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Frédéric Granotier, Président Fondateur de Lucibel

Frédéric Granotier Président Fondateur de Lucibel

Lucibel vise un EBITDA à l'équilibre en 2015
Frédéric Granotier, Président Fondateur de Lucibel

Boursier.com : Lucibel a annoncé une co-entreprise avec Schneider Electric. Quels en sont les enjeux?

F.G. : C'est une opération structurante pour Lucibel, dans la mesure où nous sommes à parité avec Schneider et une vraie complémentarité technologique et commerciale. Cette activité est stratégique pour nous deux et nous sommes convaincus que nous pouvons monter en puissance rapidement. Nous apportons une solution d'éclairage et bien plus auprès de nos clients qui nous confirment qu'un bon éclairage dope les chiffres d'un point de vente. Avec Schneider nous allons plus loin, avec une transmission de données par la lumière à l'intérieur du point de vente, qui permet au client de recevoir du contenu, des vidéos, des coupons de réduction sur des produits qu'il regarde dans la boutique. L'idée est d'aider nos clients à améliorer leur chiffre d'affaires sur leur point de vente.

Boursier.com : Technologiquement, qu'apportez-vous à l'offre ?

F.G. : Certaines briques de la solution viennent de Schneider, notamment le pilotage intelligent de l'éclairage. En outre, la base client de Schneider est bien plus large que Lucibel et nous avons commencé à la démarcher. L'opération sera un très fort relais de croissance pour Lucibel qui aura la possibilité de consolider la co-entreprise dans ses comptes

Boursier.com : La progression de 14% du chiffre d'affaires en 2015 peut paraître faible par rapport à l'objectif de 200 ME affiché pour fin 2017, qui nécessite une croissance organique de 75%...

F.G. : Nous n'avons pas réalisé d'acquisition en 2014, alors que nous espérions en réaliser une après l'introduction en Bourse. Nous nous sommes finalement concentrés sur l'opérationnel et sur les acquisitions de 2013. La croissance s'est avérée assez modérée notamment en raison de la fermeture de notre activité de ventes sous marque blanche depuis l'Europe et l'Asie. Nous affichons désormais une vraie stratégie de marque et arrêtons de vendre nos solutions d'éclairage sous la marque d'autres acteurs, avec du coup un taux de marge brute bien plus élevé, passant de 39 à 43%.

Boursier.com : Restez-vous ambitieux en termes d'acquisitions ? Vous expliquiez en juillet 2014 qu'il vous faudrait acquérir, d'ici 2017, 60 ME de chiffre d'affaires...

F.G. : Cela fait toujours partie de notre stratégie. Nous travaillons de nouveau sur des dossiers d'acquisitions. Nous espérons pouvoir annoncer au moins une belle acquisition d'ici la fin d'année.

Boursier.com : Confirmez-vous l'objectif d'EBITDA à l'équilibre pour 2015 (-8,1 ME en 2014), annoncé lors de l'introduction en Bourse ?

F.G. : Absolument, c'est notre objectif. En 2014, nous avons investi lourdement sur des activités nouvelles comme la filiale au Maroc, notre filiale Citéclaire qui a remporté de beaux succès commerciaux, ou notre filiale à Dubaï qui monte ne puissance... Enfin, notre usine de Barentin qui, en phase de démarrage et de montée en puissance a pesé sur l'EBITDA en 2014.

Boursier.com : Atteindrez-vous l'équilibre en investissant moins ou par un effet volume sur les ventes ?

F.G. : Par la croissance du chiffre d'affaires et à ce titre le début de l'année marque une accélération de nos ventes en France comme à l'international et par une réduction des coûts de structure et en particulier des coûts de restructuration des deux sociétés rachetées en 2013.

Boursier.com : Le titre plafonne toujours en Bourse, on a l'impression que Lucibel ne parvient pas à gagner la confiance des investisseurs...(NDLR : le titre cotant au-dessus de 4 Euros, pour un prix d'introduction à 14,25 Euros en juillet 2014).

F.G. : Nous avions subi des ventes de la part de certains actionnaires, personnes physiques, qui n'avaient pas de lock-up et qui, étant rentrés il y a plusieurs années à des cours inférieurs à celui de l'introduction, ont décidé de prendre leurs bénéfices. Comme le titre était peu liquide après l'introduction, cela a entraîné une chute du cours. C'est la raison principale de la baisse de 2014. Depuis le 1er janvier, en revanche, le titre affiche une progression à deux chiffres. Je suis confiant sur notre capacité à mobiliser les investisseurs sur notre projet et à faire en sorte que les performances opérationnelles de la société soient reflétés par le cours de Bourse dans les prochains mois.

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