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Marc Delcourt, PDG de Global Bioenergies

Marc Delcourt PDG de Global Bioenergies

Nous sommes en mesure de convertir l'isobutène en molécules d'hydrocarbures liquides
Marc Delcourt, PDG de Global Bioenergies

Boursier.com : Vous annoncez une nouvelle avancée dans l'isobutène, de quoi s'agit-il ?

M.D. : Nous avions jusqu'à présent réussi à convertir les sucres en isobutène, molécule gazeuse, elle-même convertible en carburant ou matériaux. Notre procédé fonctionne à l'échelle du pilote industriel et aboutit à un gaz. Depuis peu, nous arrivons à purifier ce gaz et avons annoncé début mai, la livraison à Arkema d'un premier lot d'isobutène bio-sourcé, avec 6 mois d'avance sur le calendrier prévisionnel. Nous expliquons que désormais, nous sommes en mesure de convertir l'isobutène en molécules d'hydrocarbures liquides.

Boursier.com : Concrètement, les applications sont donc dans le domaine des hydrocarbures ?

M.D. : Il s'agit de notre projet avec Audi dont le but est de parvenir à du carburant terrestre et aérien, de l'isooctane pur. A ce stade, il a pu être produit un mélange composé d'isooctane, d'isododécane, d'isocétane, ainsi que des enchaînements de plus grande taille. Ce mélange de carburants ressemble à du pétrole léger. L'étape suivante sera d'arriver à séparer les différents composants, pour aboutir à un carburant utilisable.

Boursier.com : Ce partenariat est-il plus ou moins avancé que celui auprès d'Arkema ?

M.D. : Il n'y a aucune course de vitesse entre les deux projets. Arkema oeuvre pour convertir l'isobutène en additif pour leurs peintures. Et Audi aboutira à des lots de carburants purs, en 2015. A moyen terme, 2018, nous envisageons une usine utilisable pour les deux acteurs. Mais au préalable, la prochaine étape, après le pilote industriel, c'est le démonstrateur industriel, capable de produire 100 tonnes par an à partir du deuxième semestre 2016. Une étape pas encore " industrielle ", mais déjà suffisante pour délivrer certains marchés de niche.

Boursier.com : Rappelez-nous les priorités de financement ?

M.D. : Le démonstrateur est financé. Notamment via un prêt d'un consortium bancaire pour 4,4 ME, auquel s'ajoutent 5,5 ME de subventions en Allemagne. Au-delà, nous n'excluons aucune forme de financement, y compris la possibilité d'une levée de fonds sur le Marché comme nous l'avons déjà réalisée. Mais nos comptes, au 31 décembre 2014, ne témoignent d'aucune urgence, avec deux ans de Trésorerie disponible. Mais nous sommes conscients qu'il nous faudra, à terme, lever des fonds...

Boursier.com : A l' occasion d'un passage sur Euronext ?

M.D. : Non, je démens cette information. Effectivement, une résolution de notre prochaine AG doit nous donner cette possibilité de transfert, mais il n'y a aucun projet en la matière. Nous n'avons aucun intérêt à quitter Alternext, dont les contraintes réglementaires sont plus souples. Si nous avions besoin de lever de l'argent ailleurs que sur Alternext, nous irions plutôt sur le Nasdaq qui lui, nous ferait véritablement changer de braquet...

Boursier.com : Quid de la redevance que vous espérez du partenariat avec Audi ?

M.D. : Notre objectif est de fournir des carburants. Il est en bonne voie. Ce qui doit nous permettre de concrétiser un taux de redevance conséquent. Nous avons toujours dit que nous visons un objectif de 5%.

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