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Cotation du 12/08/2020 à 15h10

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Pascal Gendrot, Directeur général et co-fondateur d'OREGE

Pascal Gendrot Directeur général et co-fondateur d'OREGE

Confiants sur le décollage commercial et l'équilibre de l'EBITDA au quatrième trimestre 2020
Pascal Gendrot, Directeur général et co-fondateur d'OREGE

Boursier.com : Vous avez publié deux communiqués de presse pour faire état de vos inquiétudes quant à la dégradation des conditions de réceptions de vos solutions en Grande Bretagne... Le 1er a conduit à un effondrement du cours d'Orège. Quelle est la situation de la société sur place ?

P.G. : Il faut bien comprendre que le régulateur britannique, indépendant, a retoqué les plans de développement des " water companies " britanniques, nos clients potentiels. C'est la première fois depuis 30 ans qu'une telle situation se produit et elles sont tombées des nues. Nous n'avons peut-être pas correctement explicité les choses lors de la première communication. Le contexte de Brexit n'a pas non plus facilité les choses... Mais si on détaille les raisons de ce report de décision, on constate qu'il n'est pas si défavorable que ça pour Orège!

Boursier.com : In fine vous êtes touchés par cet attentisme du marché britannique...

P.G. : Les " water companies " ont effectivement gelé leurs plans d'investissement dans l'attente d'en savoir plus de la part du régulateur. Il faut comprendre que l'une des raisons pour laquelle ces plans n'ont pas été acceptés, c'est l'absence dans les cahiers des charges des compagnies de solutions innovantes comme Orège en propose. C'est le manque d'adoption de technologies permettant de diminuer la taxation des eaux usées et de l'eau potable qui a abouti au blocage. En toile de fond, tout ceci est donc favorable à Orège, mais effectivement, tant que rien n'est adopté, la situation demeure défavorable à l'ensemble des acteurs.

Boursier.com : Le régulateur a indiqué qu'il se positionnerait sur ces plans le 11 décembre prochain. Que pouvez-vous espérer de ce nouveau rendez-vous ?

P.G. : Les plans quinquennaux régissant entre autres le niveau des dépenses des " water companies " doivent quoiqu'il arrive démarrer au 1er avril 2020. Si le 11 décembre, ces plans sont à nouveau retoqués, il faudra trouver un accord fin février pour démarrer début avril. Il y a toutefois de fortes chances qu'une décision soit prise le 11 décembre. Il faut aussi comprendre que le Brexit n'est pas en cause, mais qu'il s'agit bien d'une décision du régulateur britannique qui souhaite imprimer une tendance de fond sur deux axes : l'amélioration de l'empreinte carbone via l'introduction de nouvelles technologies et la diminution du prix au consommateur final. Jusqu'à 20% dans certaines régions, alors que les plans retoqués ne proposaient que de faibles diminutions de prix. En outre, le régulateur a demandé que ce soit sur les profits des "water companies" que soient réalisées les économies et non sur les investissements, dont nous devons bénéficier.

Boursier.com : Que pèse le UK dans le carnet de commandes ?

P.G. : A peu près 40% du carnet de commandes de l'année. Autour de 3 ME.

Boursier.com : L'objectif d'EBITDA positif d'ici fin 2020 est-il compromis ?

P.G. : Toutes les commandes sont maintenues et reportées sur 2020, donc le phénomène ne remet pas en cause notre objectif d'équilibre d'EBITDA au quatrième trimestre 2020. Si nous gardons une certaine humilité consistant à attendre la décision du régulateur britannique, nous demeurons confiants sur le fait que 2020 soit l'année du décollage commercial permettant l'équilibre de l'EBITDA au quatrième trimestre.

Boursier.com : Les 40 ME levés en juillet vous permettent de voir jusqu'à quel horizon ?

P.G. : Nous disposons de la Trésorerie jusqu'à fin 2020, date à partir de laquelle l'équilibre d'exploitation permettra à la société d'être auto-suffisante.

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