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Les syndicats de Renault rejettent le projet de restructuration

Les syndicats de Renault rejettent le projet de restructuration

Les quatre syndicats représentés chez la firme au losange, la CFE-CGC, la CFDT, la CGT et FO, ont voté contre ce plan d'économies lors d'un premier CSE (comité social et économique) consacré à ce projet.

Les syndicats de Renault rejettent le projet de restructuration
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La décision attendue mais risque de compliquer la tâche du tout nouveau directeur général Luca de Meo... Les quatre principaux syndicats de Renault ont rendu mardi matin un avis défavorable sur le plan de restructuration du groupe au losange, selon l'agence Reuters, qui cite plusieurs sources syndicales,

La CFE-CGC, la CFDT, la CGT et Force ouvrière (FO) ont communiqué leur avis lors d'un Comité central social et économique (CCSE) central qui s'est tenu au siège du constructeur, à Boulogne-Billancourt (Haut-de-Seine).

Pour sortir d'urgence du rouge, Renault prévoit plus de deux milliards d'euros d'économies sur trois ans, la fermeture du site de recyclage de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), la fin de l'assemblage de voitures à Flins (Yvelines) et 15.000 suppressions d'emplois dans le monde, dont 4.600 en France.

Réaliser un virage

L'avis des syndicats ne revêt qu'un caractère consultatif, mais il tombe mal pour le nouveau directeur général, bien que celui-ci bénéficie du soutien total de son principal actionnaire, l'Etat français. Lorsqu'il a présenté en interne sa "Renaulution", Luca de Meo avait déclaré à l'ensemble des salariés et à leurs représentants qu'il "avait besoin (d'eux) pour réaliser ce virage".

Dans un tract, la CFDT déplore que la restructuration ait été annoncée alors que la stratégie qui doit l'accompagner ne sera pas détaillée avant janvier 2021. "Faire une telle annonce en pleine crise sanitaire relève pour le moins de l'opportunisme au plus de la provocation", a estimé le syndicat. "Sur la forme, toujours, comment oser annoncer un tel plan alors que la stratégie de l'entreprise reste basée sur des hypothèses qui évoluent tous les jours."

Après le plan de PSA

En décembre 2012, le plan d'économies de PSA - 8.000 suppressions d'emplois et la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) - avait lui aussi été rejeté par les syndicats. En revanche, pour les accords de compétitivité qui ont suivi les années suivantes au fil des différents plans stratégiques du constructeur, la direction a toujours veillé à obtenir l'aval d'une majorité des syndicats.

Le 29 mai dernier, la direction du groupe automobile avait présenté un plan d'économies de plus de deux milliards d'euros sur trois ans pour restaurer sa compétitivité. En France, 6 usines seront restructurées, et les effectifs réduits de 4.600 postes (sans licenciements secs), tandis que dans le reste du monde, 10.000 autres postes doivent être supprimés.

©2020,

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