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Taxe Gafa française : Google fait preuve de bonne volonté...

Taxe Gafa française : Google fait preuve de bonne volonté...

Le patron de Google France a indiqué que Google paiera l'éventuelle taxe sur les géants américains du numérique Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) que la France menace de mettre en place dès 2019.

Taxe Gafa française : Google fait preuve de bonne volonté...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Google paiera l'éventuelle taxe sur les géants américains du numérique que la France menace de mettre en place dès 2019, a indiqué le directeur général de Google France, Sébastien Missoffe.

"Google paiera s'il y a une taxe sur le chiffre d'affaires qui est mise en place" en France ou dans l'Union européenne, a indiqué Sébastien Missoffe lors d'un petit déjeuner de l'Association des journalistes économiques et financiers (Ajef). "Mais je ne peux pas répondre sur son montant, car la façon dont elle sera calculée n'a pas été communiquée", a-t-il ajouté.

Un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros en France

Google France, qui emploie aujourd'hui environ 700 personnes, a déclaré sur le dernier exercice un chiffre d'affaires de 325 millions d'euros, et payé 14 millions d'euros d'impôt sur les sociétés, selon des chiffres communiqués par le groupe. Toutefois, ce chiffre d'affaires est très inférieur aux chiffres d'affaires réellement générés dans l'Hexagone par le géant américain, car Google facture une partie de ses prestations depuis d'autres pays que la France, comme l'Irlande...

Selon des estimations du Syndicat des régies internet (SRI), reprises par Sébastien Missoffe, les recettes de Google sur le marché publicitaire français sont estimées à "environ 2 milliards d'euros". Il reste à savoir quelles recettes seraient incluses dans l'assiette d'une éventuelle taxe française sur le chiffre d'affaires, a expliqué le dirigeant.

Négociations difficiles au niveau européen

Après des mois de négociations, les ministres européens des Finances ne sont pas parvenus, le 4 décembre dernier, à s'accorder sur une proposition d'impôt de 3% sur le chiffre d'affaires des géants du numérique.

Face à la réticence de l'Allemagne, qui craint des représailles sur ses exportations vers les Etats-Unis, les 27 se sont contentés d'un compromis, qui limiterait l'assiette de la taxe au seul chiffre d'affaires publicitaire, et ont reporté l'entrée en vigueur à janvier... 2021!

Or, une taxation sur l'ensemble des facturations aurait rapporté environ 5 milliards d'euros par an à l'Union européenne, tandis que la limitation à la seule publicité n'apporterait que 1,3 MdE, selon les estimations de Bercy. La taxe ne concernerait globalement plus que Google et Facebook, excluant de facto Amazon, Netflix, Microsoft, Uber, etc. qui ne vendent pas d'espaces publicitaires...

La France prête à faire cavalier seul dès 2019

La France se donne jusqu'au mois de mars 2019 pour tenter de décrocher un accord européen, mais en cas d'échec, Paris a fait savoir que Paris mettra en place sa propre taxe à l'échelle nationale. L'Espagne et la Grande-Bretagne ont déjà annoncé chacune de leur côté un projet, tandis que l'Italie prépare aussi sa propre taxe Gafa. La France pourrait donc suivre le mouvement...

"Je ne lâcherai rien", a assuré le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, le 6 décembre sur 'France 2', en pleine mobilisation des "Gilets jaunes". "L'argent, il est chez les géants du numérique, qui font des profits considérables grâce aux consommateurs français, et qui payent 14 points d'imposition en moins que les autres entreprises, que les PME, que les TPE", a-t-il ajouté...

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