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Cotation du 27/02/2020 à 15h19

OL Groupe -1,67% 2,940€

Emmanuelle Sarrabay, DG Adjointe Finances d'OL Groupe

Emmanuelle Sarrabay DG Adjointe Finances d'OL Groupe

L'OL Groupe vise à présent entre 420 et 440 ME de revenus
Emmanuelle Sarrabay, DG Adjointe Finances d'OL Groupe

Boursier.com : Quels commentaires faites-vous des comptes semestriels ?

E.S. : Le Groupe continue d'afficher sur ce 1er semestre 2019/2020, des performances financières en nette progression, matérialisées par de nouveaux records des produits des activités (197,2 ME) et d'EBE (61,8 ME). Le Groupe a notamment réalisé un 1er semestre record en termes de produits de cessions de contrats joueurs à 69,1 ME avec principalement les transferts de Tanguy Ndombelé à Tottenham et de Nabil Fékir au Betis Séville. L'activité " Events " poursuit sa forte progression avec une croissance de 70% au 1er semestre 2019/2020, avec les demi-finales et de la finale de la Coupe du Monde féminine de football disputées en juillet 2019 au Groupama Stadium. Cette croissance forte et continue depuis 4 ans, nous permet de relever nos ambitions à horizon 2023/2024, dans le cadre du plan stratégique " Full Entertainment ". Nous visons à présent entre 420 et 440 ME de produits des activités, contre 400 ME annoncés en février 2019 et l'atteinte d'un EBE supérieur à 100 ME à horizon 2023/2024.

Boursier.com : Quel sera le financement du projet d'Arena de 16.000 places à côté du Groupama Stadium ?

E.S. : À date, le montant estimé des investissements pour la construction de la nouvelle Arena s'élève à environ 115 ME, en intégrant le foncier. La livraison de cette salle multifonctionnelle, ultra moderne et connectée est prévue pour le 2ème trimestre 2023. Elle sera la plus grande salle de France hors Paris, avec une capacité d'accueil de 12 000 à 16 000 places. Elle permettra d'accueillir entre 80 et 120 événements par an, aussi bien des concerts, des compétitions internationales d'e-sport, des matchs d'Euroligue de basketball de LDLC ASVEL que des séminaires de grande capacité. Aujourd'hui, nous étudions le meilleur schéma de financement possible.

Boursier.com : Où en est l'acquisition de Reign FC ? Quel est le modèle économique de ce club féminin ?

E.S. : Nous avons annoncé en décembre 2019 la signature d'un contrat de rachat des actifs du FC Reign. Ces actifs seront portés par une société de droit américain nouvellement créée et détenue à hauteur de 89,5% par OL Groupe (pour un investissement de 3,145 M$), de 7,5% par Bill Predmore, précédent investisseur et dirigeant du Reign FC, et de 3% par Tony Parker, Président de LDLC ASVEL et ambassadeur de la marque OL aux États-Unis. Le closing est intervenu en janvier 2020. Les objectifs de cette acquisition portent sur : la mutualisation des effectifs des 2e équipes, le développement de partenariats mondiaux bénéficiant aux 2 équipes, mais aussi sur le plan sportif, la consolidation de notre place d'acteur majeur du football féminin. Le Reign FC s'appelle désormais " OL Reign ". Ce projet s'inscrit pleinement dans notre stratégie actuelle d'internationalisation de la marque OL, les États-Unis représentant le marché le plus porteur en matière de football féminin à l'international. Le championnat national, la National Women's Soccer League (NWSL) est une ligue fermée de neuf équipes (pour 2020) dont le Reign FC est un membre fondateur. Le club a terminé deux fois premier de la saison régulière et a été deux fois finalistes des play offs (en 2014 et 2015). Tout est fin prêt pour la reprise de la pré-saison 2020, le 9 mars prochain.

Boursier.com : La diversification des revenus du groupe est toujours plus importante. Que pèse aujourd'hui la seule activité footballistique et qu'en sera-t-il à moyen terme ?

E.S. : Le football est et restera l'ADN d'OL Groupe, au coeur de son business model. Toutefois, le football et les autres activités forment un tout cohérent, tant sur le plan opérationnel qu'économique, qui a porté la croissance de l'activité et des résultats du Groupe depuis 4 ans. L'aléa sportif fait bien sûr partie de notre modèle mais nous avons aujourd'hui, grâce à une diversification accrue de nos activités et un fort développement de ressources récurrentes " hors football " de plus en plus de variables d'ajustement pour préserver la performance économique du Groupe.

Boursier.com : Quel serait l'impact financier d'une non qualification pour la prochaine édition de la Ligue des Champions ?

E.S. : Cela engendrerait mécaniquement une baisse des revenus issus des droits TV et de la billetterie. Néanmoins, depuis la mise en exploitation de notre stade privé en janvier 2016, nous avons construit un modèle économique solide et pérenne, hors contribution des revenus de Coupes d'Europe de clubs, même si nous faisons tout ce qui est en notre possible pour être au rendez-vous de ces compétitions (Ligue des Champions ou Europa League) chaque saison, comme cela est d'ailleurs le cas depuis 23 années consécutives. Nous pouvons également compter sur des ressources récurrentes générées notamment par les activités de cessions de contrats joueurs sur un marché porteur. La valeur de notre actif joueurs est estimée cette année pour la première fois à plus de 500 ME au 31 décembre dernier. Notre Academy performante, la 3e sur la scène européenne, associée à notre savoir-faire éprouvé dans le recrutement de jeunes talents à fort potentiel nous permet de viser un objectif de 90 à 110 ME / an en moyenne d'ici à 2024 sur l'activité trading de joueurs. En parallèle, nous sommes en réflexion permanente pour développer de nouvelles sources de revenus afin de renforcer nos variables d'ajustement. Le projet de construction et de mise en exploitation d'une Arena événementielle à horizon 2023, comme le rachat du FC Reign, en sont des exemples concrets.

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