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Warren Buffett toujours optimiste pour les Etats-Unis, malgré Donald Trump

Warren Buffett toujours optimiste pour les Etats-Unis, malgré Donald Trump

Berkshire Hathaway, le groupe d'investissement de Warren Buffett a dégagé plus de 24 Mds$ de bénéfices en 2016. A 86 ans, le milliardaire reste d'un optimisme invétéré pour l'économie américaine. Il salue aussi la contribution des immigrés à son pays

Warren Buffett toujours optimiste pour les Etats-Unis, malgré Donald Trump
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Toujours très suivie par les marchés financiers, la lettre annuelle de Warren Buffet à ses actionnaires a été publiée ce week-end, en même temps que les derniers résultats trimestriels du groupe Berkshire Hathaway. Buffett, patron et fondateur du célèbre fond d'investissement américain, était particulièrement attendu cette année, après l'élection surprise de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis en novembre dernier...

Le mythique investisseur de 86 ans, démocrate convaincu, qui a soutenu l'an dernier la candidature d'Hillary Clinton, a cependant joué l'apaisement après l'élection de Trump, estimant que malgré les désaccords, il méritait "le respect de tout le monde". Fin janvier, il a salué le choix des membres de l'équipe présidentielle : "peu importe qui est président, le patron doit avoir la capacité de choisir les gens qui vont l'aider à diriger", a estimé Warren Buffett.

"Une vague d'immigrés talentueux"

Dans sa dernière lettre aux actionnaires de Berkshire Hathaway, Warren Buffett réaffirme sa confiance dans le dynamisme de l'économie américaine qu'il qualifie de "miraculeux", et salue au passage l'apport des immigrés au pays, taclant la politique anti-immigrés et protectionniste affichée par Donald Trump.

"En 240 ans -soit une période qui représente moins de trois fois le temps de ma présence sur Terre-, les Américains ont allié l'ingéniosité, l'économie de marché, une vague d'immigrés talentueux et ambitieux, et le respect de la loi pour produire une abondance qui a dépassé le rêve des pères fondateurs", écrit notamment le milliardaire philanthrope.

Selon lui, les actions américaines vont continuer à se valoriser dans le futur, même si des crises continueront de se produire. "Oui, l'accumulation de richesses va s'interrompre de temps en temps, pendant de courtes périodes", estime-t-il, mais le mouvement d'ensemble "ne sera pas stoppé". "Des chutes sur les marchés financiers vont occasionnellement se produire - et même des paniques - qui vont peser pratiquement sur toutes les actions", reconnait-il, appelant à ne pas céder à la panique et à saisir les opportunités.

Un bon 4ème trimestre, mais des bénéfices stables en 2016

Au passage, le milliardaire a lancé de nouvelles piques à ses bêtes noires, les fonds spéculatifs, à qui il reproche de prélever des frais de gestion exorbitants, sur le dos des actionnaires. "Lorsque les gens de Wall Street gèrent des milliers de milliards en prélevant des frais élevés, ce sont généralement les dirigeants qui récoltent les bénéfices, pas les clients", ironise l'"Oracle d'Omaha", qui a construit sa réputation dans sa capacité à racheter faire fructifier des sociétés sous-valorisées.

Berkshire Hathaway a aussi publié ce week-end ses résultats du 4ème trimestre et de l'année 2016. Le groupe, qui a notamment investi dans Coca-Cola, Kraft Heinz et plus récemment Apple, a dégagé sur l'ensemble de l'année dernière un bénéfice net de 24,07 milliards de dollars, quasi-stable sur un an (24,08 Mds$ en 2015). L'actif net du groupe a augmenté de 10,7% en 2016, à 172.108$ par action A, un peu moins vite que le S&P 500, qui a gagné l'an dernier 12%, dividendes compris. En moyenne, depuis sa création il y a 52 ans, l'actif net de Berkshire a cru de 19% par an, rappelle Warren Buffett dans sa lettre aux actionnaires.

Echec du rachat d'Unilever par Kraft Heinz

Au seul 4ème trimestre, le bénéfice net a atteint 6,29 Mds$, soit 3.823$ par action de classe A, contre 5,48 Mds$ pour la même période de 2015 (3.333$ par action A). A la fin 2016, le groupe disposait de 86 Ms$ de cash ou équivalent cash en vue de financer ses futurs investissements.

Rappelons que Berkshire, premier actionnaire de Kraft Heinz avec le fonds 3G Capital, a récemment renoncé à l'offre de rachat par Kraft Heinz du néerlandais Unilever, dont la direction s'est montrée très hostile vis-à-vis des avances du géant américain de l'agro-alimentaire. Berkshire Hathaway est aussi très investi dans les secteurs de l'assurance, des chemins de fer, des services collectifs et de l'industrie.

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