»
»
»
»
Consultation
Cotation du 21/05/2019 à 09h20

Groupe Gorgé +0,60% 13,360€

Raphaël Gorgé, PDG de Groupe Gorgé

Raphaël Gorgé PDG de Groupe Gorgé

La décote sur Groupe Gorgé est inexplicable!
Raphaël Gorgé, PDG de Groupe Gorgé

Boursier.com : Vous avez annoncé un contrat record pour ECA de 450 ME auprès des Marines belge et néerlandaise. Est-il définitif ?

R.G. : D'un point de vue purement technique, le contrat n'est pas encore signé, mais nous avons été déclarés gagnants de l'appel d'offre par le Conseil des ministres belge. Nous sommes entrés dans la période de recours. Ces derniers sont habituels, de la part de concurrents, dans ce genre de situation. Un recours qui serait rejeté ne devrait pas retarder la date effective de signature. C'est pour ce type de contrat que nous travaillons depuis des années ! Nous avions déjà signé auprès de la Marine belge il y a... 40 ans. Il s'agissait d'une première génération de robots sous-marins, qui ne représentaient alors qu'une très faible portion du coût total des équipements.

Boursier.com : Y aura-t-il une traduction dans le chiffre d'affaires dès 2019 ?

R.G. : Le contrat court sur 10 ans. Une phase d'étude de 3 ans débutera, puis nous entrerons en production et livraison, la majorité de nos systèmes devant être livrés à la fin de la 8ème année. Pour ECA, ce sera du chiffre d'affaires enregistré dès 2019, mais la phase de livraison concentrera une part importante du chiffre d'affaires. J'ajoute que la maintenance relève du choix du client et n'est pas comprise dans le contrat de 450 ME. De façon globale, aujourd'hui, elle représente entre 20 et 30% de notre activité robotique.

Boursier.com : Un contrat d'une telle ampleur, restera-t-il exceptionnel ou peut-il en appeler d'autres du même type ?

R.G. : D'autres pays vont renouveler les équipements de leur Marine dans les prochains mois et années. Nous serons candidats ! Nous proposons aussi une version du robot en conteneur, susceptible d'intéresser de plus petits pays qui n'ont pas de Marines importantes mais qui sont pour autant confrontés au problème de la surveillance de leurs côtes.

Boursier.com : Tout semble aussi aller pour le mieux pour Prodways...

R.G. : Concernant Prodways, on peut dire que nous n'avons pas déçu depuis l'introduction en Bourse ! Nous avons généré, en 2018, quasiment le niveau de chiffre d'affaires envisagé pour 2019. Nous attendons une exploitation équilibrée en 2019. Enfin, nous savons qu'avec le périmètre actuel, la croissance sera supérieure à 15% en 2019. Le domaine de l'impression 3D demeure particulièrement porteur, cela se ressent auprès des investisseurs : beaucoup de start-up ont levé plus de 100 ME récemment et certaines plus de 500 ME. Nous envisageons de poursuivre les acquisitions comme nous l'avons fait : en ciblant des acteurs traditionnels dont les métiers ont été transformés par la 3D, à l'image de l'audiologie. Nous disposons encore de 20 ME sur le total levé lors de l'IPO.

Boursier.com : Comment jugez-vous la décote de Groupe Gorgé qui capitalise 200 ME, contre 210 et 150 ME pour ses filiales ECA et Prodways... ?

R.G. : C'est inexplicable. Être positionné sur plusieurs activités est un atout pour Groupe Gorgé car cela lui permet notamment d'ajuster ses efforts et de réagir selon les évolutions des différents marchés. Il ne sert à rien d'investir massivement dans un domaine pour élaborer des produits remarquables si le marché final n'existe pas. On ne force pas le client, et le progrès technologique se diffuse petit à petit. Autrement dit, c'est un atout d'être positionné sur plusieurs domaines et de piloter les investissements au gré des nécessités de marché. Le savoir-faire du groupe c'est sa capacité à basculer les ressources au bon moment !

©2019,

Partenaires de Boursier.com