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La Cour des comptes épingle EDF dans son rapport annuel

La Cour des comptes épingle EDF dans son rapport annuel

Salaires élevés, abonnements à l'électricité très avantageux, régime de retraites onéreux... Les Sages demandent au groupe de revoir sa copie.

La Cour des comptes épingle EDF dans son rapport annuel
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Effectifs pléthoriques, rémunérations trop importantes, temps de travail insuffisant : la Cour des comptes épingle plusieurs entités publiques pour leur gestion déficiente du personnel et donc de leurs finances dans son rapport annuel paru mercredi. L'entreprise EDF n'est pas en reste, accusée d'offrir des rémunérations élevées et une série d'avantages à ses salariés et anciens salariés "largement déconnectées" de ses performances.

Et "malgré certains ajustements", le système de rémunération n'a pas été réformé, estime la Cour. Elle note que les rémunérations mensuelles brutes moyennes chez EDF s'élevaient en moyenne en 2017 à 4.908 euros. "Il ressort d'études comparatives réalisées par le cabinet Deloitte que les rémunérations totales à EDF se situent en moyenne 8% au-dessus de la médiane des rémunérations totales d'entreprises du secteur de l'énergie pour les non cadres et 10% pour les cadres (hors cadres dirigeants)", observent les Sages.

Manque à gagner

Ils proposent notamment de "supprimer par étapes l'avantage énergie" - le personnel paie l'électricité très peu cher - en le supprimant, ou en le réduisant, à partir d'"un certain niveau de consommation" d'électricité. La Cour chiffre à 295 millions d'euros le manque à gagner pour EDF pour l'année 2017.

La Cour fustige aussi la charge liée au parc de 14.480 logements proposé aux salariés - 295 millions d'euros en 2017 - un régime de retraites "onéreux" (âge de départ et nombre de trimestres à cotiser moindres), l'octroi de primes "sans véritable rapport" avec la performance, notamment chez les cadres, ainsi que le niveau des aides accordées aux salariés (un mois et demi de salaire pour la naissance du premier enfant).

"La maîtrise de la masse salariale s'impose d'autant plus que la situation économique et financière de l'entreprise s'est nettement dégradée" en raison de la poursuite de l'ouverture à la concurrence du marché de l'électricité, indique la Cour.

©2019,

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