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Alstom-Siemens : des cessions supplémentaires négociées avec l'UE

Alstom-Siemens : des cessions supplémentaires négociées avec l'UE
Alstom-Siemens : des cessions supplémentaires négociées avec l'UE
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Face aux réticences de la Commission européenne au sujet de leur mariage dans le ferroviaire, les groupes français Alstom et allemand Siemens discutent de cessions supplémentaires avec Bruxelles afin d'obtenir son feu vert à ce projet, qui créera un champion franco-allemand du ferroviaire.

Selon l'agence 'Reuters', qui cite jeudi soir trois sources au fait des négociations, ces cessions visent à rassurer la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, qui s'est inquiétée en décembre de l'impact de ce rapprochement sur les trains à grande vitesse en Europe. La responsable craint que le mariage ne porte atteinte à la concurrence pour la fourniture de plusieurs types de trains et de systèmes de signalisation.

La Commission doit rendre un avis au plus tard le 18 février sur ce projet de fusion, annoncé en septembre 2017.

Bruno Le Maire monte au front pour défendre l'opération

Le 6 janvier, le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire s'était agacé des atermoiements de la Commission, estimant qu'elle commettrait une grosse erreur économique et même une "faute politique" si elle venait à contrarier le rapprochement entre les deux groupes. Invité du Grand Rendez-vous d''Europe 1', 'CNews' et 'les Echos', le ministre avait indiqué que "si jamais la Commission européenne devait donner une décision défavorable à cette fusion, elle le ferait pour de mauvaises raisons".

"Ce ne serait pas simplement une erreur économique, ce serait une faute politique parce que ça affaiblirait toute l'industrie européenne face à la Chine", avait-t-il ajouté... Avant de conclure que "cela enverrait le signal, face à une Chine conquérante qui a des moyens qui sont aujourd'hui considérables, que l'Europe se divise et se désarme".

Siemens et Alstom avaient déjà proposé de vendre l'une de leurs technologies de train à grande vitesse, la majeure partie des activités de signalisation du groupe français en Europe et certains actifs du groupe allemand sur ce marché. Mais ces offres ont été jugées insuffisantes par l'autorité de la concurrence britannique CMA et ses homologues aux Pays-Bas, en Belgique et en Espagne.

L'urgence de contrer la concurrence chinoise

Mercredi, dans un discours prononcé mercredi en Allemagne, Margrethe Vestager s'est déclarée favorable à la promotion de champions européens de l'industrie, mais elle a souligné que "nous ne pouvons pas construire ces champions en sapant la concurrence".

Elle répondait ainsi indirectement à Bruno Le Maire qui a estimé de son côté que "le droit de la concurrence européen est obsolète, c'est un droit de la concurrence qui a été créé au XXe siècle, qui fait face à l'émergence de géants industriels du XXIe siècle et qui ne permet pas à l'Europe de créer ses propres champions industriels".

Il a cité l'urgence de contrer le géant Chinois CRRC, qui a remporté dernièrement presque tous les appels d'offres aux Etats-Unis : "CRRC fait 230 trains à grande ou très grande vitesse par an, Alstom et Siemens, 35... Le chiffre d'affaires d'Alstom et de Siemens ensemble, c'est la moitié du chiffre d'affaires de CRRC... Qu'est-ce qu'on attend pour se réveiller ?", s'est-il exclamé.

©2019,

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