne va servir les intérêts économiques et industriels de la Chine". Le ministre de l'Economie et des Finances, qui a qualifié la décision de la CE d'erreur économique, a affirmé qu'il fallait désormais "refonder les règles de la concurrence européenne". "Je propose qu'on retienne comme marché pertinent, celui où on analyse la concurrence, le monde entier et pas que l'Europe", a également précisé le Ministre.

Alstom comme Siemens ont déjà indiqué qu'ils ne contesteraient pas la décision de la Commission européenne.

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