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Uber attendu en Bourse vendredi, sur fond de grève des chauffeurs...

Uber attendu en Bourse vendredi, sur fond de grève des chauffeurs...

Le géant américain des VTC s'apprête à s'introduire vendredi sur le Nyse, la plus grosse IPO de l'année à Wall Street. Au même moment, une grève affecte ses chauffeurs britanniques et américains, qui déplorent leurs conditions de travail.

Uber attendu en Bourse vendredi, sur fond de grève des chauffeurs...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street se prépare à accueillir vendredi Uber Technologies, une introduction en Bourse qui pourrait valoriser le spécialiste des VTC autour de 84 milliards de dollars, ce qui en fera une des plus importantes opérations de tous les temps aux Etats-Unis... Les chauffeurs d'Uber ne partagent cependant pas l'excitation des marchés financiers et ont entamé mercredi une grève au Royaume-Uni et aux Etat-Unis pour réclamer une meilleure rémunération.

Le prix d'introduction de l'action Uber devrait être fixé jeudi soir, en vue d'une première cotation vendredi sur le New York Stock Exchange (Nyse). Selon le site du 'Wall Street Journal', le prix devrait être fixé en milieu de la fourchette indicative de 44$ à 50$, soit à environ 47$, voire en dessous, compte-tenu des déboires bousiers de Lyft, le concurrent d'Uber.

Forte demande, mais attention à ne pas suivre l'exemple de Lyft

Un peu plus tôt mercredi, des sources citées par l'agence 'Bloomberg' affirmaient que les investisseurs aurait demandé au moins trois fois plus de titres Uber que ce qui leur a été proposé, ce qui devrait permettre au groupe de fixer le prix d'introduction dans le haut de la fourchette indicative de 44$ à 50$ par action.

Les sources ajoutaient que le groupe ne devrait pas être tenté de relever cette fourchette, afin d'éviter les déboires de son rival Lyft, qui avait gonflé son prix d'introduction fin mars, avant de plonger pour atteindre mercredi soir son plus bas, en chute de 26% par rapport à son cours d'introduction du 29 mars dernier...

Très largement déficitaire

Uber, tout comme Lyft, est encore très largement déficitaire malgré sa forte croissance. Dans son document d'introduction déposé en avril auprès des autorités boursières, le groupe de VTC a fait état d'une perte nette d'environ un milliard de dollars au premier trimestre, pour un chiffre d'affaires d'environ 3 milliards. En 2018, la compagnie a essuyé une perte opérationnelle de plus de 3 Mds$, portant son déficit sur trois ans à plus de 10 Mds$ !

De son côté, Lyft a annoncé mardi soir une perte nette de 1,14 Md$ pour un revenu de 776 millions de dollars, des chiffres qui ont fait plonger son cours de 10,8% mercredi.

Vers une levée de fonds de 9,1 à 10,3 Mds$ et une valorisation de 79 à 90 Mds$

Uber espère placer 180 millions de titres pour lever jusqu'à 9 milliards de dollars, auxquels s'ajouteront 27 millions de titres vendus par ses investisseurs existants pour un montant allant jusqu'à 1,35 Md$, soit une levée totale de 9,1 Mds$ en bas de fourchette et de 10,35 Mds$ en haut de fourchette.

Uber serait valorisé entre 79 Mds$ et 90 Mds$ (soit 84 Mds$ en milieu de fourchette), ce qui est bien inférieur au chiffre de 120 milliards qui avait circulé avant la brutale correction boursière de la fin 2018.

L'opération se présente comme la plus importante IPO dans la "tech" depuis celle de Facebook en 2012. C'est de loin la plus importante introduction en Bourse aux Etats-Unis cette année et aussi une des 10 plus importantes de tous les temps...

Les chauffeurs en grève contre la précarité de leurs emplois

De leur côté, les chauffeurs d'Uber à Londres et New York ne partagent pas l'enthousiasme de la Bourse pour leur employeur. Ils ont entamé mercredi une grève pour protester contre la distorsion entre la précarité de leurs conditions de travail et les sommes investies lors de l'IPO.

Aux Etats-Unis, les chauffeurs d'Uber ont été rejoints dans leur mouvement par ceux de Lyft dans les villes de Chicago, Los Angeles, San Francisco et New York, où ils ont appelé à cesser le travail entre 7h et 21h.

Le modèle économique d'Uber Technologies fait depuis longtemps l'objet de vives critiques des chauffeurs, comme des régulateurs. Uber, qui compte trois millions de chauffeurs à travers le monde, refuse de les considérer comme des salariés, arguant du fait que sa principale activité consiste à réunir des chauffeurs.

Face à une vague montante de critiques, le directeur général d'Uber, Dara Khosrowshahi, recruté pour aider l'entreprise à surmonter une série de scandales et gérer l'introduction en Bourse, s'est toutefois engagé à améliorer le traitement des chauffeurs, via des primes et en les autorisant à percevoir des pourboires...

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