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Pourquoi Google va recruter des centaines d'ingénieurs en France

Pourquoi Google va recruter des centaines d'ingénieurs en France

Le groupe américain prévoit d'accroître l'an prochain de 300 postes ses effectifs dans l'hexagone, essentiellement des ingénieurs. Ces projets interviennent alors que l'Union européenne s'apprête à taxer davantage les géants d'internet...

Pourquoi Google va recruter des centaines d'ingénieurs en France
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Sébastien Missoffe, le directeur général de Google France, a dévoilé des projets de développement en France l'an prochain... Dans une interview publiée par le quotidien 'Les Echos' daté de mercredi, le dirigeant a annoncé que le géant américain d'internet allait porter ses effectifs en France à 1.000 personnes l'année prochaine contre 700 actuellement, soit une hausse supérieure à 40%.

"D'ici l'année prochaine, nous allons passer de 700 à 1.000 personnes, des ingénieurs essentiellement", a-t-il précisé.

Nouvelles règles

La filiale d'Alphabet compte également doubler la superficie de ses bureaux dans l'Hexagone pour passer de 10.000 à 20.000 mètres carrés, a ajouté M. Missoffe. Cette annonce intervient alors que la Commission européenne travaille à l'adoption en 2018 de nouvelles règles pour mieux taxer les géants du numérique opérant sur le sol européen.

Le patron de Google France n'a pas donné de détails sur la stratégie fiscale du groupe américain. "Aujourd'hui, Google paye des impôts, nous sommes soumis à un taux moyen global de 20%. Le débat n'est pas "Est-ce que nous payons ?" mais "Où payons-nous ?"", a-t-il déclaré.

La France en pointe sur la taxation des "GAFA"

La France, qui est moteur dans ce dossier, propose de taxer les "GAFA" (Google, Apple, Facebook et Amazon) sur la base de leur chiffre d'affaires réalisé dans chaque pays, et non plus les bénéfices logés dans des filiales installées dans des Etats à faible fiscalité.

En l'espace de quelques semaines, le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire est parvenu à rallier à sa proposition l'Allemagne, l'Italie l'Espagne, l'Autriche, la Grèce, la Slovénie, la Bulgarie, le Portugal et la Roumanie.

Hostilité de l'Irlande

Il se heurte en revanche toujours aux "réserves" de huit Etats membres et à l'"hostilité" d'un neuvième, l'Irlande, connue pour avoir une taxation très favorable aux sociétés du numérique, qui a notamment servi à Apple.

La semaine dernière, la Commission européenne a même assigné l'Irlande devant la Cour de justice pour non-récupération de 13 milliards d'euros d'aides d'Etat perçus illégalement par la firme à la pomme...

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