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Nouveau sursis pour Ascoval, avec une offre d'Altifort sans Vallourec

Nouveau sursis pour Ascoval, avec une offre d'Altifort sans Vallourec

Les protagonistes du dossier se sont donné jusqu'à début décembre pour viabiliser cette offre. Les financements nécessaires sont estimés entre 150 et 200 millions d'euros...

Nouveau sursis pour Ascoval, avec une offre d'Altifort sans Vallourec
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — C'était une réunion (très) importante ce mercredi à Bercy : l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord) et ses 280 salariés ont obtenu mercredi un nouveau sursis grâce à un accord entre l'Etat, les collectivités, les représentants des salariés et son repreneur potentiel pour donner suite à une offre remaniée du groupe franco-belge Altifort.

Comme le laissait entendre lundi soir le journal 'Les Echos', le gouvernement a demandé au groupe franco-belge Altifort, seul candidat à la reprise d'Ascoval, de présenter une offre sans l'aide de Vallourec, principal client et premier actionnaire d'Ascoval.

Les protagonistes du dossier se sont donné jusqu'à début décembre pour viabiliser cette offre. Les financements nécessaires sont estimés entre 150 et 200 millions d'euros...

Une offre jugée crédible

"L'urgence est à la consolidation de l'offre d'Altifort, sur le plan des carnets de commandes et des financements, pour qu'elle soit jugée crédible et puisse aboutir", a déclaré le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire à l'issue de la réunion.

Cette offre, qui repose sur la mise en place d'un train à fil permettant de fabriquer des aciers spéciaux à plus forte marge que la production actuelle du site, a été jugée "solide et crédible" par le cabinet Roland Berger, mandaté par l'Etat pour l'analyser.

"C'est une chance et nous sommes tous tombés d'accord, l'Etat, les élus locaux, en particulier le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, et surtout les salariés pour dire que cette chance mérite d'être jouée", a ajouté le ministre.

Xavier Bertrand s'est félicité des conclusions de la réunion : "L'Etat change de regard sur le dossier, change de position, tant mieux. Parce que sans l'Etat, on n'arrivera pas à sauver l'avenir de l'industrie de l'acier. Mais c'est pas encore gagné quand même", a-t-il estimé...

Dans un premier temps, le gouvernement avait appelé Vallourec à assumer ses responsabilités, en sachant que l'Etat détient environ 17% du capital du groupe, qui produit des tubes en acier sans soudures, notamment destinés à l'industrie pétrolière...

Altifort a présenté une première offre de reprise, mais elle impliquait que le sidérurgiste français Vallourec maintienne pendant un an et demi son niveau actuel de commandes. Or, Vallourec a refusé cette demande.

Appel à stopper la grève

Selon Bruno Le Maire, Altifort s'est engagé a investir de 20 à 30 millions d'euros en fonds propres dans Ascoval, contre 10 millions précédemment... Les collectivités locales sont prêtes à mettre la main à la poche pour 22 millions (12 millions des Hauts-de-France et 10 millions de Valenciennes Métropole) et le ministre de l'Economie a promis que l'Etat apporterait un euro d'argent public pour un euro investi par le privé. "Maintenant, nous avons besoin d'un soutien des banques et là aussi, on compte sur un coup de main de l'Etat", a encore dit Xavier Bertrand.

Bruno Le Maire a appelé les salariés d'Ascoval, en grève depuis une audience du tribunal de grande instance de Strasbourg qui devait décider du sort de l'aciérie, à reprendre le travail... La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg a repoussé la semaine dernière au 7 novembre sa décision sur le sort d'Ascoval.

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