Accueil
»
Bourse
»
Actions Paris
»
Actualités
»
Consultation
Cotation du 29/10/2020 à 09h53

Reworld Media -1,97% 2,490€

  • ALREW - FR0010820274
  •   SRD
  • PEA
  • PEA-PME
  • Consensus Acheter
  • + Ajouter à : Mes portefeuilles | Mes Listes
Gautier Normand, DG de Reworld Media

Gautier Normand DG de Reworld Media

Reworld est encore plus légitime pour poursuivre la consolidation du Marché
Gautier Normand, DG de Reworld Media

Boursier.com : Comment a évolué Reworld Media depuis le rachat de Mondadori il y a un peu plus d'un an ?

G.N.. : Pour ses activités BtoC, Reworld était jusqu'à présent très orienté " produits ", via ses différentes marques médias rachetées et déclinées sur le web. La société est désormais organisée " clients " : le lecteur qui achète le produit sous ses différentes formes et notamment par des abonnements. A nous de produire le bon contenu, de qualité, pour séduire et fidéliser le lecteur. La question du contenu est centrale dans notre stratégie. Reworld dénombre 2,3 millions d'abonnés payants à ses contenus pour un panier moyen de 4,10 Euros. Tout l'enjeu est aujourd'hui de faire progresser ce panier moyen, notamment par des services complémentaires. Notre modèle se compare désormais à celui d'un Spotify, d'un Netflix ou d'un Canal+, tous fondés sur les abonnements.

Boursier.com : Quid du BtoB ?

G.N. : Notre activité d'éditeur de solution, avec Tradedoubler, est toujours significative avec 78,5 ME de chiffre d'affaires sur les 200,7 ME générés au 1er semestre. L'important est de multiplier les points de contact via nos contenus print, vidéo, audios, TV, pour des annonceurs qui veulent des garanties de performance. 79% de notre chiffre d'affaires se fait à la performance, contre 21% pour des campagnes " Premium ". Nous atteignons 10 millions de points de contact par jour et avons monétisé 2 Mds d'espaces publicitaires chaque mois en 2020.

Boursier.com : Comment avez-vous traversé la crise avec la coupure de nombreux budgets publicitaires ?

G.N. : La publicité " print " ne représente plus que 5% du chiffre d'affaires du groupe qui n'est donc pas dépendant des annonceurs. Il a certes reculé de 48% en proforma au 1er semestre, dans le contexte dégradé qu'on connait. Au global, le recul du chiffre d'affaires Print a été contenu à -17%. De son côté le Digital a remarquablement résisté avec un recul de -3% de l'activité dans un marché à -12%. Au final, dans un contexte très dégradé, Reworld a réussi à faire progresser sa rentabilité semestrielle avec un EBITDA proforma de 15,1 ME (+3%). C'est vrai pour le Print (12,7 ME, +3%), comme pour le Digital (2,4 ME, +4%). Le taux de marge d'EBITDA progresse à 7,5%, contre 6,4% au 1er semestre 2019.

Boursier.com : Les comptes semestriels sont néanmoins lourdement pénalisés par un résultat exceptionnel de -20,3 ME, lié, en grande partie à la réorganisation de Presstalis...

G.N. : Ce risque systémique était une sorte d'épée de Damoclès pesant au-dessus de tous les éditeurs de presse. Il aura coûté 11 ME à Reworld. Mais il a le mérite d'être résolu ! C'est la bonne nouvelle. Par ailleurs, dans le montant du résultat exceptionnel est aussi incorporée la restructuration de la marque Grazia, dernière à être très exposée aux annonceurs Print.

Boursier.com : A quel horizon attendre le Milliard de chiffre d'affaires visé ?

G.N. : Cela dépendra de notre capacité à réaliser rapidement ou non des acquisitions. Nous visons des cibles de taille conséquente dans les secteurs des contenus, parc d'abonnés et solutions technologiques. Selon la teneur des discussions, les choses peuvent aller vite. Les bonnes opérations sont habituellement réalisées en sortie de crise ! Et après nos opérations passées et notre situation actuelle, nous pensons être encore plus légitimes pour consolider le Marché.

Boursier.com : En avez-vous les moyens ?

G.N. : Notre Trésorerie disponible atteint 92 ME, incluant un PGE de 23 ME obtenu en juillet. Durant un semestre aussi difficile, nous avons réussi à générer plus de 20 ME de Trésorerie via notre activité. Cela nous confère une capacité d'action importante en termes de croissance externe. Nous sommes en outre en mesure de mobiliser de l'endettement, bénéficiant d'un ratio d'endettement inférieur à une fois l'EBITDA. Le gearing est maîtrisé à 44%.

©2020,