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Consultation
Cotation du 18/12/2018 à 16h52

Affine -0,31% 12,980€

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Alain Chaussard, Directeur Général Délégué d'Affine

Alain Chaussard Directeur Général Délégué d'Affine

Nous privilégions des segments moins regardés par les grands investisseurs institutionnels
Alain Chaussard, Directeur Général Délégué d'Affine

Boursier.com : Comment se répartit le portefeuille d'Affine aujourd'hui ?

A.C. : Les bureaux représentent 53% du portefeuille, les commerces 21% et le solde correspond aux entrepôts logistiques. La stratégie de recentrage que nous avons mise en oeuvre il y a deux ans, s'illustre par la réduction progressive du poids des entrepôts afin de nous recentrer davantage sur nos domaines d'activité à savoir les bureaux et commerces de centre-ville. Affine a cédé fin 2014 à Kaufman & Broad, sa filiale Concerto, une société spécialisée dans le développement logistique très identifiée sur son marché. Géographiquement, et c'est notre stratégie, le portefeuille s'équilibre entre l'Ile-de-France et les grandes agglomérations de Province. En Ile-de-France, nous ciblons uniquement Paris et la première couronne. En seconde couronne, l'offre de bureaux trop abondante a du mal à être absorbée par un marché qui se recentre sur Paris intra-muros ou la proche banlieue.

Boursier.com : Peu de foncières s'intéressent pourtant à la province...

A.C : En province, le marché immobilier est relativement stable avec une rentabilité plus élevée qu'à Paris et une volatilité moindre. Mais la liquidité est plus faible qu'à Paris. C'est la raison pour laquelle nous avons choisi de limiter notre présence à six villes bénéficiant d'une très bonne desserte de transports en commun présente ou à venir et d'une forte dynamique démographique et économique :Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nantes et Toulouse.

Boursier.com : Appréciez-vous les actifs de grande taille ?

A.C. : Nous privilégions des segments moins regardés par les grands investisseurs institutionnels. Nous ciblons davantage les actifs de taille moyenne d'une valeur comprise entre 10 et 30 Millions d'Euros. Affine cherche à se différencier en s'intéressant à des opérations en gré à gré et très en amont (VEFA).

Boursier.com : Que représente Banimmo dans votre patrimoine ?

A.C. : Nous avons investi dans Banimmo en 2006 alors que cette société était spécialisée dans la restructuration d'immeubles avant revente. C'est une alliance stratégique de longue date. Banimmo privilégie davantage les opérations de développement de bureaux clés-en-mains ou de centres commerciaux, en particulier Banimmo France qui restructure et commercialise efficacement des lieux de commerces endormis en centre-ville comme la Halle Secrétan ou le marché Saint Germain.

Boursier.com : Comment évolue le marché des bureaux ?

A.C. : Nous le constatons avec notre portefeuille, le rendement moyen des bureaux en Ile de France se situe autour de 5% alors qu'il évolue davantage autour de 7% en Province. Avec la faiblesse des taux, de plus en plus d'investisseurs s'intéressent au marché de l'immobilier d'entreprise ce qui entraîne des taux de rendement à la baisse dans tous les segments : bureaux, commerces, entrepôts.

Boursier.com : Comment peut-on expliquer la décote dont souffre Affine ?

A.C. : D'abord, plus la capitalisation d'une foncière est réduite, plus la décote a tendance à être élevée. Certains analystes considèrent aussi que l'effet de levier d'Affine est trop élevé même s'il a nettement diminué sur la période récente. On a reproché aussi à Affine sa diversification excessive, d'où notre stratégie à moyen terme qui vise à rajeunir nos actifs, concentrer davantage le portefeuille sur les villes cibles, augmenter la valeur moyenne des immeubles et réduire le taux de vacance.

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