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Consultation
Cotation du 25/03/2019 à 17h35

Alten -2,02% 92,000€

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Bruno Benoliel, Directeur Général Délégué d'Alten

Bruno Benoliel Directeur Général Délégué d'Alten

Aucun élément ne nous permet d'imaginer une rupture dans la tendance actuelle favorable!
Bruno Benoliel, Directeur Général Délégué d'Alten

Boursier.com : L'activité d'Alten a-t-elle rencontré des difficultés fin d'année 2018?

B.B. : Aucune : la fin d'année 2018 s'est avérée dynamique pour Alten, et ce dans tous les secteurs d'activité. Au total, la croissance a accéléré au deuxième semestre, notamment grâce à un quatrième trimestre particulièrement fort pour ce qui est de la croissance organique. Du reste, le début d'année 2019 est prometteur : l'activité commerciale se maintient, nous ne notons aucun décalage de projet et aucune réticence de la part des donneurs d'ordre. Pas de baisse non plus du nombre d'appels d'offres. A ce stade, aucun élément ne nous permet d'imaginer une rupture dans la tendance actuelle.

Boursier.com : Au final, 2018 ressort comme une année de forte croissance pour Alten...

B.B. : Les marges sont restées stables, mais en revanche, nous avons renoué avec des niveaux de croissance organique pas connus depuis 2008. Et l'activité en France, habituellement en-deçà des niveaux de croissance du groupe, affiche un niveau comparable.

Boursier.com : Comment expliquez-vous ce fort niveau de croissance?

B.B. : Le marché se consolide au profit des acteurs de taille significative, puisque, de plus en plus, les clients demandent à ce que nous puissions réaliser des projets de taille importante, voire des projets transnationaux. Les acteurs pouvant y répondre sont ceux disposant d'une structure technique internationalisée, comme Alten, et logiquement, leur croissance est plus rapide.

Boursier.com : Quelle est la tendance dans l'Oil & Gas qui souffrait beaucoup jusqu'alors ?

B.B. : L'activité s'est stabilisée en fin d'année dans l'Oil & Gas, ce que nous n'avions plus constaté depuis 2014. Le rebond du pétrole, à l'automne dernier, a déclenché de nouveaux investissements et cette reprise nous a permis de stabiliser l'activité. Pour autant, pour 2019, nous demeurons prudents car le prix du baril est reparti à la baisse et nous ne pouvons pas préjuger de ce que seront les projets des grands acteurs du pétrole en 2019. Je rappelle que le secteur ne représente que 5% de notre activité et qu'il est le seul en décroissance.

Boursier.com : Certains observateurs regrettent un niveau de BFR plus élevé que prévu en fin d'année...

B.B. : Notre activité exige que nous financions environ 3 mois de chiffre d'affaires auprès du client, donc toute augmentation de chiffre d'affaires se traduit de façon sensible en termes de besoin en fond de roulement. On ne peut pas à la fois réaliser des performances en matière de croissance organique et bénéficier d'une génération de cash importante... Si on pousse ce raisonnement à l'absurde, on peut dire que la décroissance générerait un retour de cash extrêmement important...

Boursier.com : Les opportunités de croissance externe sont-elles nombreuses?

B.B. : La croissance externe, qui représente entre 30 et 50% de la croissance du groupe selon les années, demeure toujours incontournable, notamment sur le plan international et nous pourrions racheter des sociétés de tailles plus significatives que celles réalisées ces dernières années, mais le problème est l'absence de cibles, car peu sont à vendre ! Les sociétés de taille petite et moyenne, plus faciles à intégrer, sont là encore peu nombreuses en vente, ce qui rend la prospection compliquée.

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