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Consultation
Cotation du 20/11/2018 à 17h29

Dontnod -0,76% 17,188€

Oskar Guilbert, PDG fondateur de Dontnod

Oskar Guilbert PDG fondateur de Dontnod

Dontnod a construit sa notoriété sur un jeu à épisodes, 'Life is Strange'
Oskar Guilbert, PDG fondateur de Dontnod

Boursier.com : Présentez-nous DONTNOD Entertainment qui s'introduit en Bourse de Paris...

O.G. : DONTNOD est un studio français indépendant de création et de développement de jeux vidéo créé en 2008. Nous avons choisi un positionnement créatif original basé sur une narration forte et des innovations de game-play qui confèrent une expérience unique au joueur. Cette recette que nous appliquons aux genres populaires d'aventure, d'action et de jeux de rôle permet de toucher un public large et de le fidéliser. C'est d'autant plus impactant avec un jeu à épisodes comme notre blockbuster " Life is Strange ". Aujourd'hui, DONTNOD est une marque reconnue par les joueurs et les éditeurs internationaux. En 2017, sur la base de nos comptes retraités, DONTNOD a réalisé un chiffre d'affaires de 9,7 millions d'euros, en croissance de 33%, et un bénéfice net de 2,1 millions d'euros.

Boursier.com : Quels opus avez-vous déjà signés ?

O.G. : DONTNOD a construit sa notoriété sur un jeu d'action, " Remember Me " édité par Capcom et un jeu d'aventure à épisodes, " Life is Strange ", édité par Square Enix dont le 1er épisode a été commercialisé en janvier 2015 et suivi par 4 autres épisodes. Nous enregistrons au total pour celui-ci plus de 3 millions de joueurs payants et plus de 5,6 millions de téléchargements sur PC (NDLR : source steamspy.com), ce qui a permis au jeu de se hisser en tête des ventes mondiales dans la catégorie des jeux narratifs à épisodes.

Boursier.com : Combien de sorties sont prévues à court et moyen terme ?

O.G. : Nos prochains titres élargiront le spectre aux jeux de rôle, avec Vampyr dont la commercialisation est prévue en juin prochain et qui sera édité par Focus Home Interactive. Le titre est particulièrement attendu par les joueurs et la presse spécialisée en France mais aussi aux États-Unis, en Angleterre ou en Allemagne, ce qui permet d'ores et déjà d'anticiper un succès commercial. Trois autres jeux sont en production dont le nouveau " Life is Strange " et une production avec l'éditeur japonais Bandai Namco. Ces jeux sont déployés sur les différentes plateformes, consoles (Playstation, Xbox, etc.), ordinateurs (PC et MAC) et mobiles (smartphones et tablettes), et déclinés dans de nombreuses langues pour en assurer une commercialisation mondiale.

Boursier.com : Quel est votre modèle économique ?

O.G. : Nous avons jusqu'à présent privilégié un modèle sécurisé, pour lequel les éditeurs partenaires finançaient 100% de la production. Un modèle sécurisant, mais un peu moins rémunérateur, nous octroyant des royalties de 15 à 20% sur les ventes perçues après le recoupement de l'éditeur des coûts de production et de marketing. À l'instar du jeu Vampyr, nous avons mis en oeuvre une deuxième option de développement : celle d'un cofinancement de la production. Il faut savoir que la co-production peut rémunérer en royalties jusqu'à 6 fois plus que le modèle classique. Elle permet aussi de percevoir des royalties dès la sortie du jeu sans période de recoupement. La levée de fonds de l'introduction en Bourse doit, en partie, financer cette stratégie. Dans ce deuxième modèle, nous fixons un plafond maximal à 40% du budget à financer en propre pour sécuriser notre investissement et faire en sorte que les éditeurs soient fortement intéressés à la vie commerciale du produit et s'engagent sur le plan marketing.

Boursier.com : Précisément, à quoi sera consacrée la vingtaine de millions d'euros à lever lors de cette IPO ?

O.G. : Notre augmentation de capital, pour laquelle nous bénéficions déjà d'engagements de souscription forts à hauteur de 10,6 millions d'euros dont 3,1 par compensation de créance et 7,5 de nouveaux investisseurs, servira à accélérer le rythme des sorties des jeux et augmenter les parts de co-production, en limitant toutefois ces dernières à 50% du portefeuille de jeux afin de conserver un développement équilibré. Cela nous permettra d'augmenter nos revenus récurrents par une plus forte présence sur les magasins digitaux et de récupérer plus de royalties par jeu. Enfin, nous réservons 25% de la levée de fonds à d'éventuelles opportunités de croissance externe pour pouvoir mettre en place une nouvelle chaîne de production et accélérer encore le cercle vertueux de génération de revenus récurrents.

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