Accueil
»
Bourse
»
Actions Paris
»
Actualités
»
Consultation
Cotation du 18/06/2021 à 17h39 STMicroelectronics -4,46% 30,440€
  • STM - NL0000226223
  • SRD
  • PEA
  •   PEA-PME
  • Consensus Renforcer
  • + Ajouter à : Mes portefeuilles | Mes Listes

Alliance européenne des puces : STMicro décline l'invitation

Alliance européenne des puces : STMicro décline l'invitation
Alliance européenne des puces : STMicro décline l'invitation
Crédit photo © STMicroelectronics

(Boursier.com) — Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs STMicroelectronics a annoncé mardi avoir décliné l'invitation de la Commission européenne à participer à une alliance européenne pour augmenter la capacité de production de semi-conducteurs sur le Vieux continent, afin de réduire sa dépendance à l'Asie et aux Etats-Unis, où la très grande majorité des puces sont actuellement produites.

Afin de préserver l'UE des turbulences dans les chaînes de production mondialisées, la Commission européenne devrait dévoiler ce mercredi 5 mai une alliance mobilisant les acteurs européens du secteur, à l'occasion de la présentation par les commissaires européens Thierry Breton (marché intérieur) et Margrethe Vestager (concurrence et numérique) de la revue stratégique industrielle de l'UE.

STMicroelectronics n'a "pas de raison" de prendre part à une potentielle alliance sur des technologies avancées de semi-conducteurs, a cependant déclaré mardi le PDG du groupe, Jean-Marc Chéry. Invité de 'BFM Business', il a déclaré voir "de façon positive" les démarches de Bruxelles, mais ajouté que STMicroelectronics n'avait aucun intérêt à en faire partie. "C'est marginal dans notre activité", a-t-il dit à propos des technologies avancées visées par la future alliance.

Plus d'un an de pénurie de semi-conducteurs en vue

Soulignant sa "satisfaction que l'industrie des semi-conducteurs soit reconnue comme une industrie clé", il a déclaré s'attendre à ce que l'actuelle pénurie mondiale de semi-conducteurs se prolonge.

"La différence entre la demande et les capacités telles qu'elles avaient été anticipées est tellement importante que ça va durer au moins un an", a estimé Jean-Marc Chéry. "En quatre mois, les choses ont complètement changé."

Plus de 30 milliards de transistors sur une plaquette de la taille d'un ongle

Bruxelles entend développer les capacités de production de semi-conducteurs de dernière génération, dont la finesse de gravure sera de 2 ou 3 nanomètres (nm), et qui pourront accueillir plus de 30 milliards de transistors sur une plaquette de la taille d'un ongle.

Dans un entretien publié par Les Echos le 28 avril, le commissaire européen Thierry Breton avait dévoilé un projet de réunir 20 à 30 milliards d'euros pour financer la recherche et développement et la production de puces de nouvelle génération dans l'UE.

L'UE veut doubler sa part du marché mondial des puces, à 20%, en 2030

L'objectif affiché par Bruxelles est d'atteindre au moins 20% de la production mondiale de puces d'ici à 2030 contre moins de 10% actuellement. Thierry Breton s'est entretenu dernièrement avec des dirigeants des principaux fabricants mondiaux de puces.

En Europe, il a indiqué avoir discuté avec "NXP, Infineon, STMicroelectronics, Bosch, Siemens, ASML. Avec les chercheurs du CEA-Leti en France, de l'institut Fraunhofer en Allemagne ou l'IMEC en Belgique et aux Pays-Bas aussi", avait-il déclaré aux 'Echos'.

Intel envisage de s'implanter en Europe, moyennant des subventions

Thierry Breton a aussi rencontré Pat Gelsinger, le nouveau président d'Intel, le 30 avril, et s'est entretenu par ailleurs avec des dirigeants du taiwanais TSMC et du sud-coréen Samsung. TSMC (le n-1 mondial) a notamment annoncé récemment son intention d'investir non moins de 100 milliards de dollars sur trois ans pour graver des puces en 3 nm et 4 nm à partir de 2022.

TSMC et Samsung auraient cependant tous deux fait savoir qu'ils n'avaient pas l'intention de produire leurs dernières technologies en matière de gravure hors de leurs pays d'origine. En revanche, l'américain Intel envisagerait d'implanter deux usines en Europe, un investissement estimé à 20 milliards de dollars, à condition d'obtenir des aides financières. Pat Gelsinger réclamerait ainsi non moins de 8 Mds$ de subventions publiques pour se lancer, peut-être en Allemagne selon les rumeurs.

Dans un entretien à 'CBS News', Pat Gelsinger a par ailleurs estimé dimanche soir que la pénurie actuelle de composants électroniques devrait durer plusieurs années. Il a surtout insisté sur les projets du groupe d'investir 20 Mds$ aux Etats-Unis, déplorant que la domination des Etats-Unis dans l'industrie des semi-conducteurs a fondu, avec une part de marché mondiale qui serait tombée à 12% contre 37% il y a un quart de siècle...

©2021,

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !