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Nicolas Berthou, Président du Directoire d'Innelec

Nicolas Berthou Président du Directoire d'Innelec

Les investisseurs ont du mal à comprendre qu'Innelec est bénéficiaire du mouvement de digitalisation de l'industrie du jeu vidéo
Nicolas Berthou, Président du Directoire d'Innelec

Boursier.com : Où en est votre stratégie de développement de licences? Et de diversification dans les produits dérivés ?

N.B. : Les deux dernières signatures de licences pour notre marque Konix : PSG et One Piece sont particulièrement prometteuses, ces deux univers suscitant des intérêts forts en produits de gaming. Innelec se veut "animateur de licence" et nous nous appuyons sur notre savoir-faire dans le gaming pour décliner la production et la distribution. Cette intégration de la chaîne de valeur constitue la marque de fabrique d'Innelec seul acteur intégrateur global de l'offre gaming : consoles, jeux, accessoires et produits dérivés. Nous visons 3 nouvelles licences par an pour notre marque Konix sur les prochaines années de façon à développer nos ventes et à moyen terme 20% de notre chiffre d'affaires total provenant des produits dérivés.

Boursier.com : En quoi la société n'est-elle pas pénalisée par la digitalisation des jeux vidéo ?

N.B. : Les investisseurs ont du mal à comprendre que nous sommes bénéficiaires du mouvement de digitalisation de l'industrie du jeu vidéo : la diminution des volumes de jeux physiques incite les éditeurs à recourir à des spécialistes de la distribution comme Innelec. Nos parts de marché progressent fortement dans un marché certes en baisse. Les éditeurs, qui savent qu'à terme, 80% des jeux seront dématérialisés, anticipent ce mouvement et délèguent la distribution. En outre, les besoins en accessoires, produits dérivés demeurent ! De fait, Innelec n'est plus dépendante des jeux : s'ils représentaient encore plus de la moitié du chiffre d'affaires en 2017, ils sont aujourd'hui de l'ordre de 15%.

Boursier.com : Quelles sont les priorités opérationnelles de la société en 2023 ?

N.B. : L'international constitue une priorité de développement. Les options sont ouvertes et nous n'excluons pas d'y aller par croissance externe. Allemagne, Bénélux, Espagne/Portugal et pays nordiques sont les zones visées. Le Royaume-Uni un peu moins en raison des difficultés issues du Brexit.

Boursier.com : Innelec a souffert, lors de son exercice passé, de l'envolée des prix de transport. Qu'en est-il aujourd'hui ?

N.B. : La crise du transport, qui nous a pénalisés, est derrière nous, le prix du container ayant retrouvé des niveaux acceptables. Concernant les prix de l'énergie, Innelec est une entreprise peu énergivore et nous chiffrons à seulement +1% la hausse moyenne de prix dont nous avons besoin de passer pour faire face à la progression de nos coûts. Ce qui est parfaitement acceptable, dans un contexte où les prix ont tendance à progresser bien plus.

Boursier.com : Le risque n'est-il pas celui d'une consommation qui pourrait faiblir alors que la récession arrive ?

N.B. : C'est effectivement un risque, mais les loisirs sont devenus des biens et services essentiels dans nos sociétés. En outre, alors que les ménages pourraient réduire certaines dépenses, il faut avoir en tête que les jeux vidéo sont les biens affichant le tarif horaire le plus abordable ! J'ajoute que si la diminution des ventes de jeux en physique devait s'accentuer, les éditeurs accélèreraient le mouvement de sous-traitance en notre faveur.

Boursier.com : Le deuxième semestre déjà engagé se présente-t-il bien?

N.B. : La dynamique de l'activité et la bonne maîtrise des charges d'exploitation au premier semestre se poursuivent. Nous visons 160 ME de chiffre d'affaires annuel. J'ajoute qu'en dépit de la saisonnalité de l'activité et des coûts non récurrents de transfert de la logistique à hauteur de 370 KE sur le 1er semestre, le résultat opérationnel courant est à l'équilibre.

Boursier.com : La famille Thébaud pourrait-elle profiter de la faiblesse du cours de Bourse pour racheter 100% d'Innelec ?

N.B. : Il n'y a aucune volonté de sortir Innelec de la cote, d'autant que nous visons à ce que les collaborateurs détiennent 10% du capital, en lien avec la politique de gouvernance que nous mettons en place, et qui tient compte de nos ambitions à l'international. La décote boursière est telle que le titre propose un rendement de plus de 7%... Ce qui en fait une belle valeur de rendement, avec aussi un potentiel de croissance !

©2023

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