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Cotation du 22/03/2019 à 16h16

Arcure -1,86% 7,400€

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Franck Gayraud, DG d'Arcure

Franck Gayraud DG d'Arcure

La Bourse nous semble le bon moyen de financement pour Arcure
Franck Gayraud, DG d'Arcure

Boursier.com : Quelles sont les spécificités de votre produit Blaxtair ?

F.G. : La solution Blaxtair, commercialisée depuis 2011, est notre produit phare qui associe notre expertise industrielle et des hautes technologies. Il s'agit d'un système qui allie une vision 3D stéréoscopique de pointe et des algorithmes d'Intelligence Artificielle, basé sur le machine learning, pour répondre efficacement à l'enjeu crucial de sécurité des exploitants de sites industriels. Blaxtair s'est rapidement imposé comme une solution de référence dans la protection périmétrique autour des véhicules industriels en détectant et en identifiant les piétons en temps réel parmi tous types d'obstacles, fixes ou mobiles. Blaxtair a été créé pour des environnement exigeants en termes de topographie et de climat extrêmes par exemple. Blaxtair est au coeur de notre plan de développement mais il faut noter que nous avons lancé fin 2018 un autre produit, Oméga, un capteur 3D qui nous ouvre le marché de la robotique industrielle.

Boursier.com : Quelle est la taille du marché visé par Blaxtair ?

F.G. : Pour Blaxtair, le marché cible est estimé à 3 milliards d'euros par an. Il correspond à 1 300 000 véhicules, engins de construction ou de manutention, à équiper chaque année. Ce marché nous l'attaquons à travers une présence déjà forte à l'international, avec 11 distributeurs dans le monde et 54% des ventes à l'export. Nous voulons accroître significativement notre présence sur les marchés les plus porteurs, tels que les Etats-Unis et l'Allemagne. C'est l'un des axes prioritaires de notre introduction en Bourse. Là encore, il faut avoir en tête qu'avec Oméga, nous ouvrons l'accès à un second marché qui lui aussi pèse 3 milliards d'euros.

Boursier.com : Vous annoncez des objectifs ambitieux au Marché (60 ME de chiffre d'affaires en 2023 et 25% de marge d'EBIT, NDLR), qui supposent une croissance particulièrement élevée...

F.G. : Ces objectifs peuvent paraître ambitieux mais ils sont très rationnels. D'abord, comme je viens de l'expliquer, vous avez un énorme marché à équiper et des solutions actuelles qui ne répondent pas aux attentes des utilisateurs. Nous avons également une stratégie axée sur des partenariats forts avec les constructeurs d'engins, à l'exemple de celui qui est en cours avec Jungheinrich, le no3 mondial des chariots élévateurs. Nous avons des discussions avancées avec plusieurs partenaires potentiels qui devraient porter leurs fruits. La taille du marché à prendre s'y prête et Blaxtair a déjà fait ses preuves auprès des industriels et des constructeurs. En outre, nous avons un solide historique de croissance de +61% par an en moyenne entre 2014 et 2018 qui nous a valu d'être classé parmi les Champions de la croissance 2018 dans le dernier classement établi par Statista. Nous comptons bien pérenniser cette dynamique. Cette croissance, couplée à une optimisation continue des coûts de production doit avoir un effet vertueux sur notre rentabilité. Là encore, nous avons une solide expérience en la matière avec par exemple des coûts de production qui ont été divisés par 2 en 5 ans.

Boursier.com : Hors pays occidentaux, y a-t-il réellement des marchés pour Arcure ? Les sociétés sont-elles aussi sensibles à se prémunir d'accidents en Afrique et autres pays en voie de développement ?

F.G. : Notre stratégie s'axe sur un déploiement fort sur des pays disposant d'une industrie forte, particulièrement ceux qui construisent les engins que nous équipons. C'est ainsi que nous avons fait le choix de nous diriger vers les Etats-Unis et l'Allemagne comme nous l'avons déjà fait avec le Japon. Mais nous étudierons toutes les opportunités de nouveaux marchés s'ils venaient à se développer dans les pays en voie de développement.

Boursier.com : Pourquoi venir vous financer en Bourse et pas réaliser de nouveaux tours de table en " Private Equity ", eu égard à la taille de la société ?

F.G. : Nous considérons que, à chaque stade de la vie d'une entreprise, il y a une source de financement naturelle. Durant les 9 premières années, nous avons eu le soutien de fonds de capital-risque qui ont financé le développement de nos produits et la phase d'évangélisation de notre marché. Aujourd'hui, nous entrons dans une phase de développement à grande échelle et nous avons des ambitions fortes. La Bourse nous semble le bon moyen de financement pour obtenir l'assise financière nécessaire à la réussite de ce plan. De plus, l'introduction en Bourse nous donnera une notoriété forte lors de discussions avec de potentiels partenaires qui sont souvent des entreprises internationales de taille importante et cotées.

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