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Artprice.com : un creuset artistique extrêmement fertile...

Artprice.com : un creuset artistique extrêmement fertile...
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(Boursier.com) — Dans la création artistique française, on retient plus aisément Paris, capitale des arts, comme référence géographique en la matière, constate Art Market Insight, agence d'Artprice.com, au sein de sa dernière étude. Cependant, le Sud de la France, et plus particulièrement le territoire niçois, s'avère être un creuset extrêmement fertile pour l'art selon l'agence.

Les grands maîtres Pablo Picasso, Henri Matisse, Fernand Léger ou Joan Miro furent ainsi séduits par la côte d'Azur et y laissèrent des oeuvres majeures, rappelle Art Market Insight. La relève créative fut ensuite assurée par Yves Klein, Arman, Martial Raysse, puis par Ben, Bernar Venet, César, Claude Viallat, Noël Dolla et tant d'autres, qui donnèrent naissance aux grands mouvements contemporains français que sont Fluxus, Supports/Surfaces, et le Nouveau Réalisme, énumère encore l'agence.

La région niçoise a fédéré des personnalités artistiques éclectiques au cours du XXème siècle. Cette diversité créatrice fut mise à l'honneur dès 1977, lors de l'exposition inaugurale du Centre Georges Pompidou de Paris, intitulée "A propos de Nice", rappelle l'agence d'Artprice. Les divers artistes de ce creuset niçois furent vite regroupés artificiellement sous le nom d'Ecole de Nice.

Cette appellation réunit désormais les Nouveaux réalistes Yves Klein, Arman, César et Martial Raysse ; les artistes affiliés à Supports/surfaces Noël Dolla et Claude Viallat ; Claude Gilli qui fit peindre des gastéropodes ; Jean Mas qui réalisa des cages à mouches (...).

De tous, Klein est le seul a avoir obtenu des enchères millionnaires, dont un record pour "RE 1", adjugée pour 6,1 Millions de dollars en novembre 2000 (7 ME, Christie's NY). Les autres artistes sont bien plus abordables : par exemple, la majorité des adjudications pour Robert Malaval et Ben n'excèdent pas les 10.000 euros selon Artprice. Le récent record à 31.000 euros pour "Travelot" de Malaval, une peinture à paillettes de 1977 (chez Perrin-Royère-Lajeunesse à Versailles), n'entraîne, pour l'instant, aucune croissance de prix, puisque les deux peintures dispersées le 1er juillet dernier étaient estimées moins de 1.000 euros chacune (chez Wetterwald-Rannou-Cassegrain, Nice). Moins connu que Ben par le grand public, mais aussi plus rare sur le marché des ventes publiques, Malaval enregistrait avec "Travelot" une enchère deux fois supérieure au sommet atteint par Ben en 1997 pour "C'est la mode, trop c'est trop, pourvu que ça dure" (11.000 £, soit 16.457 euros chez Christie's South-Kensington à Londres).

Plusieurs artistes manquent cruellement de visibilité selon l'agence : pour certains d'entre eux, moins de 10 oeuvres furent présentées aux enchères en 20 ans ! C'est le cas pour Guy Rottier, Serge III, Louis Chacallis, Max Charvolen, Jean Mas et Pierre Pinoncelli. Ces artistes demeurent confidentiels et la rareté des oeuvres n'entraîne aucun phénomène spéculatif, constate Art Market Insight. Le plus médiatisé est Pinoncelli, trublion de l'art contemporain et démolisseur de la "Fontaine" de Marcel Duchamp (en 1993, il urinait dans une réplique du fameux urinoir avant de lui asséner des coups de marteau). Par ses actions décalées, Pinoncelli se situe sciemment en marge du marché de l'art, explique Artprice. Les 3 peintures des années 60 dispersées depuis 2001 affichent une cote moyenne entre 1.000 et 1.500 euros.

La dispersion de la prestigieuse collection de Pierre et Marianne Nahon, orchestrée par Sotheby's en juillet 2004, fut fortement médiatisée et fit venir à Vence nombre de collectionneurs s'intéressant notamment aux artistes de l'Ecole de Nice. Fortes du pedigree de la provenance Nahon, les oeuvres ont atteint des sommets. Ainsi, le marbre de Sacha Sosno intitulé "Quelle est la question ?" s'envola pour 10.000 euros, soit la plus belle enchère de ces 8 dernières années pour l'artiste, rappelle l'agence. Lors de cette même dispersion, les artistes Jean-Claude Farhi et Bernard Pagès firent eux aussi de bons scores : "le Chapiteau bleu" de Pagès établit un record à 16.000 euros et une table en marqueterie de Plexiglas de Farhi trouva preneur pour 21.000 euros, décuplant le montant de ses précédentes enchères...

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