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Alstom : General Electric négocierait un rachat à plus de 30 euros par action

Alstom : General Electric négocierait un rachat à plus de 30 euros par action
Alstom : General Electric négocierait un rachat à plus de 30 euros par action
Crédit photo © Reuters

En réponse à la spéculation récente de la presse économique, Alstom n'est informé d'aucune offre publique potentielle visant les actions de la société. Telle est la réponse apportée par l'industriel français ce matin aux informations obtenues par Bloomberg selon lesquelles General Electric prépare une offre de rachat, avec la bénédiction de Bouygues, qui détient près de 29% des parts. Alstom précise également qu'il examine constamment les options stratégiques de ses activités et donne rendez-vous au marché le 7 mai, pour la publication de ses résultats de l'exercice clos le 31 mars dernier, occasion qu'il mettra à profit pour faire le point sur les perspectives de ses métiers.

(Boursier.com) — Alstom pourrait passer sous bannière américaine. C'est en tout cas les informations obtenues par l'agence Bloomberg, avertie par de bonnes sources que General Electric négocie le rachat de son concurrent français, pour un montant de l'ordre de 13 milliards de dollars, l'équivalent de 9,4 milliards d'euros. Cela représenterait une prime de l'ordre de 25% sur la valeur boursière actuelle de l'industriel, ce qui pourrait laisser entrevoir une offre avoisinant 30,50 euros, selon un rapide calcul. Ce montant ne poserait guère de problèmes au conglomérat américain, fort de 89 milliards de dollars de trésorerie au terme de son exercice 2013, dont 57 milliards de dollars sont détenus hors des frontières américaines.

De surcroît, explique l'agence financière, GE aurait d'ores et déjà obtenu l'accord de principe de Bouygues, qui détient près de 29% du capital d'Alstom, pour mener à bien son opération.

Une complémentarité certaine

Sur le papier, l'opération apparaît quoi qu'il en soit séduisante. Après tout, Alstom a du mal à se dépêtrer d'un cycle morose pour sa division énergie, pénalisée par son manque de taille critique dans les centrales à gaz, un segment dominé par... GE et Siemens. L'américain est moins solide dans les turbines hydroélectriques, dont Alstom est le leader mondial. Les deux groupes disposent de divisions éoliennes et de branches de transmission d'énergie, dont le français est numéro trois mondial derrière ABB et Siemens. Dans le domaine ferroviaire, GE est un spécialiste des locomotives et de la signalisation, deux domaines dans lesquels Alstom officie également, tout en disposant d'un des plus vastes portefeuilles mondiaux de trains de passagers, au coude-à-coude avec Siemens et Bombardier.

Cette complémentarité d'actifs cache aussi quelques recoupements qui pourraient tomber sous le couperet antitrust. L'union de General Electric et l'Alstom créerait en effet un numéro un mondial dans plusieurs secteurs, ce qui ne manquerait pas d'alerter les autorités de la concurrence de plusieurs pays. Cela constituerait sans doute le principal écueil à l'opération, avec la question sociale, puisque si la France est le marché domestique d'Alstom, GE y est aussi très présent, et de doublons risquent de se faire jour. Une source de Bloomberg lui a affirmé que les deux industriels ont d'ores et déjà saisi le gouvernement hexagonal pour discuter de la situation.

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