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Cotation du 27/11/2020 à 17h36 Accor -0,43% 30,240€

Accor revient sur les 24 euros

Accor revient sur les 24 euros
Accor revient sur les 24 euros

(Boursier.com) — Très lourdement handicapé depuis le mois de mars par la crise sanitaire, le secteur hôtelier devrait continuer à souffrir dans les semaines à venir... Interrogé hier sur les mesures de couvre-feu mises en place dans certaines villes et les conséquences de l'épidémie de Covid-19 sur son secteur, le PDG du groupe hôtelier Accor a en effet estimé que la situation "ne va pas aller en s'arrangeant" pour l'hôtellerie française. Le titre recule de 1% ce mercredi à 24 euros. Hier, JP Morgan a malgré tout relevé à 'surpondérer' son conseil sur le titre avec un cours de 30 euros dans le viseur...

Pour rappel, le couvre-feu s'applique à la région Île-de-France, et à huit métropoles : Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Rouen, Toulouse, Montpellier. Il se fait entre 21 heures et 6 heures du matin et doit durer quatre semaines" pour faire face à la situation sanitaire "préoccupante", comme l'avait indiqué le président de la République Emmanuel Macron la semaine dernière... S'il affirme comprendre "la décision prise par le gouvernement", Sébastien Bazin s'est dit "effondré" par ces nouvelles mesures de restrictions. "C'est compliqué pour nous de réagir parce que chaque semaine qui passe, les chiffres disent quelque chose de différent", a-t-il expliqué, alors que les mesures de restrictions sanitaires s'étendent un peu plus chaque jour sur l'ensemble du continent européen.

Le rebond n'a pas tenu

Le PDG du groupe hôtelier, qui compte quelque 5.000 hôtels dans le monde, estime que l'été a permis de rebondir grâce aux Français "qui étaient au rendez-vous". "Sur tout le littoral, ça s'est bien passé... Sur l'Atlantique et la Méditerranée, tout a été pratiquement aussi bon que l'année dernière pour la clientèle locale", a-t-il détaillé, soulignant toutefois que "les touristes étrangers n'étaient pas là".
Mais le rebond n'a pas tenu avec l'arrivée de "la deuxième vague". "Cet été, on était à -40% par rapport à l'année dernière : au mois de mars/avril, on était à -90%. Il y a eu un rebond parce que les hôtels ont rouvert... Et puis maintenant, on est revenus à -60% : le rebond a duré du 1er juillet au 4 septembre", a ainsi précisé Sébastien Bazin.

Le patron du géant français de l'hôtellerie, qui prévoit de supprimer 1.000 emplois dans le monde après avoir accusé une perte nette de 1,5 milliard d'euros au premier semestre, reste également pessimiste sur un éventuel rebond de la fréquentation en France avec les vacances de la Toussaint. "On n'en sait fichtre rien parce que maintenant les gens réservent à 4 jours de leur départ... Mais ça ne va pas être très joli !", a-t-il averti.
Par ailleurs, Sébastien Bazin est revenu sur la question des "tests rapides" dans les hôtels : "On ne demande que ça ! Dès lors que le test est mis en place, on va être capables d'ouvrir au plus grand nombre en testant les gens sur place, dès lors que la réponse est entre 15 et 30 minutes", a-t-il expliqué...

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