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Air France-KLM : conseil d'administration sous tension ce mardi

Air France-KLM : conseil d'administration sous tension ce mardi
Air France-KLM : conseil d'administration sous tension ce mardi
Crédit photo © KLM

(Boursier.com) — Les récents bouleversements à la tête d'Air France-KLM ont provoqué des tensions entre la compagnie française et son alliée néerlandaise. Cette dernière, soutenue par le gouvernement des Pays-Bas, a déterré la hache de guerre contre des menaces de non-renouvellement du mandat du patron de KLM Pieter Elbers.

Depuis la nomination de Ben Smith à la tête de la holding Air France KLM, qui coiffe les deux entités, la compagnie aérienne néerlandaise craint d'être forcée à une intégration plus poussée avec la compagnie française, actuellement en moins bonne santé financière et en proie à des grèves à répétition en 2018... Début février, des rumeurs d'un non-renouvellement du mandat de M. Elbers ont circulé avec instance dans la presse.

Une décision à ce sujet pourrait être prise dès ce mardi 19 février, date d'une réunion du Conseil du groupe, qui doit approuver les comptes annuels, publiés mercredi.

Un compromis à portée de main ?

Toutefois, selon des informations publiées ce week-end par le site internet 'latribune.fr', un compromis sur la gouvernance d'Air France KLM se serait dégagé vendredi, et sera présenté au conseil d'administration de ce mardi.

Selon ces sources, Pieter Elbers aurait donné son accord à un schéma d'organisation du groupe présenté par Ben Smith, qui renforcerait la coopération d'Air France et de KLM sur plusieurs secteurs clés comme la flotte, sans toucher aux structures d'organisation actuelles.

Ben Smith aurait en outre proposé la nomination de Pieter Elbers et de la directrice générale d'Air France, Anne Rigail, au poste de directeur général adjoint d'Air France-KLM, en plus de leurs fonctions actuelles au sein de leur compagnie.

La direction et les salariés de KLM sur la même longueur d'ondes

Jeudi dernier, une pétition exigeant le maintien à son poste de Pieter Elbers, le directeur général de KLM, a recueilli 25.000 signatures, soit plus de 71% des quelques 35.000 salariés de la compagnie aérienne néerlandaise.

Cette pétition, accompagnée d'une lettre ouverte à la présidente d'Air France KLM Anne-Marie Couderc, prévenait qu'"il y aurait un réel risque d'agitation sociale parmi les employés et de voir une direction incertaine et potentiellement instable si Pieter Elbers était forcé de se retirer".

En début de semaine dernière, la direction de KLM avait elle aussi envoyé une lettre au Conseil d'Air France KLM, pour réclamer la reconduction de M. Elbers, dont le mandat actuel de 4 ans expirera au moment de la prochaine assemblée générale annuelle du groupe en avril.

Dans son courrier, le management de KLM affirmait notamment que "les compétences existantes et l'expérience pertinente de KLM ne semblent pas être considérées dans la prise de décision... L'absence de stratégie claire pour AF-KLM et les rôles des compagnies aériennes au sein du groupe ne permettent pas de comprendre comment les décisions unilatérales du nouveau CEO d'AF-KLM contribuent à la nécessaire amélioration du groupe AF-KLM".

Le ministre des Finances néerlandais rencontre Bruno Le Maire et Ben Smith

Le gouvernement néerlandais soutient lui aussi la reconduction du directeur général de KLM. Le ministre des Finances néerlandais Wopke Hoekstra a rencontré lundi son homologue français Bruno Le Maire pour demander le renouvellement du mandat de Pieter Elbers. L'Etat français détient encore 14,29% du capital d'Air France-KLM.

En outre, à la veille du week-end, M. Hoekstra a rencontré Benjamin Smith pour lui signifier "l'intérêt national pour l'économie des Pays-Bas que représente la position de hub de l'aéroport de Schiphol et la compagnie KLM".

Depuis son arrivée en septembre 2018 à la tête d'Air France KLM, Ben Smith (ancien numéro deux d'Air Canada) a exprimé son souhait de faire travailler plus étroitement ensemble les responsables d'Air France et de KLM et de centraliser davantage les opérations, notamment les achats d'avions. Cette volonté a heurté la sensibilité de KLM (qui a fusionné avec Air France 2004), les deux transporteurs ayant opéré jusqu'ici de manière semi-indépendante.

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