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Face aux critiques, Facebook dégaine un plan contre les "contenus inappropriés"

Face aux critiques, Facebook dégaine un plan contre les "contenus inappropriés"

"J'arrive de plus en plus à la conclusion que nous ne devrions pas chez Facebook prendre seuls tant de décisions importantes sur la liberté d'expression et la sécurité", estime Mark Zuckerberg, face à une avalanche de critiques.

Face aux critiques, Facebook dégaine un plan contre les 'contenus inappropriés'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Facebook sort une nouvelle carte pour montrer sa bonne volonté en matière de qualité de contenus et de sécurité. Le PDG Mark Zuckerberg a dévoilé jeudi un plan destiné à réprimer les "posts" inappropriés, tout en laissant place à la liberté d'expression.

Le plus grand réseau social mondial a bien besoin de redorer son blason, après avoir été accusé de ne pas avoir lutté contre la propagande russe sur sa plateforme ces dernières années.

Les agences du renseignement américain ont établi que Moscou a interféré dans l'élection présidentielle américaine de 2016, en utilisant notamment des contenus de propagande sur les réseaux sociaux, pour nuire à la candidate démocrate Hillary Clinton au profit de Donald Trump. La Russie a nié toute ingérence...

La Russie en ligne de mire

Plusieurs pays occidentaux ont accusé le mois dernier la Russie d'avoir mené de vastes cyberattaques au niveau mondial pour affaiblir les démocraties occidentales. Et aux Etats-Unis, certains hommes politiques haussent la voix, ne se privant plus de critiquer le réseau aux 2,23 milliards d'utilisateurs actifs par mois.

Le représentant démocrate David Cicilline, qui devrait prendre en janvier la tête d'un panel de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, a déclaré mercredi qu'il ne fallait plus faire confiance à Facebook pour s'autoréguler et a appelé à des mesures du Congrès américain.

Campagnes haineuses

Il a fait cette déclaration après la publication d'un article très critique du 'New York Times'. Le journal y affirme quel le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, et sa directrice adjointe, Sheryl Sandberg, ont ignoré les signes qui suggéraient que le réseau social pourrait être "utilisé pour entraver des élections (...) et inspirer des campagnes haineuses et meurtrières autour du globe". Quand ces signes se sont vérifiés, a écrit le journal, les dirigeants de Facebook ont cherché à les dissimuler au public.

"Cet article alarmant établit clairement que les dirigeants de Facebook penseront toujours à leurs profits massifs en premier plutôt qu'aux intérêts de leurs clients", a déclaré David Cicilline sur Twitter. "Il est vraiment temps que nous passions à l'action", a-t-il ajouté...

"Défi russe"

Durant une conférence de presse téléphonique avec des journalistes et dans un message publié sur Facebook, Mark Zuckerberg a déclaré avoir agi avec promptitude pour lutter face au "défi russe" et soutenir une réglementation qui encourage les sociétés à restreindre la prévalence des "contenus nocifs".

Il tente donc de montrer sa bonne volonté et a annoncé de nouvelles mesures de régulation, dont la création d'ici la fin 2019 d'une entité indépendante chargée d'analyser les réclamations d'utilisateurs estimant que leur contenu a été banni de manière injuste. L'un des objectifs est de s'assurer qu'aucun contenu n'est supprimé pour des motifs commerciaux.

Supprimer les contenus "limite"

Les utilisateurs pourront aussi choisir s'ils veulent que du contenu considéré comme "limite" apparaisse dans leur fil d'actualité, a-t-il ajouté... "J'arrive de plus en plus à la conclusion que nous ne devrions pas chez Facebook prendre seuls tant de décisions importantes sur la liberté d'expression et la sécurité", a écrit Mark Zuckerberg dans un message publié sur le réseau social.

La compagnie est impliquée dans plusieurs affaires embarrassantes : en mars dernier, un lanceur d'alerte a révélé que les données de 50 millions d'abonnés du réseau social avaient été détournées par le cabinet londonien Cambridge Analytica, qui les a notamment utilisées lors de la campagne présidentielle américaine de 2016. Facebook a été victime fin septembre d'une cyberattaque durant laquelle les pirates ont eu accès aux comptes d'une trentaine de millions d'utilisateurs...

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