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Alstom : Bruxelles serait bien décidé à bloquer la fusion avec Siemens !

Alstom : Bruxelles serait bien décidé à bloquer la fusion avec Siemens !
Alstom : Bruxelles serait bien décidé à bloquer la fusion avec Siemens !
Crédit photo © ALSTOM Transport / TOMA - C.Sasso

(Boursier.com) — La Commission européenne s'apprête à bloquer le projet de rapprochement entre Alstom et Siemens Mobility, qui devait créer un champion franco-allemand du ferroviaire, selon des sources proches du dossier citées vendredi par l'agence 'Reuters'.
Ce veto serait motivé par le refus du groupe allemand de proposer des concessions supplémentaires concernant sa technologie de train à grande vitesse, selon ces sources.

Les remèdes proposés par les deux groupes pour répondre aux inquiétudes de la Commission en termes de concurrence ne sont pas non plus suffisants en matière de signalisation et de matériel roulant.

Une annonce prévue dès le 6 février ?

Selon l'une des sources, la Commission européenne devrait rendre sa décision sur ce dossier dès le 6 février, alors que la date butoir est fixée au 18 février.

La semaine dernière, la presse avait rapporté qu'Alstom et Siemens discutaient de cessions supplémentaires avec Bruxelles afin d'obtenir son feu vert à leur projet de fusion annoncé en septembre 2017.

La commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, s'était inquiétée en décembre de l'impact de ce rapprochement sur les trains à grande vitesse en Europe. La responsable craint que le mariage ne porte atteinte à la concurrence pour la fourniture de plusieurs types de trains et de systèmes de signalisation.

Les gouvernements français et allemands défendent la fusion

Le 6 janvier, le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire s'était agacé des atermoiements de la Commission, estimant qu'elle commettrait une grosse erreur économique et même une "faute politique" si elle venait à contrarier le rapprochement entre les deux groupes. Invité du Grand Rendez-vous d''Europe 1', 'CNews' et 'les Echos', le ministre avait indiqué que "si jamais la Commission européenne devait donner une décision défavorable à cette fusion, elle le ferait pour de mauvaises raisons".

"Ce ne serait pas simplement une erreur économique, ce serait une faute politique parce que ça affaiblirait toute l'industrie européenne face à la Chine", avait-t-il ajouté... Avant de conclure que "cela enverrait le signal, face à une Chine conquérante qui a des moyens qui sont aujourd'hui considérables, que l'Europe se divise et se désarme".

Ce mercredi, le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux a lui aussi déclaré que l'exécutif européen se rendrait coupable d'une "faute" et d'une "erreur" s'il refusait ce rapprochement, car il se montrerait ainsi incapable de protéger les Européens.

Le même jour, le gouvernement allemand avait lui aussi pris position en faveur de cette opération industrielle. Un porte-parole du gouvernement allemand a ainsi considéré que le projet de fusion était important pour préserver la compétitivité du secteur ferroviaire en Europe.

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