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FDJ, ADP, Engie : l'Etat veut relancer l'actionnariat populaire !

FDJ, ADP, Engie : l'Etat veut relancer l'actionnariat populaire !

C'est désormais confirmé : l'Etat va privatiser Groupe ADP et la Française des Jeux, et vendre des actions supplémentaires d'Engie. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire promet une tranche réservée aux particuliers dans ces opérations...

FDJ, ADP, Engie : l'Etat veut relancer l'actionnariat populaire !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le gouvernement a confirmé mardi son intention de céder des titres qu'il détient dans trois compagnies : Groupe ADP (ex-Aéroports de Paris), Française des Jeux (FDJ) et Engie. Les mesures permettant la cession de ces actifs seront ainsi inclues dans le projet de loi "Pacte" (*), qui doit être présenté au prochain conseil des ministres, le 18 juin prochain, a annoncé mardi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a lui aussi confirmé la nouvelle via son compte Twitter...

Une loi est ainsi nécessaire pour autoriser l'Etat-actionnaire à descendre en dessous de 50% du capital d'ADP (il en détient 50,6% actuellement). Concernant Engie (dont l'Etat possède encore 24,1% du capital et environ un tiers des droits de vote), l'Etat ne peut actuellement descendre sous la barre du tiers des droits de vote.

Une loi est aussi nécessaire pour permettre à l'Etat de passer sous les 50% dans la FDJ, dont l'Etat détient actuellement 72%.

L'Etat n'a pas précisé quelle part des trois entreprises il compte vendre, mais il devrait conserver une part minoritaire, ainsi qu'un droit de regard sur la stratégie des trois groupes.

"Développer un véritable actionnariat populaire"

Le ministre de l'Economie, auteur de la loi "Pacte", a précisé que ces opérations de privatisation comporteront une tranche réservée aux actionnaires particuliers, évoquant le souhait d'Emmanuel Macron de "développer un véritable actionnariat populaire".

Dans un entretien publié sur le site internet des 'Echos', M. Le Maire a assuré qu'une offre réservée aux petits porteurs, mais aussi aux salariés, "est un point essentiel. Le président de la République souhaite développer un véritable actionnariat populaire".

"C'est pourquoi nous permettrons aux Français de devenir actionnaires et une part du capital leur sera réservée. Le développement de l'actionnariat salarié sera également un axe important de la loi Pacte", a-t-il ajouté. Quant à la part réservée aux petits actionnaires, son "niveau sera défini dans les mois qui viennent", a précisé le ministre.

Financer l'innovation et accélérer le désendettement

Le produit de ces cessions, dont le détail n'est pas déterminé à ce stade permettra d'une part de financer, comme prévu, l'investissement, via le Fonds pour l'innovation et l'industrie promis par Emmanuel Macron lors de sa campagne électorale. Mais les cessions serviront aussi à "accélérer le désendettement de l'Etat", a précisé Bruno Le Maire.

Il n'a pas indiqué quelle part du capital des trois sociétés sera vendue par l'Etat : "toutes ces décisions viendront le moment venu, une fois le texte adopté par le Parlement, fin 2018 ou début 2019". Quant aux opérations proprement dites, elles se dérouleront "le moment venu, mais tout dépendra aussi des conditions de marché".

L'actionnariat individuel en perte de vitesse en France

Au total, les parts de l'Etat dans ces entreprises cotées représentent "environ 15 milliards d'euros qui sont aujourd'hui immobilisés et qui ne permettent pas d'investir pour notre avenir, a ajouté le ministre.

Reste à savoir si les Français seront séduits par ces privatisations dans un contexte peu favorable ces dernières année à l'actionnariat individuel. Le nombre de petits porteurs a ainsi été divisé par 2 depuis 2007, passant de près de 7 millions à 3,5 millions. Le choc créé par la crise boursière de 2008-2009, ainsi qu'une fiscalité peu attrayante a détourné les Français des actifs jugés risqués.

En outre, beaucoup ont été échaudés par les dernières privatisations en date, notamment celles d'EDF et de Gaz de France (devenu Engie), qui n'ont pas brillé par leurs performances pour les investisseurs de long terme...

Des performances très contrastées par le passé

Ainsi, actuellement, l'action Engie vaut 13,68 euros, soit 40% de moins que lors de l'introduction de GDF en juillet 2005 à 23,20 euros, et EDF introduit en novembre 2005 à 32 euros, en vaut aujourd'hui presque trois fois moins (11,14 euros) ! Plus loin dans le temps, Orange (ex-France Télécom), lancé à 28,5 euros en 1997, vaut encore aujourd'hui moitié moins, à 14,71 euros...

En revanche, le titre ADP, introduit en juin 2006 à 44 euros, a été multiplié par plus de quatre et a terminé mardi soir à 185,40 euros. D'autres introductions en Bourse de sociétés publiques ont également été couronnées de succès, comme celle d'EADS (devenu Airbus) introduit en juillet 2000 à 18 euros, et qui cote actuellement plus de 100 euros !

(*) Loi "Pacte" = Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises.

©2018,

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