Accueil
»
Bourse
»
Actions Paris
»
Actualités
»
Consultation
Cotation du 21/09/2020 à 17h35

Showroomprivé -8,73% 0,826€

Thierry Petit, Co-fondateur et Directeur Général de Showroomprivé

Thierry Petit Co-fondateur et Directeur Général de Showroomprivé

Trois types d'acquisitions sont possibles pour Showrooprivé...
Thierry Petit, Co-fondateur et Directeur Général de Showroomprivé

Boursier.com : Première publication depuis l'introduction en Bourse du 30 octobre dernier... Les objectifs alors annoncés, sont logiquement atteints...

T.P. : Globalement, en 2015, Showroomprivé a bénéficié d'un cercle vertueux : nous avons continué à séduire de nouveaux membres (+21% à 16,8 millions en France et +24% à 7,8 millions à l'international), parmi lesquels de plus en plus d'acheteurs (+24% à 2,4 millions en France et +10% à 0,5 million à l'international), lesquels ont eux-mêmes de plus en plus acheté (+30% à 10 millions de commandes en France et +24% à 1,7 million à l'international) avec un panier moyen en hausse (+4% à 155 euros en France et +9% à 132 euros à l'international)... L'objectif de chiffre d'affaires annoncé lors de l'introduction a été atteint et ressort en haut de fourchette (NDLR : 443 ME, pour une fourchette de 435 à 450 ME), alors que notre objectif de taux de marge d'EBITDA est dépassé (NDLR : 5,4% pour une fourchette de 5,1 à 5,3%).

Boursier.com : Quid de l'international, aujourd'hui source de pertes pour le groupe ?

T.P. : Nous continuons à déployer notre présence à l'international grâce à notre vaisseau amiral français, qui est rentable... Nous tablons sur environ 25% de nos ventes à l'international à horizon 2018, et prévoyons d'y améliorer notre niveau de marge dès cette année. Après le lancement dans 8 pays dont l'Allemagne en octobre dernier, nous entamons une deuxième phase qui vise à stimuler la conversion de nos membres en acheteurs. Cela passe par une présence renforcée localement dans chacun des pays avec l'ouverture de bureaux d'achats à Madrid et Milan et la mise en place de stratégies locales spécifiques associées au déploiement de nos outils de conversion.

Boursier.com : On attend Showroomprivé sur un volet croissance externe...

T.P. : Nous avons mis en place une cellule interne chargée d'étudier les possibilités en la matière... Trois types d'acquisitions sont possibles : un acteur du secteur à l'international, qui nous permettrait de gagner du temps en bénéficiant déjà d'un taux de conversion installé. Deuxième possibilité : une acquisition qui enrichirait notre offre, par exemple dans l'univers de la Maison. Enfin, troisième possibilité, l'acquisition d'une technologie, renforçant l' expertise dans nos métiers. Nous disposons d'une trésorerie de près de 100 millions d'euros et avons désormais accès à différentes sources de financements. Tout est possible en termes de taille, nous n'excluons aucun projet...

Boursier.com : Vous indiquez que le mois de novembre n'a pas été très bon, est-ce un simple trou d'air ou une tendance plus difficile est-elle amorcée ?

T.P. : Au quatrième trimestre, le chiffre d'affaires du Groupe s'élève à 154 millions d'euros, en croissance de 23% par rapport à 2014. Novembre a été compliqué en raison du contexte créé par les attentats à Paris et par la chaleur qui a freiné les achats de vêtements d'hiver... Cela a rendu la tâche plus ardue pour tout commerçant et tout "retailer". Le mois de décembre a été très bon, et nous a permis d'atteindre les objectifs 2015. Si nous confirmons notre objectif 2016, c'est que nous pensons que cela reste circonscrit à ce mois de novembre... Au final, le niveau de croissance du quatrième trimestre démontre l'attractivité de Showroomprivé et la résilience de son modèle dans un environnement peu favorable à la consommation, avec une croissance près de deux fois supérieure à la croissance du marché du e-commerce en France sur le quatrième trimestre.

Boursier.com : Est-il prématuré de parler de dividende ?

T.P. : Aujourd'hui, oui... Nous voulons poursuivre nos investissements et notre développement. Nous n'en sommes qu'au début de l'histoire à l'international. Ceci dit, la question pourra se poser lorsque nous serons parvenus à des niveaux de rentabilité plus élevés, comme ceux que nous visons pour 2018.

©2016-2020,