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Europe : la candidature de Thierry Breton validée !

Europe : la candidature de Thierry Breton validée !

Le Parlement européen a validé jeudi la candidature de Thierry Breton à un poste de Commissaire européen, après avoir auditionné l'ancien patron d'Atos lors d'un grand oral très suivi.

Europe : la candidature de Thierry Breton validée !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — C'est une petite victoire pour la France. Une majorité de députés européens a approuvé jeudi la candidature de Thierry Breton à un poste de Commissaire européen, après avoir auditionné l'ancien patron d'Atos lors d'un grand oral très attendu par l'exécutif français.

Rappelons que Paris a désigné Thierry Breton, 64 ans, pour tenir un grand portefeuille chargé de la politique industrielle, du marché intérieur, du numérique, de la défense et de l'espace, après le rejet par le Parlement européen de la candidature de Sylvie Goulard. Cette dernière était soupçonnée de conflits d'intérêts et était impliquée dans l'affaire des emplois présumés fictifs du MoDem au Parlement européen.

Le risque de conflit d'intérêt pesait aussi sur Thierry Breton, en tant qu'ex-patron d'Atos, une des plus grandes sociétés de services numériques européennes, et aussi en tant qu'ancien PDG de France Télécom (devenu Orange) et de Thomson Multimédia (devenu Technicolor). Celui qui a également été ministre de l'Economie de Jacques Chirac de 2005 à 2007, a défendu jeudi sa candidature pendant trois heures en soulignant qu'il agirait "dans le seul intérêt général européen".

Thierry Breton promet d'être "radical" pour éviter les conflits d'intérêts

"Quand on a eu plusieurs vies en une vie et qu'on peut se présenter devant vous ici et aujourd'hui, c'est que la notion de conflit d'intérêts et d'éthique est un sujet que l'on porte au plus profond de soi", a-t-il plaidé en préambule de son audition, s'affirmant "radical" sur ce sujet.

"Il n'y a qu'une seule solution, être radical. Je dis bien radical", a-t-il affirmé. "Je me présente devant vous sans plus aucun intérêt patrimonial dans aucune entreprise".

La candidature de Thierry Breton a été approuvée jeudi par le PPE (droite), les libéraux de Renew, le groupe Socialiste et démocrates et les conservateurs d'ECR. La gauche radicale, les écologistes et l'extrême droite, minoritaires, ont eux demandé que des clarifications supplémentaires lui soient réclamées par écrit.

Actions vendues et mandats d'administrateurs rendus

Dans l'anticipation de sa prise de fonction à Bruxelles, M. Breton a ainsi cédé toutes ses actions Atos (pour 45 millions d'euros) ainsi que ses titres Worldline, l'ex-filiale d'Atos spécialisée dans les paiements électroniques. Il s'est aussi engagé à renoncer, si sa nomination est confirmée, aux actions gratuites dont il aurait pu bénéficier en 2020 et 2022 grâce aux performances de son ancienne entreprise.

Le produit de ces liquidations de titres "a été affecté à des produits d'épargne en mandat de gestion exclusif, afin d'exclure tout risque de conflit d'intérêt ", a précisé le responsable dans sa déclaration d'intérêts écrite déposée ces dernières semaines au Parlement européen.

Il a également renoncé aux mandats qu'il exerçait au sein des conseils d'administration de Wordline, Carrefour, Sonatel et la filiale française de Bank of America.

Cybersécurité, intelligence artificielle et supercalculateurs

Enfin, M. Breton a indiqué qu'en tant que commissaire européen, il comptait se récuser "automatiquement de toute décision de gestion financière, contractuelle ou assimilée qui concernerait directement Atos ou l'une de ses entités". L'objectif étant là aussi d'éviter tout conflit d'intérêt entre son mandat européen et ses précédentes fonctions dans l'industrie informatique.

Toutefois, jeudi, les interrogations des eurodéputés ont porté notamment sur les secteurs couverts par son portefeuille, comme la cybersécurité ou l'intelligence artificielle ou les supercalculateurs, autant de sujets dont Thierry Breton ne compte pas se récuser. Il a affirmé que "je ne vais pas me déporter du secteur, ce serait une aberration", répétant à plusieurs reprises qu'il serait "commissaire sur l'ensemble du portefeuille".

"Je ne me déporterai que lorsqu'il y aura éventuellement des contrats, des relations financières qui viendront à moi et que je n'aurai pas à connaître. (...) Mon indépendance, je vous le garantis, elle sera totale", a poursuivi M. Breton.

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