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Aiman Ezzat, Directeur financier du Groupe Capgemini

Aiman Ezzat Directeur financier du Groupe Capgemini

La France est ressortie en très belle croissance au 4ème trimestre
Aiman Ezzat, Directeur financier du Groupe Capgemini

Boursier.com : Comment qualifiez-vous les comptes 2016 de Capgemini ?

A.E : Ils sont bons ! Le groupe Capgemini continue de croître sur la durée, d'améliorer ses profits et son free cash flow. Le groupe a terminé l'année 2016 sur un chiffre d'affaires de 12,54 milliards d'euros, en progression de 7,9% à taux de change et de 5,2% en données publiées. La marge opérationnelle a progressé à 11,5% du chiffre d'affaires, contre 10,6% en 2015. Le cash-flow libre, quant à lui, est en progression de plus de 30% à 1,07 MdsE.

Boursier.com : Vous aviez relevé vos objectifs l'été dernier, en visant une croissance du CA à taux de change constants comprise entre 7,5% et 9,5% et une marge opérationnelle située entre 11,3% et 11,5%. Le cash-flow libre devait dépasser 850 ME. Les résultats sont donc bien positionnés par rapport aux attentes...

A.E : Tout à fait. L'important à l'arrivée est de dégager des chiffres solides qui montrent la résilience du groupe et tout le chemin parcouru par Capgemini depuis plusieurs années...

Boursier.com : Etes-vous satisfait de l'évolution de votre positionnement aux Etats-Unis ?

A.E : Tout le monde regarde avec attention l'Amérique du Nord car c'est un des points clés sur lequel nous avons beaucoup travaillé. Avec l'intégration d'IGate qui est finalisée, l'objectif est de retrouver une bonne croissance organique dans cette région du monde...

Boursier.com : Cela signifie que l'intégration d'IGate s'est bien déroulée...

A.E : Oui ! Une bonne intégration se juge en regardant les métiers, la rétention des talents, la rétention des clients et les chiffres financiers... Nous sommes au vert sur tout ! La rétention des clients est très bonne, on continue ainsi d'avoir une solide croissance sur les 15 premiers clients d'IGate. Sur les talents, l'ensemble des key-managers est toujours là... L'environnement s'est désormais stabilisé puisque cela fait désormais plus de 18 mois que l'opération de rachat a été conclue. En fin d'année dernière nous en étions à 75 M$ de synergies en opérationnel, ce qui signifie que l'on se situe déjà en bas de fourchette de l'objectif que l'on devait atteindre en trois ans !

Boursier.com : Le groupe met en avant la part de 30% du chiffre d'affaires désormais réalisée dans l'économie numérique et le cloud par Capgemini...

A.E : C'est la conséquence de transition du portefeuille en termes de compétences et de technologie... Cela ne signifie pas la décroissance du reste de l'activité ! Un projet de CRM reste un projet de CRM... Mais si nous ne pilotons pas correctement cette transition, le business s'en trouverait menacé. Nous tablons encore sur une croissance de 20% cette année en la matière. Il convient donc de poursuivre cette transition du portefeuille. Certaines dépenses sont aussi nouvelles, surtout du côté métiers, en termes de technologie. Avec quelques acquisitions en plus, ce sera encore un peu plus rapide...

Boursier.com : A ce sujet vous avez annoncé l'acquisition d'Idean et celle de TCube Solutions. Pouvez-vous nous en dire plus ?

A.E. : Idean est une société en forte croissance de conseil en stratégie digitale et en 'experience design'... Basée à Palo Alto, elle travaille avec de gros clients de la Silicon Valley. Nous avions un trou de compétence en la matière... Idean va renforcer la gamme de services digitaux de Capgemini en 'experience design' et en stratégie, particulièrement en Amérique du Nord, ainsi que son réseau de studios digitaux. La société, fondée en Finlande en 1999, est forte de 18 ans d'expertise avec plus de 150 collaborateurs au service d'un large portefeuille de clients basés aux Etats-Unis et en Europe.
Dans le secteur de l'assurance nous avons aussi fait l`acquisition de TCube Solutions. Ce dernier est le plus important prestataire indépendant de services IT dédiés aux solutions 'Duck Creek Technologies'. Cette acquisition ciblée s'inscrit dans la stratégie de croissance de Capgemini, qui vise à accélérer l'évolution de son portefeuille de services, notamment en Amérique du Nord...

Boursier.com : Concernant les Etats-Unis, l'impact de l'arrivée de Donald Trump au pouvoir a-t-il été chiffré ?

A.E : Nous ne spéculons pas sur ce genre d'événements... Il y a beaucoup de discussions en interne, de réflexions, il y a du plus et du moins comme toujours... On a entendu beaucoup de spéculations sur le Brexit pendant des mois et on ne voit toujours pas l'impact de cet événement dans nos comptes, en dehors bien entendu de l'effet devises, avec la baisse de la Livre Sterling. Quand l'administration Trump mettra des choses en oeuvre, on en analysera l'impact dans nos prévisions...

Boursier.com : Sur les autres zones géographiques de la planète, quelles sont les régions qui fonctionnent le mieux ?

A.E. : L'Asie-Pacifique fonctionne très bien depuis plusieurs années avec une forte croissance dans les services financiers et sur l'ensemble des marchés de la région... Des marchés comme Singapour commencent à être matures pour nous. En Amérique Latine, nous avons souffert de la situation brésilienne mais, hors-Brésil, on progresse de pratiquement 30%. Le Brésil représente 80% du chiffre d'affaires de la zone. La situation commence à se stabiliser après une décroissance encore importante en 2016...
L'Europe continentale se porte très bien. La France est ressortie en très belle croissance au 4ème trimestre. En termes de cycles, la France est un peu en retard, nous allons donc profiter d'une conjoncture d'investissements plus dynamique dans les technologies... Le reste de l'Europe va bien. L'Espagne s'améliore, la profitabilité se redresse, l'Italie est bien disposée. Allemagne et Scandinavie sont en forte croissance dans les métiers numériques...

Boursier.com : Qu'en est-il de la Grande-Bretagne ?

A.E. : Il y a deux ans, le secteur public représentait 80% de notre activité. Fin 2015 une gros contrat s'est arrêté dans le secteur public, ce qui a entraîné un rééquilibrage public-privé à hauteur de 43%. Nous allons revenir à 30/35%, ce qui est plus raisonnable que d'être trop lié au secteur public, avec un portefeuille désormais plus équilibré...

Boursier.com : Vous anticipez une croissance organique de 3% et une marge opérationnelle entre 11,7 et 11,9% cette année...

A.E. : Oui, c'est encore une progression malgré l'impact négatif de la dépréciation de la Livre Sterling, en particulier face à la Roupie indienne, une partie de notre activité avec la Grande-Bretagne étant produite en Inde... Nous tablons également sur un cash-flow libre organique dépassant 950 ME.

Boursier.com : Un dividende de 1,55 euro sera proposé aux actionnaires.

A.E. : Effectivement. Cela constitue une amélioration de 20 cts du dividende. Pour les actionnaires cela correspond à un taux de distribution de 35,9% du résultat, comme l'année dernière...

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