»
»
»
»
Consultation
Cotation du 23/05/2019 à 17h02

Pixium Vision -1,41% 1,538€

Bernard Gilly, PDG de Pixium Vision

Bernard Gilly PDG de Pixium Vision

Des systèmes de restauration de la vision, destinés aux personnes aveugles
Bernard Gilly, PDG de Pixium Vision

Boursier.com : Présentez-nous Pixium Vision qui s'introduit en Bourse...

B.G. : Pixium Vision développe des systèmes de restauration de la vision, destinés aux personnes aveugles. Nous nous adressons aux personnes souffrant soit d'un groupe de maladies génétiques, appelées rétinopathies pigmentaires, soit de dégénérescence maculaires touchant les personnes âgées. Ces systèmes de restauration de la vision sont des implants installés à la surface de la rétine des patients, lesquels vont ensuite porter une paire de lunettes associée à une caméra captant les images extérieures et les transférant à l'implant qui va stimuler les cellules de la rétine. Cette information part ensuite vers le cerveau où l'image va se former.

Boursier.com : A quel stade de développement en sont vos implants ?

B.G. : Nous avons débuté l'essai clinique lors de l'été 2013 avec des patients aveugles, certains ayant perdu la vue depuis plus de 20 ans. Ces essais sont en cours, mais nous démontrons que les patients retrouvent la capacité de percevoir des formes, de reconnaître des objets, de pouvoir marcher sans aide particulière. Cela ne veut pas dire qu'ils ont la même vision que tout un chacun, mais que le système leur permet de retrouver une autonomie quasiment totale et de leur éviter les accidents.

Boursier.com : Quels sont les prochaines étapes avant la commercialisation ?

B.G. : La commercialisation est en fait la prochaine étape ! Nous devrions déposer, début 2015, une demande de marquage CE, permettant la commercialisation en Europe de notre premier implant, Iris.

Boursier.com : N'y a-t-il pas de mauvaise surprise à attendre de la fin de l'essai clinique, qui pourrait retarder le marquage CE et la commercialisation ?

B.G. : C'est évidemment un risque toujours possible, nous ne sommes pas à l'abri de quelques retards administratifs, mais je n'envisage pas des retards supérieurs à quelques semaines qui seraient liés à un problème technologique. Nous savons que le système fonctionne, que la restauration de la vue avec Iris donne satisfaction aux clients qui perçoivent des données visuelles.

Boursier.com : Vous espérez lever entre 35 et 40 ME lors de l'introduction en Bourse, essentiellement pour vos forces commerciales ?

B.G. : Trois objectifs : lancer la commercialisation du systèmes Iris l'an prochain en Europe. Ensuite, lancer les essais cliniques d'Iris pour sa commercialisation aux Etats-Unis dès l'an prochain. Et enfin, poursuivre le développement de la génération suivante, Prima, en essai préclinique chez l'animal et qu'on espère mettre sur le marché en 2018.

Boursier.com : Vos actionnaires actuels vous soutiendraient-ils si vous ne parveniez pas à lever ces fonds en Bourse ?

B.G. : Nos actionnaires nous soutiennent dans le cadre de cette opération d'introduction pour laquelle ils souscriront entre 3 et 10 ME. Si l'opération devait échouer, ils nous soutiendraient mais nous devrions trouver de nouveaux fonds de capital-risque et n'aurions pas accès à la surface financière que propose la Bourse.

Boursier.com : Donnez-vous des objectifs de premiers revenus et d'horizon de rentabilité aux investisseurs dans le cadre de l'introduction ?

B.G. : Nous expliquons seulement que nous commencerons à commercialiser notre système de restauration de la vision Iris en 2015 et que si nous levons la somme que nous ambitionnons de lever, nous devrions atteindre la rentabilité, en 2018.

Boursier.com : Donc a priori, pas de levée de fonds supplémentaire dans les mois ou années à venir ?

B.G. : En principe non.

Boursier.com : Le développement du deuxième implant est-il donc couvert par la levée de fonds ?

B.G. : L'argent levé doit permettre de financer l'essai clinique de Prima, en parallèle du début de commercialisation d'Iris.

Boursier.com : Qu'attendez-vous de la part des systèmes de sécurité sociale en termes de remboursement ?

B.G. : Je n'imagine pas qu'il n'y ait pas de prise en charge ! Je pense que la plupart des systèmes de santé européens ont la capacité de prendre en charge nos systèmes de restauration de la vision. Ce qui pourrait potentiellement être plus gênant, c'est le temps administratif de remboursement, ce qui est malheureusement souvent pénalisant en France. Nous sommes toutefois assez confiants sur la prise en considération, par les pouvoirs publics, de maladies entraînant la cécité, dévastatrices pour les individus mais aussi au niveau social et économique. En France, 80% des personnes non voyantes n'ont pas accès à un revenu professionnel. Il est donc aussi économiquement et socialement avantageux de redonner de l'autonomie à ces personnes.

Boursier.com : Y a-t-il d'autres acteurs oeuvrant dans le domaine ?

B.G. : Nous avons un concurrent américain, Second Sight, un peu plus avancé que nous car il a reçu l'autorisation de mise sur le marché de sa technologie en Europe et aux Etats-Unis. Mais nous estimons que sa technologie propose des résultats plus modestes que la nôtre en termes de perception donnée aux patients.

©2014-2019,

Actualités Pixium Vision

Plus d'actualités

Partenaires de Boursier.com