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2018, 'annus horribilis' pour les parapétrolières

2018, 'annus horribilis' pour les parapétrolières
2018, 'annus horribilis' pour les parapétrolières
Crédit photo © © Technip

(Boursier.com) — Compliquée, piégeuse voire cauchemardesque... L'année 2018 restera dans les annales de la Bourse de Paris comme un très mauvais cru pour le secteur parapétrolier. En cause, la vive rechute du baril de brut en fin d'année, la force du dollar ou encore les premières conséquences de la guerre commerciale sino-américaine. Ce cocktail détonnant a provoqué de vifs dégâts parmi les valeurs de ce compartiment réputé hautement spéculatif.

Palmarès éloquent

La palme de la plus forte baisse de l'année revient à Vallourec dont le recul depuis le 1er janvier avoisine les 70%. Le fabricant de tubes en acier sans soudure a mordu la poussière en même temps qu'il publiait des pertes et accusait une dégradation de son bilan, entraînant notamment un abaissement de sa note de crédit par S&P. Bourbon et CGG ont fait à peine mieux avec des baisses comprises entre 40 et 50%, tandis que TechnipFMC, au profil plus défensif est parvenu à résister plus honorablement (-35% environ) tout en faisant partie des plus mauvaises performances du CAC40 sur l'année écoulée.

L'or noir à la peine

Le principal driver de cette déculottée a bien sûr été le reflux de l'or noir. Aucun observateur ou presque ne l'avait vu venir. Les inquiétudes sur l'offre qui prévalaient sur la première partie de l'année en raison des sanctions imposées par les Etats-Unis à l'Iran ont brusquement laissé place à un grand pessimisme sur la demande, pour cause de ralentissement économique en Chine et en Europe, notamment. Résultat, après avoir culminé à plus de 80 dollars au début de l'automne, le baril de Brent a enregistré une vive glissade lors des trois derniers mois de l'année, pour se rapprocher des 50$ fin décembre. Les tentatives de l'OPEP et ses alliés pour réduire la production se sont révélées (pour l'instant) infructueuses.

Facteur technique

Parmi les éléments qui expliquent la volatilité sur les actions considérées, on mentionnera le poids des hedge funds dans les échanges. Nul autre secteur ne draine autant de ventes à découvert que les parapétrolières. Ces fonds spéculatifs ont notamment bâti des positions 'short' sur Vallourec pour l'équivalent de 12,8% du capital en cumulé, selon les données de Shortsell. CGG n'est pas non plus épargné, tout comme Bourbon et TechnipFMC, mais dans une moindre mesure.

Un avenir en pointillé

Quelles perspectives pour ces titres en 2019 ? Le moins que l'on puisse dire c'est que la visibilité n'est pas au rendez-vous. Très prudentes sur leurs dépenses et concentrées sur le besoin d'accroître le retour à leurs actionnaires, les compagnies pétrolières ne devraient pas rouvrir la vanne des investissements de sitôt. Si bien que seul les acteurs aux reins financiers ou au carnet de commandes solides devraient tirer leur épingle du jeu, hors facteurs spéculatifs. A ce jeu, CGG et surtout et TechnipFMC apparaissent les mieux placés pour rebondir.

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