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Consultation
Cotation du 20/09/2019 à 17h35

Compagnie des Alpes +1,43% 24,850€

Agnès Pannier-Runacher, Directeur Général Délégué de la Compagnie des Alpes

Agnès Pannier-Runacher Directeur Général Délégué de la Compagnie des Alpes

Il n'y a pas de vache sacrée à la Compagnie des Alpes !
Agnès Pannier-Runacher, Directeur Général Délégué de la Compagnie des Alpes

Boursier.com : Comment expliquez-vous les difficultés rencontrées par les parcs de loisir, qui pénalisent lourdement les comptes de la Compagnie des Alpes?

A.P.R. : Les difficultés des parcs de loisir s'expliquent par leur exposition à la crise économique et par les conditions météorologiques très défavorables l'an passé. Nous ne nous satisfaisons pas de ces résultats et nous proposons un plan de redressement de la rentabilité des parcs de loisir sur cinq ans.

Boursier.com : Quels sont les objectifs financiers que vous annoncez au Marché dans le cadre de ce plan à 5 ans ?

A.P.R. : Au-delà des aléas climatiques et conjoncturels, nous visons une rentabilité de 23% pour l'Excédent Brut Opérationnel des parcs de loisir, en ligne avec les comparables du Marché. Nous visons un EBO cible de 34% dans les domaines skiables.

Boursier.com : Vous expliquez votre volonté de vous recentrer sur les sites qui enregistrent le plus de satisfaction de la part des clients, cela signifie-t-il que vous songez à céder certains sites ?

A.P.R. : Tout à fait. Il n'y a pas de vache sacrée à la Compagnie des Alpes et nous envisageons de céder des sites qui ne seraient pas en capacité de délivrer un haut niveau de satisfaction permettant de gagner des parts de marché. Tous les sites ne sont pas éligibles à cette stratégie.

Boursier.com : Doit-on comprendre que vous voulez céder les Parcs les moins rentables ?

A.P.R. : Ce ne sont pas forcément les parcs les moins rentables aujourd'hui qui ont le moins de potentiel... Il faut analyser plusieurs paramètres comme la zone de chalandise, la concurrence. Un accident de parcours en 2013 ne donne pas une idée du potentiel de chaque Parc. A ce stade, nous ne communiquons pas sur les sites que nous pensons pouvoir céder, car ce serait contre-productif de vendre aujourd'hui en bas de cycle, l'année où nous délivrons une mauvaise performance.

Boursier.com : La relance de la marque Walibi lancée il y a deux ans a-t-elle porté ses fruits ?

A.P.R. : Concernant les sites Walibi, les investissements consacrés au "rebranding" ont été utiles, parce qu'ils ont rehaussé le niveau de satisfaction des sites et le bilan est positif. En revanche, l'intention de faire émerger la marque Walibi, avec un suivi des jeunes de 8 à 12 ans, nous semble plus difficile que prévu et c'est pour cela que nous allons continuer à investir sur l'ambiance et les personnages au sein de Parc, mais pas nécessairement au-delà des Parcs. Notre stratégie est de faire en sorte que les gens aient envie de revenir dans nos parcs.

Boursier.com : Doit-on craindre de nouvelles dépréciations d'actifs dans vos comptes sur le nouvel exercice ?

A.P.R. : La question ne se pose pas en ces termes. Les indicateurs à suivre sont le redressement de notre rentabilité et de notre fréquentation : ce sont clairement les deux objectifs que nous nous fixons.

Boursier.com : Vous avez décidé de couper le dividende. Quel est votre message pour rassurer les investisseurs ?

A.P.R. : Le message que nous adressons aux investisseurs c'est une analyse lucide de la situation. Un plan d'action crédible, une réorientation et un investissement accentué dans les domaines skiables dont les excellents résultats témoignent de la solidité du modèle. Ce pôle génère une rentabilité forte et nous estimons qu'il est en capacité de croître à un niveau soutenu, avec 450 ME de chiffre d'affaires comme objectif à 5 ans.

Boursier.com : Ecartez-vous toute augmentation de capital pour faire face au financement des mesures de redressement ?

A.P.R. : Maîtrise des coûts et baisse des points morts sont le premier axe fort du plan, qui repose aussi sur l'activation des canaux de vente et le développement du digital. Nous n'envisageons pas de surinvestir dans les deux années qui viennent, ni d'augmenter de manière forte nos CAPEX. Donc nous ne ferons pas d'appel au Marché!

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