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Cotation du 06/04/2020 à 15h01

Vilmorin et Cie +2,84% 36,200€

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Emmanuel Rougier, Directeur Général Délégué de Vilmorin

Emmanuel Rougier Directeur Général Délégué de Vilmorin

Le rapprochement entre Bayer et Monsanto est susceptible de créer des perturbations qui pourraient nous être favorables
Emmanuel Rougier, Directeur Général Délégué de Vilmorin

Boursier.com : Votre activité s'inscrit-elle dans un contexte porteur ?

E.R. : Face à l'augmentation de la population mondiale, l'agriculture doit produire davantage. Dans ce contexte, le rôle de Vilmorin est important car nous devons mettre au point de nouvelles semences. Le marché des semences de cultures potagères représente environ 5 Milliards de Dollars par an de revenus. Il affiche une croissance annuelle de 4% à 5%... Dans les grandes cultures, l'évolution du marché dépend de facteurs tels que le niveau des stocks, les prix, le climat. Nous intervenons dans les semences de maïs et de blé. Sur la dernière saison, la production européenne de maïs n'a pas été bonne mais elle s'est inscrite en hausse aux Etats-Unis et au Brésil.

Boursier.com : Comment doit-on interpréter les comptes annuels de Vilmorin ?

E.R. : A données comparables, l'activité a progressé de 4,7% sur l'exercice écoulé. Le millésime a été très favorable pour les cultures potagères avec une progression des ventes à deux chiffres. Cette croissance s'avère bien au-delà de celle du marché. Dans les cultures potagères, la marge opérationnelle courante a légèrement progressé. En ce qui concerne les grandes cultures, nos revenus ont été légèrement positifs sur l'exercice alors que les ventes de nos grands concurrents sont ressorties en net repli. Globalement, l'année écoulée a été correcte pour Vilmorin en termes opérationnels. Mais des éléments exceptionnels sont venus impacter le résultat net comme des impôts différés.

Boursier.com : La mauvaise récolte céréalière en France de cette année est-elle inquiétante selon vous ?

E.R. : La fluctuation des rendements d'une année sur l'autre constitue un phénomène inhérent à l'agriculture. La production de céréales de cet été dans la Beauce, en Brie ou dans le nord de la France affiche une baisse spectaculaire. On n'a pas observé des rendements aussi faibles depuis plusieurs décennies. Dans le même temps, les prix mondiaux sont déprimés. Cette situation pourrait avoir un impact sur les mises en culture de l'an prochain car les agriculteurs risquent de ne pas avoir les capacités d'acheter les semences les plus onéreuses.

Boursier.com : Que pensez-vous de l'actuel mouvement de concentration dans votre métier ?

E.R. : Le mariage Bayer-Monsanto et le rachat de Syngenta ont marqué les esprits. Ces mouvements sont motivés par l'agrochimie mais pas par les semences. Rappelons que Vilmorin est un pure-player des semences. Ces mouvements ne modifient pas notre position dans le classement annuel des semenciers. Dans les semences potagères, Vilmorin est le second acteur mondial. Le rapprochement entre Bayer et Monsanto est susceptible de créer des perturbations qui pourraient nous être favorables.

Boursier.com : Quelle est votre position dans les grandes cultures ?

E.R. : Dans les grandes cultures, Vilmorin se focalise sur le blé et le maïs. Dans le blé, nous occupons la position de co-leader mondial avec Syngenta. Dans le maïs, nous sommes davantage en retrait face aux deux leaders. Afin de renforcer nos positions sur ce segment, nous avons repris des petits acteurs locaux en Argentine, au Brésil, en Afrique du Sud ou en Inde...

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