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Cotation du 20/09/2019 à 17h35

Voluntis -5,95% 1,975€

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Pierre Leurent, DG de Voluntis

Pierre Leurent DG de Voluntis

Confiants et concentrés sur l'exécution de notre feuille de route !
Pierre Leurent, DG de Voluntis

Boursier.com : Où en sont les développements commerciaux d'Insulia et de Diabeo ?

P.L. : Insulia et Diabeo sont parmi les premières thérapies digitales sur prescription à être commercialisées pour l'accompagnement des patients traités par insuline. Insulia a été lancée en premier lieu aux Etats-Unis et en France, et nous avons initié des déploiements pilotes en Allemagne, au Canada et au Royaume-Uni. Diabeo a été lancée en France, en partenariat avec Sanofi. Nous enregistrons, en vie réelle, des taux d'usage et d'adhérence positifs ainsi qu'un niveau élevé de satisfaction. Aux Etats-Unis, nous poursuivons activement la structuration de notre dispositif commercial direct tout en l'adaptant aux nouveaux codes de remboursement du suivi à distance des patients chroniques mise en place par CMS (Centers for Medicare & Medicaid Services) en 2019. Ceci représente une opportunité importante pour Voluntis car ces nouveaux codes permettent le remboursement par Medicare du dispositif médical ainsi que du temps consacré par les équipes soignantes au suivi à distance des patients utilisateurs.

Boursier.com : Après l'homologation de la solution Oleena en oncologie par la Food & Drug Administration américaine, quelle est la suite pour votre produit aux Etats-Unis ?

P.L. : Oleena est la première thérapie digitale en oncologie à obtenir le feu vert de la FDA. Oleena délivre au patient des recommandations personnalisées en temps réel pour la gestion des symptômes liés aux traitements et à la maladie. Nous préparons actuellement le lancement d'Oleena aux Etats-Unis. Nous initions des discussions avec un nombre restreint de centres pour calibrer notre approche avant d'élargir notre cible. L'intérêt pour ce type de solutions est important: la gestion des symptômes est cruciale mais souvent suboptimale faute de ressources et d'outils. Le potentiel est lui aussi important : 15 millions de patients sont atteints de cancer aux Etats-Unis et 90% d'entre eux ont vécu des symptômes associés à leur traitement. L'enjeu est double : amélioration de la qualité de vie des patients et réalisation d'économies pour le système de soins. Nous estimons que sur les 170 Milliards de dollars de coûts de santé annuels liés au cancer aux USA, plus de 25 milliards pourraient être économisés via la prévention d'hospitalisations et de recours aux urgences évitables grâce à un soutien accru aux patients via notamment des solutions telles que les nôtres.

Boursier.com : Moins d'un an après votre introduction en Bourse vous avez révisé à la baisse vos ambitions, avec un objectif de 40 ME de chiffre d'affaires en 2021 contre 50 ME initialement, et l'équilibre d'EBITDA pour 2021, contre 2020. Pour quelle raison ? Et ces objectifs sont-ils cette fois-ci tenables ?

P.L. : Nous avons mis à jour notre guidance à moyen terme pour refléter les délais plus importants nécessaires à la mise en place du dispositif commercial et opérationnel d'appui au déploiement de nos solutions aux Etats-Unis, à fortiori dans le contexte d'évolution du cadre de remboursement indiqué précédemment. Nous avons aussi pris en compte l'évolution de notre portefeuille de projets de co-développement même si cela a contribué de façon plus limitée à cette révision. Notre priorisation du développement commercial aux Etats-Unis nous permet d'ambitionner des taux de croissance élevés dans les années à venir, à l'instar de certains acteurs développant des solutions synergiques aux nôtres dans notre secteur.

Boursier.com : Quelle est la raison de la fin du partenariat avec Roche ?

P.L. : Le partenariat avec Roche concernait le développement et la commercialisation de la solution Zemy sur le territoire français. Nous avons réalisé avec succès le développement technologique de la solution pour permettre son évaluation clinique. Roche France, pour des raisons qui lui sont propres, a préféré interrompre le contrat avant la publication des résultats cliniques. Il nous est difficile de commenter davantage cette décision. Nous entretenons par ailleurs d'excellentes relations avec le groupe Roche, qui reste un partenaire historique de la société dans le domaine des traitements anticoagulants.

Boursier.com : Ces déceptions ont fait chuter le titre de 14 Euros à 2,70 Euros aujourd'hui. Quel message faites-vous passer aux investisseurs déçus ?

P.L. : Il est difficile d'analyser certains mouvements du cours qui ne semblaient pas dépendre d'annonces spécifiques de la société. Notre potentiel de croissance reste important, et notre secteur est porté par des fondamentaux de marché solides. Nous observons aussi une perception positive du secteur de la santé numérique par la communauté financière aux Etats-Unis, comme l'illustrent le succès des introductions en Bourse survenues au cours de l'été. Les cycles de développement des produits de santé régulés sont longs, et notre secteur des thérapies digitales est nouveau. Nous sommes concentrés sur l'exécution de notre feuille de route et restons confiants sur la portée de nos développements en cours, à même de confirmer la valeur de ses thérapies digitales et la reconnaissance du potentiel de nos actifs.

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