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Sébastien Peltier, Président du Directoire de Valbiotis

Sébastien Peltier Président du Directoire de Valbiotis

Il est raisonnable d'envisager une prise en charge de Valedia par les systèmes de santé
Sébastien Peltier, Président du Directoire de Valbiotis

Boursier.com : Vous venez d'annoncer des développements dans le NASH avec votre produit phare, Valedia. Quelles sont vos ambitions dans cette indication ?

S.P. : La substance active de Valedia, TOTUM-63, que nous évaluons dans le prédiabète, s'applique aussi à la réduction du risque de NASH. Elle s'adresse aux personnes atteintes d'une stéatose hépatique, n'ayant pas encore développé une NASH. C'est ce que nous voulons démontrer. Dans les deux cas, Valbiotis veut proposer à ces personnes des produits alors que leur état à risque est encore réversible, dans un cadre de prévention. Nous devons démontrer l'efficacité sur la population ciblée, pour demander une allégation santé, en Europe et aux Etats-Unis, relative à la diminution du risque de NASH.

Boursier.com : A quel stade s'obtient l'allégation santé ?

S.P. : Elle s'obtient tout d'abord si les résultats de sécurité sont probants et si l'efficacité de Valedia dans la réduction du risque est attestée, à travers plusieurs résultats de Phase II chez des patients présentant une stéatose hépatique. Récemment, La FDA a précisé que pour la prévention de la stéatose hépatique, il n'y avait pas de possibilité de développer un médicament. La voie réglementaire qu'utilise Valbiotis est donc la seule permettant de cibler les personnes à risque. Nous comptons lancer une première Phase II d'ici la fin d'année et sommes en train de définir le design de l'étude.

Boursier.com : Pour ce qui concerne l'étude de PhIIA de VALEDIA sur la réduction du risque de diabète de type 2, les résultats semblent repoussés... Pourquoi ce retard ?

S.P. : Très peu de retard, en réalité, car nous avions prévu initialement les résultats de la Phase IIA fin 2018/début 2019. Nous obtiendrons ces résultats l'été prochain. Nous avons ouvert plusieurs centres à l'international afin de donner une dimension très européenne à l'étude et cela a réclamé trois mois supplémentaires par rapport au calendrier initial.

Boursier.com : Concernant un autre produit majeur de Valbiotis LpD 64, quelle est la suite ?

S.P. : Nous avons terminé l'étude clinique de Phase I/II avec des résultats positifs en termes de tolérance et de sécurité ainsi que des premiers signes d'efficacité du produit sur une population obèse. Nous dévoilerons l'ensemble des résultats lors d'un prochain congrès international.

Boursier.com : Après l'augmentation de capital de l'automne dernier, vous faut-il à nouveau lever des fonds ?

S.P. : Nous sommes concentrés sur Valedia et la réduction du risque de diabète de type 2, avec les résultats attendus donc mi-2019 L'augmentation de capital de l'an passé nous permet de bénéficier de plusieurs mois de Trésorerie supplémentaires.

Boursier.com : Pourquoi ne pas avoir associé les investisseurs particuliers lors de la dernière augmentation de capital à l'automne dernier ?

S.P. : Un placement privé, rapide, a été réalisé alors que les conditions de marchés commençaient à se durcir et réaliser une augmentation de capital publique dans les conditions de marché de la fin 2018 et alors que les petites valeurs étaient massacrées, n'aurait tout simplement pas été possible.

Boursier.com : L'introduction en Bourse a-t-elle au final été profitable à Valbiotis?

S.P. : Quand on fait le bilan depuis l'introduction en Bourse, nous sommes passés de 10 à près de 40 collaborateurs, nous avons internationalisé la plateforme de Discovery et recherche préclinique, nous avons avancé l'ensemble du portefeuille au niveau clinique. Nous serons en mesure de délivrer les premiers résultats d'efficacité de Valedia chez l'Homme, cet été. Au final, nous avons renforcé notre modèle qui est celui de la prévention via des produits disposant de preuves cliniques fortes pour répondre à la problématique de personnes à risque, susceptibles de développer des maladies métaboliques chroniques (diabète de type 2, NASH, obésité, hypercholestérolémie).

Boursier.com : Réfléchissez-vous au fait que le Valedia soit pris en charge par des systèmes de santé, même s'il n'est pas un médicament ?

S.P. : Nous réfléchissons à la question de la prise en charge. Les systèmes de santé évoluent dans leur réflexion à ce sujet et la prise en charge ne se fait plus uniquement sur le médicament. On constate par exemple qu'un petit pain brioché est remboursé par la Sécurité Sociale, des dispositifs médicaux pour le sevrage tabagique le sont aussi... Aux Etats-Unis, certains dispositifs sont aussi pris en charge et ceci est nouveau. L'hypothèse d'une prise en charge de Valedia existe et il est raisonnable de l'envisager, pour une nouvelle gamme de produits dédiée à la réduction du risque métabolique avec un impact santé et économique important.

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