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Stéphane Ragusa, PDG fondateur de Predilife

Stéphane Ragusa PDG fondateur de Predilife

Nous visons 100.000 femmes testées par Mammorisk à horizon 3-4 ans
Stéphane Ragusa, PDG fondateur de Predilife

Boursier.com : Predilife lance une augmentation de capital de 2 ME. Depuis votre introduction en Bourse il y a 2 ans, avez-vous pu avancer comme espéré dans la vente de vos tests de prédiction du cancer du sein ?

S.R. : Il y a 2 ans, Predilife n'avait encore vendu aucun test. Aujourd'hui, nous sommes présents dans une trentaine de centres prescripteurs, nous avons vendu plusieurs centaines de tests. Il n'existe plus de risque scientifique, règlementaire ou technique. L'enjeu est désormais avant tout commercial.

Boursier.com : Votre solution Mammorisk pâtit-elle encore d'une trop faible notoriété ?

S.R. : Nous avons besoin d'accentuer nos efforts marketing auprès des femmes. Notre approche de démarchage des médecins dans les grandes métropoles françaises et européennes doit aussi s'amplifier. Nous sommes présents à Paris, Bruxelles, Milan et en Suisse et nous avons pour ambition de poursuivre notre extension.

Boursier.com : Vous avez souffert de la baisse de prescriptions de tests durant le premier confinement. Est-ce la même chose avec le deuxième confinement?

S.R. : Nous avions rencontré des problèmes d'approvisionnement au printemps dernier, notre matériel de PCR utilisé pour la génétique ayant été mobilisé pour les tests PCR Covid. Cette deuxième phase est totalement différente, le laboratoire fonctionne, les médecins continuent à voir des patients, y compris par visio consultation. Rien à voir avec le confinement de mars durant lequel tout s'était arrêté.

Boursier.com : Vous espériez avancer sur la duplication de votre test sur d'autres cancers ; colon, poumon, prostate, Est-ce le cas depuis 2 ans ?

S.R. : Nous nous sommes concentrés sur le cancer du sein, notamment parce que nous avions levé moins d'argent que prévu lors de l'introduction en Bourse fin 2018. Nous élargirons notre offre le moment voulu, cela fait toujours partie de nos ambitions. La question est celle de la cible commerciale : par exemple pour le test de la prostate la cible serait le médecin généraliste... La limite est donc commerciale et non technique pour nous positionner sur des tests pour d'autres cancers.

Boursier.com : Vous étiez rassurant il y a deux ans lorsqu'on vous parlait des risques constitués par Google dans votre domaine. Qu'en est-il aujourd'hui?

S.R. : L'accès aux bases de données est très difficile. Google avait pour projet la constitution d'une base de données de 10.000 personnes et c'est toujours le cas. De notre côté, nous avons accès à des bases de données de plusieurs centaines de milliers d'individus dans le milieu académique. Il faut comprendre que si l'institut Gustave Roussy signe avec Predilife c'est un non-événement, nous faisons partie de la maison... En revanche si l'institut Gustave Roussy signe un contrat avec Google, cela sera perçu différemment!

Boursier.com : Quel horizon de rentabilité et de niveau de chiffre d'affaires donnez-vous au Marché?

S.R. : Nous visons 100.000 femmes testées à horizon de 3-4 ans. La cible est constituée de millions de femmes : celles de plus de 40 ans. L'objectif est tout à fait atteignable compte tenu de la taille de la cible. 100.000 femmes avec 100 Euros de marge par test, cela représente 10 ME de marge. Sachant que nos coûts sont d'environ 2 ME par an.

Boursier.com : D'ici là vous faudra t-il de nouveau lever des fonds ?

S.R. : Sans doute, mais avec parcimonie. L'augmentation de capital de 2 ME que nous lançons ne représente que de 8 à 10% de dilution. Je tiens à conserver le contrôle de la société, donc il n'est pas question de lever beaucoup d'argent supplémentaire dans les prochaines années...

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