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Cotation du 10/08/2020 à 17h24

AudioValley +0,27% 3,650€

Alexandre Saboundjian, PDG d'Audiovalley

Alexandre Saboundjian PDG d'Audiovalley

L'objectif de croissance de plus de 35% ne sera pas être atteint
Alexandre Saboundjian, PDG d'Audiovalley

Boursier.com : Le chiffre d'affaires a accéléré au troisième trimestre (NDLR : +22%), mais est-ce que ce sera suffisant pour parvenir à l'objectif des +35% annuels qui est visé?

A.S. : Nous enregistrerons un petit décalage par rapport à notre prévision de chiffre d'affaires annuel. Notre développement dans les pays européens où nous n'étions pas présents a pris un peu de retard à ses débuts. Nous réalisions 300 KE de chiffre d'affaires en Europe en janvier et en septembre nous en sommes à 700 KE et donc le trend de croissance n'est pas en cause. Simplement, nous avons rencontré un retard à l'allumage dans ces pays que nous avons découverts... L'objectif de croissance initialement fixé à plus de 35% ne devrait donc pas être atteint. Cela ne remet pas en cause les perspectives futures et 2019 s'imposera comme un exercice réussi avec une croissance de plus de 20% permettant de franchir sur l'exercice le cap des 30 ME de chiffre d'affaires.

Boursier.com : La bonne nouvelle concerne le résultat opérationnel dans le vert au 30 juin...

A.S. : Audiovalley a amélioré sa rentabilité opérationnelle de 1 ME, puisque le résultat opérationnel ressort positif au premier semestre à +0,4 ME, contre -0,6 ME un an plus tôt. Les questions, depuis l'introduction en Bourse, concernant notre capacité à générer un bénéfice trouvent ici une réponse. Cette augmentation de 1 ME est d'autant plus remarquable que sur la période nous avons augmenté nos charges, en raison des investissements consentis dans les nouveaux pays où nous nous sommes installés.

Boursier.com : La rentabilité ne se traduit pas encore au niveau du résultat net...

A.S. : Des éléments encore défavorables demeurent, tant au niveau des charges financières que des amortissements, avec la norme IFRS nous obligeant à amortir les immobilisations incorporelles. Concernant les charges financières, tout accord avec Vivendi nous permettra d'abaisser drastiquement leur niveau.

Boursier.com : Justement, le délai d'un mois supplémentaire que vous avez obtenu pour réaliser le rachat du crédit-vendeur, laisse imaginer que vous avez du mal à trouver la solution pour financer ce remboursement anticipé de 15 ME...

A.S. : Vivendi nous a accordés un mois supplémentaire de délais, avec une nouvelle échéance au 30 novembre. Notre émission obligataire de 8 ME datant du mois de juillet va contribuer au remboursement, même si elle n'est pas suffisante pour le remboursement de l'ensemble. Nous travaillons à d'autres solutions pour racheter tout ou une grande partie de cette dette.

Boursier.com : La solution porte-t-elle un risque de dilution pour les actionnaires ?

A.S. : Elle ne passera pas par une augmentation de capital.

Boursier.com : La France n'apparait pas dans le périmètre couvert par votre récent contrat avec Deezer. Pourquoi ?

A.S. : C'est la première fois que Deezer décide de sous-traiter une activité de régie qu'elle a en propre. 5 pays nous sont concédés. Ils ne sont pas anecdotiques dans le chiffre d'affaires de Deezer. Nous espérons qu'il s'agit d'un premier pas avec Deezer qui constatera l'intérêt de nous confier la régie pour d'autres pays dans le futur. Lorsque nous avions signé avec SoundCloud nous n'avions que 3 pays, aujourd'hui nous en gérons 8.

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