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Contenus haineux : le boycott s'amplifie, Facebook réagit

Contenus haineux : le boycott s'amplifie, Facebook réagit

Plusieurs grands groupes vont suspendre leurs publicités sur les réseaux sociaux, rejoignant la campagne #StopHateForProfit, qui dénonce les propos haineux sur ces réseaux. Sous pression, Facebook s'est engagé à durcir ses outils de modération.

Contenus haineux : le boycott s'amplifie, Facebook réagit
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Face au déferlement des messages haineux et racistes sur les réseaux sociaux, plusieurs grands groupes, dont Unilever , Verizon et Coca-Cola, ont décidé de rejoindre une campagne de boycott lancée aux Etats-Unis et visant les géants du secteur, Facebook et Twitter, accusés de ne pas agir assez vigoureusement contre les dérives sur leurs réseaux.

Ainsi, le premier opérateur télécom américain, Verizon, a annoncé jeudi qu'il suspendrait à partir de juillet la diffusion de ses publicités sur Facebook et sa filiale Instagram dans le cadre de la campagne 'Stop Hate for Profit' ("Non à la haine pour le profit") lancée contre la propagation des discours de haine.

Cette campagne a pris encore plus d'ampleur lorsque le géant néerlandais des produits de consommation Unilever a fait savoir vendredi soir qu'il allait stopper toute publicité sur Facebook (et Instagram) mais aussi sur Twitter pendant le reste de l'année 2020 pour les mêmes raisons... Unilever coiffre des dizaines de marques, dont Dove, Lipton, Knorr, Cif, Amora, Signal, Monsavon, Fruit d'Or, Miko, Éléphant, Cajoline ou encore Slim Fast...

Coca-Cola, Diageo et Starbucks suspendent aussi leurs pubs

Peu après Unilever, le géant des sodas Coca-Cola a déclaré qu'à compter du 1er juillet, il suspendrait ses publicités sur tous les réseaux sociaux pendant au moins 30 jours.

Dans la foulée, le géant des boissons Diageo et la chaîne de cafés Starbucks ont eux aussi annoncé qu'ils allaient faire "une pause" dans leurs publicités sur les grands réseaux sociaux.

La campagne "Stop Hate For Profit" est soutenue par la Ligue antidiffamation (ADL), l'Association nationale pour l'avancement des personnes de couleur (NAACP) et d'autres groupes de défense des droits humains.

Un appel à "faire bien davantage" pour maîtriser les discours haineux

A Wall Street, les actions de Facebook et de Twitter ont terminé vendredi en forte baisse, respectivement de 8,3% et 7,4%, après ces derniers dévelopements.

"Compte tenu de la polarisation actuelle de l'opinion et des élections aux Etats-Unis, il faut faire bien davantage pour maîtriser les discours haineux", a estimé Luis Di Como, le responsable médias monde d'Unilever, dans un entretien au 'Wall Street Journal'.

Du côté de Verizon, le responsable des médias John Nitti a expliqué dans un communiqué que "nous mettons en pause nos achats publicitaires jusqu'à ce que Facebook trouve une solution acceptable, en ligne avec ce que nous avons mis en place avec YouTube et d'autres partenaires".

Twitter a épinglé plusieurs messages de Donald Trump

Plusieurs sociétés d'envergure plus modeste mais à forte notoriété avaient déjà suivi l'appel au boycott de Facebook, dont le glacier Ben & Jerry's (marque d'Unilever), les fabricant d'articles de sport Patagonia, North Face et REI, ainsi que l'agence de recrutement Upwork.

L'initiative intervient alors que Facebook a été récemment très critiqué pour ne pas agir, notamment face à des messages postés par Donald Trump, alors que son concurrent Twitter a réagi plusieurs fois récemment. La firme à l'oiseau bleu, média de prédilection du président américain, a ainsi assorti d'avertissements plusieurs de ses messages, notamment concernant les manifestations qui ont suivi la mort de George Floyd, cet afro-américain tué par un policier à Minneapolis.

Facebook fait machine arrière et modifie ses règles

Vendredi soir, Facebook a fait volte-face, son patron et fondateur Mark Zuckerberg annonçant dans un post que le groupe allait désormais refuser toute publicité qui stigmatiserait une catégorie de population. Il a aussi affirmé que Facebook signalerait à l'avenir les posts contenant des informations qui violeraient les règles de sa plateforme.

A l'approche de l'élection présidentielle américaine du 3 novembre, le patron de Facebook a précisé qu'"il n'y aura pas d'exceptions pour les personnalités politiques" au sujet des mesures qui viennent d'être annoncées...

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