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Cotation du 17/11/2017 à 17h35

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Michele Garufi, PDG de NicOx

Michele Garufi PDG de NicOx

La première biotech française dont un produit de cette taille est approuvé par la FDA sur un tel marché!

Boursier.com : Suite au feu vert dont vous venez de bénéficier pour la mise sur le marché de Vyzulta, la solution ophtalmique de Bausch + Lomb, à quelle date le produit sera-t-il disponible à la vente ?

M.G. : Il faut souligner le caractère exceptionnel de cette approbation, pour le secteur de la biotech française et même européenne. NicOx est la première biotech française à voir un de ses produits, approuvé par la FDA, pour un marché d'une telle taille, en l'occurrence plus de 2,7 Mds$, avec un grand groupe comme Bausch & Laumb. Ces derniers ont déclaré envisager la mise sur le marché avant la fin de l'année. J'espère en décembre!

Boursier.com : Les paiements que vous allez recevoir de la part de Bausch & Lomb sont-ils soumis à des paliers de ventes?

M.G. : NicOx bénéficiera de deux types de revenus : des paiements d'étape, avec un premier versement tout de suite. Puis des paiements au fur et à mesure que les ventes se développent. Par exemple, le deuxième paiement, 20 M$, sera mis en oeuvre lorsque les ventes atteindront 100 M$. Il faut savoir que, habituellement, le maximum de ventes pour un nouveau produit, est atteint entree 5 et 7 ans après sa mise sur le marché. La deuxième source de revenus seront les royalties, de 10% à 15% sur les ventes nettes mondiales.

Boursier.com : Pourquoi vous faut-il reverser une partie des produits à Pfizer ? Ce qui ampute largement vos paiements...

M.G. : Au moment de la création, nous avions conclu un accord précoce avec Pfizer qui avait développé le dossier préclinique puis a décidé de sortir de ophtalmologie et nous a restitué le produit. A ce moment, plutôt que de payer une somme importante à l'époque pour avoir accès au dossier préclinique, nous avons préféré faire le choix d'être payés en cas d'approbation. C'est le cas avec 15 M$ de suite, sur les 17,5 M$ que nous touchons de Bausch & Laumb. A 100 M$ de ventes, nous devrons reverser à nouveau 15 M$ à Pfizer. Concernant les royalties, de 10% à 15% sur les ventes nettes mondiales, elles seront en fait de 6% à 11% nets, après les paiements dus à Pfizer.

Boursier.com : Pouvez-vous préciser, lorsque vous annoncez que les revenus générés par Vyzulta et ceux de Zerviate vont financer le portefeuille, à savoir NCX 470 et NCX 4251 ? Est-ce uniquement leur phase II ?

M.G. : Notre Trésorerie et les premiers revenus permettront de financer la phase II jusqu'aux résultats, que nous attendons autour de l'été 2019.

Boursier.com : Que doit-on attendre de Zerviate dont le lancement commercial interviendra dans un an?

M.G. : Nous espérons sa commercialisation au cours de l'automne de l'an prochain. Le potentiel est évidemment inférieur à celui de Vyzulta, mais il s'agit d'un beau succès avec un deuxième produit qui sera sur le marché. En l'occurrence celui des antiallergiques qui pèse 700 M$. Le produit pourrait générer des ventes de 50 à 100 M$.

©2017,

Michele Garufi, PDG de NicOx

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