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Cotation du 18/04/2019 à 17h35

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Andrew Highcock, DG de Marie Brizard Wine & Spirits

Andrew Highcock DG de Marie Brizard Wine & Spirits

Sans vote de l'AG sur le financement de COFEPP, il faudra céder des marques...
Andrew Highcock, DG de Marie Brizard Wine & Spirits

Boursier.com : La dilution qu'entraineraient l'une ou l'autre des deux augmentations de capital envisagées, la première, privilégiée par le groupe, étant d'ailleurs sans DPS, semble importante pour une société ne capitalisant plus que 75 ME...

A.H. : Il faut bien comprendre la situation dans laquelle se trouve Marie Brizard Wine & Spirits depuis le début de l'année 2018. La forte dégradation de nos résultats financiers fait aujourd'hui apparaître un besoin de financement compris entre 40 ME et 50 ME à horizon janvier 2020, en tenant compte de la cession de certains actifs (hors marques). La détérioration de nos résultats a rendu impossible un accord avec nos banques prêteuses jusqu'à ce jour. Nous avons donc décidé en septembre dernier de mener en parallèle un processus pour trouver un partenaire industriel ou financier et un processus de cession de marques qui n'a pas abouti. Dès lors, la recapitalisation du Groupe est devenue l'unique possibilité pour permettre au Groupe de poursuivre ses opérations et la proposition de COFEPP était largement la mieux-disante, celle qui apportait le plus de liquidité à l'entreprise et qui proposait le prix de souscription le plus élevé pour l'augmentation de capital. De plus, des Bons de Souscription d'Actions (BSA) sont proposés à l'ensemble des actionnaires dans l'option que nous privilégions, et ce justement, pour permettre à nos actionnaires d'accompagner cette recapitalisation et d'éviter une trop forte dilution s'ils décident d'exercer leurs BSA. Enfin, nous avons un besoin de liquidité immédiat et COFEPP s'est engagé à nous consentir un prêt relais de 25 ME dans les deux jours suivant à l'Assemblée Générale, d'où l'importance que cette dernière se tienne le 31 janvier prochain.

Boursier.com : L'une ou l'autre des deux augmentations de capital envisagées suffiront-elles pour pérenniser MBWS ou faut-il déjà envisager de nouvelles opérations de financement, notamment en lien avec le futur plan stratégique ?

A.H. : Il est certain en tous cas que l'option principale garantit l'apport le plus significatif de liquidités pour le Groupe. C'est l'une des raisons pour lesquelles je la soutiens et la recommande à nos actionnaires. Si tous les BSA sont exercés, la question ne se posera pas. Dans le cas contraire, nous pourrions également recourir à la cession de certains actifs, qui ne sont pas des marques, pour lesquels des marques d'intérêt ont été reçus. Néanmoins, les cessions d'actifs significatifs feraient l'objet d'une étude préalable par un comité ad hoc.

Boursier.com : L'association d'actionnaires minoritaires Asamis (qui revendique plus de 3,60% du capital de MBWS détenus par ses adhérents avec plus de 1 million de titres), met en cause l'exactitude et la sincérité de l'information financière des dernières années... On peut sincèrement s'étonner de la brutalité de la dégradation des comptes de MBWS, notamment au premier semestre 2018...

A.H. : La dynamique du marché des vins et des spiritueux sur nos principaux marchés d'implantation doit être comprise. En France, le marché des spiritueux a été en recul de -1,2% en 2018 selon Nielsen et en retrait respectivement de -2,9% et de -2,4% sur le scotch et la vodka, nos deux catégories principales avec nos marques William Peel et Sobieski. Quant aux boissons aromatisées à base vin où notre marque Fruits and Wine est un fort leader, la catégorie a été en recul de -9,9%. En Pologne, une guerre des prix fait rage sur la vodka. Enfin, le marché de la vodka aux Etats-Unis est extrêmement compétitif et les géants de notre industrie y sont confrontés à des difficultés importantes. Notre baisse d'activité, notamment en Pologne où il est vrai que des erreurs ont été commises, a engendré une moindre absorption de nos frais fixes et donc de notre situation financière en 2018. Ces tendances nous paraissent durables et exigent de nouvelles approches de nos marchés. Dans cette optique, le partenariat avec COFEPP pourrait avoir beaucoup de sens en créant des opportunités de synergies, tant sur les coûts que sur nos modèles de distribution.

Boursier.com : Le scénario de cessions de marques, pour le processus qui est maintenu, va-t-il aboutir à la vente de marques phares du groupe ?

A.H. : Le Conseil d'administration a mis fin au processus de cessions de certaines de nos marques lorsque l'accord avec COFEPP a été signé le 21 décembre dernier. J'ajoute que les principales marques contributrices au chiffre d'affaires du Groupe n'ont jamais été concernées par ce processus. En revanche, des cessions d'actifs pourraient intervenir, à condition que leur vente ne vienne pas limiter la capacité du Groupe à se développer et à exécuter sa stratégie, cela pouvant inclure certaines marques non stratégiques dans le contexte de la stratégie moyen-terme que nous élaborons actuellement. Néanmoins, si l'option principale de l'accord signé avec COFEPP était rejetée par l'Assemblée Générale, la mise en oeuvre de l'option alternative (avec une faible participation des actionnaires existants à l'augmentation de capital avec DPS) nous conduirait à devoir envisager des cessions d'actifs plus conséquentes, dont des marques, au détriment de l'intérêt du groupe.

Boursier.com : Concernant l'opérationnel, comment faites-vous pour préparer un plan stratégique de relance, alors que vous ne connaissez pas les marques qui seront conservées ?

A.H. : La cession de marques ne fait pas partie de nos priorités stratégiques. Je suis actuellement très concentré avec les équipes sur l'élaboration de ce plan stratégique. La dynamique de nos marchés exige qu'une nouvelle approche de nos métiers soit mise en oeuvre. Nous l'abordons sans aucun tabou, avec comme seule ambition de prendre les bonnes décisions, dans l'intérêt du Groupe et de toutes ses parties prenantes. Néanmoins, en fonction notamment du choix qui sera fait par les actionnaires lors de notre prochaine assemblée générale, des synergies significatives et importantes pour le redressement de notre rentabilité à moyen terme pourraient être mises en oeuvre avec COFEPP, sans que celles-ci n'aient pu être ni discutées ni chiffrées. C'est pourquoi je crois que l'option principale de l'accord signé avec COFEPP serait dans le meilleur intérêt de notre Groupe et de ses actionnaires.

©2019,

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