Accueil
»
Bourse
»
Actions Paris
»
Actualités
»
Consultation
Cotation du 12/09/2018 à 17h35

Naturex 0,00% 134,400€

  • NRX - FR0000054694
  •   SRD
  • PEA
  • PEA-PME
  • + Ajouter à : Mes portefeuilles | Mes Listes
Olivier Rigaud, DG de Naturex

Olivier Rigaud DG de Naturex

Il nous faudra plusieurs exercices pour retrouver un niveau de rentabilité opérationnelle conforme aux standards de Naturex
Olivier Rigaud, DG de Naturex

Boursier.com : Le marché a logiquement sanctionné les résultats 2014 très décevants (NDLR : -5,44% le jour de la publication des résultats ; le titre a repris plus de 15% depuis)...

O. R. : Il est vrai que la décroissance enregistrée en 2014 sur le plan organique, liée notamment au contexte macro-économique mondial, à l'environnement de change sur les neuf premiers mois et à des effets de marché défavorables, n'a été que partiellement compensée par la croissance externe. Un des enjeux pour Naturex est désormais le retour à la croissance notamment dans le domaine de la nutraceutique aux Etats-Unis. Par ailleurs, concernant la rentabilité, nous avons subi un effet ciseaux dû à ce manque de croissance et à l'augmentation des charges opérationnelles liée à l'intégration de Vegetable Juices et de Chile Botanic et à l'effet en année pleine de la structuration du Groupe... En outre, la rentabilité a aussi été affectée par les dépréciations d'actifs des sites polonais et espagnol, la dépréciation des actifs immobiliers liée à la fermeture du site californien de Shingle Springs, ainsi que par une dépréciation exceptionnelle des stocks.

Boursier.com : Pourquoi cette dépréciations des stocks ?

O.R. : La dépréciation exceptionnelle des stocks, qui atteint un montant de 3,5 ME, s'inscrit dans la stratégie de rationalisation et d'optimisation du portefeuille produits. En effet, parallèlement à la gestion des encours clients et au contrôle renforcé des investissements, la réduction des stocks est un des chantiers phare du plan d'actions 2015, initié depuis mon arrivée en octobre dernier chez Naturex et lancé en janvier. Les stocks représentent plus de 50% du chiffre d'affaires depuis plusieurs années. L'objectif est de passer de 50% en valeur à 45% en 2015, puis 40% en 2016. A côté des 3,5 ME de dépréciations, 4,5 ME liés aux charges indirectes appliquées sur les stocks viennent impacter la marge brute 2014.

Boursier.com : Comment comptez-vous vous y prendre ?

O.R. : En réduisant le nombre de références. Notre portefeuille compte aujourd'hui 11.000 références, ce qui, même si l'on est loin des 30.000 enregistrées au plus haut, est beaucoup trop. L'objectif est d'atteindre les 8.000 références en 2015, puis de descendre à 6.000 par la suite. Le recentrage sur des références phares de notre catalogue doit nous permettre d'y parvenir tout en maintenant le client au coeur de notre approche commerciale... De plus, dans les faits, la diminution du nombre de références améliore la qualité du service client !

Boursier.com : Concernant la nutraceutique, comment comptez-vous relancer la machine ?

O.R. : Notre activité Nutrition & Santé a souffert en 2014 des conditions difficiles du marché des compléments alimentaires et d'un effet de base défavorable sur les ventes de notre produit Svetol aux Etats-Unis, soit un impact total de 15 ME sur le chiffre d'affaires de l'an passé. Nous nous sommes attelés à ce sujet dès mon arrivée autour d'une équipe resserrée, avec la mise en place d'un plan de repositionnement de notre offre via le lancement de concepts innovants et la redynamisation de notre approche clients. Les premiers effets ont commencé à se faire sentir dès décembre 2014 et les mois de janvier et février 2015 ont été satisfaisants. Je vais laisser passer 4 ou 5 mois avant de crier victoire et parler de retournement de tendance mais nous avons de bons prémices...

Boursier.com : Le plan stratégique de juin prochain proposera-t-il des objectifs financiers précis ?

O.R. : En présentant les choix faits et le contexte dans lequel ils s'inscrivent, nous donnerons la direction pour les 5 ans à venir. L'objectif étant de bâtir la nouvelle phase de croissance de Naturex ! Et nous avons pour cela des leviers opérationnels prometteurs, à l'instar de notre savoir-faire étendu sur le segment Food avec l'intégration de VJI, du formidable potentiel que représentent les pays émergents, de la marge de manoeuvre restant sur les grands comptes. Pour autant, si la panne de croissance en 2014 peut être vue comme un accident de parcours, il nous faudra plusieurs exercices pour retrouver un niveau de rentabilité opérationnelle conforme aux standards de Naturex.

Boursier.com : Un changement de gouvernance s'ajoute aux mauvais résultats... Faut-il s'inquiéter de la double démission de Thierry Lambert Président et co-fondateur du groupe et de son fils de Thierry-Bertrand Lambert ?

O.R. : Dès mon arrivée, j'ai fait le tour des sites de Naturex, rencontré les équipes et échangé avec les clients. Là, j'ai pu évaluer la situation et entamer les premières mesures de redressement. Cette prise en main rapide a mis fin à la phase de transition avec Thierry Lambert qui a souhaité faire valoir ses droits à la retraite. Ce qu'il est important de noter, c'est que les familles actionnaires aient pris la présidence et la vice-présidence du conseil en me nommant administrateur. C'est une marque de confiance et l'illustration d'un alignement des intérêts entre actionnaires et l'équipe dirigeante.

©2015-2020,