»
»
»
»
Consultation
Cotation du 14/12/2018 à 17h35 Renault -2,49% 55,650€
  • RNO - FR0000131906
  • SRD
  • PEA
  •   PEA-PME
  • Consensus Renforcer
  • + Ajouter à : Mes portefeuilles | Mes Listes

Carlos Ghosn reste en détention, l'alliance avec Nissan continue

Carlos Ghosn reste en détention, l'alliance avec Nissan continue

La garde à vue de Carlos Ghosn, soupçonné de fraude sur ses revenus, a été prolongée de 10 jours, vendredi à Tokyo. Les dirigeants de Nissan et Renault ont toutefois réaffirmé leur volonté de maintenir l'alliance qui les lie depuis 1999.

Carlos Ghosn reste en détention, l'alliance avec Nissan continue
Crédit photo © Boursier.com

(Boursier.com) — Sans grande surprise, la justice japonaise a prolongé la garde à vue de Carlos Ghosn de 10 jours, vendredi, à Tokyo. Le PDG de Renault, fondateur charismatique de l'alliance Renault-Nissan restera ainsi en détention à Tokyo jusqu'au 10 décembre, ont rapporté les médias japonais.

A l'issue de ce nouveau délai, le dirigeant, accusé d'avoir dissimulé des revenus aux autorités financières nippones, pourra être soit libéré sans charges, soit être mis en examen. Dans ce dernier cas, il pourra demander à être libéré sous caution dans l'attente de son procès, sans être toutefois être assuré d'obtenir sa remise en liberté.

Jusqu'à 62 millions d'euros de revenus dissimulés ?

Arrêté le 19 novembre dernier, Carlos Ghosn a été évincé la semaine dernière de la présidence de Nissan et de Mitsubishi Motors, mais il reste PDG de Renault, dont le conseil d'administration a nommé par intérim un tandem Thierry Bolloré / Philippe Lagayette dans l'attente de clarifications sur les charges pesant sur celui qui a bâti l'alliance Renault-Nissan.

Le patron de Renault est soupçonné d'avoir dissimulé ses revenus de président du conseil d'administration de Nissan à hauteur de 5 milliards de yens (38 millions d'euros) entre juin 2011 et juin 2015. Il lui est reproché d'avoir fait la même chose pour les trois exercices comptables suivants, soit un total de 8 Mds de yens, l'équivalent de plus de 62 ME de revenus dissimulés aux autorités financières japonaises. L'homme d'affaires nie cependant toute malversation.

L'action Renault secouée par les craintes de fragilisation de l'alliance

L'interpellation de Carlos Ghosn a entraîné des craintes d'une fragilisation de l'alliance Renault-Nissan (qui s'est élargie à Mitsubishi en 2016). Les deux premiers jours suivant l'annonce, l'action Renault a plongé de près de 10% à la Bourse de Paris, avant de regagner une partie du terrain perdu. Vendredi soir, le titre s'affichait à 62,05 euros, en recul de 3,7% par rapport au 18 novembre, veille de l'arrestation de Carlos Ghosn.

De nombreuses voix, côté français comme japonais, se sont cependant élevées pour affirmer que l'alliance entre les constructeurs se poursuivrait, bien que Nissan réclame depuis 2015 un rééquilibrage au sein de l'alliance, dont Renault a piloté jusqu'ici le destin, après avoir sauvé le groupe nippon de la faillite en 1999. Depuis l'arrestation de son ancien patron, le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, a critiqué plusieurs fois la concentration des pouvoirs entre les mains de Carlos Ghosn.

Un "profond attachement" à l'alliance

Jeudi, les patrons exécutifs des constructeurs se sont entretenus tous trois pour la première fois depuis l'arrestation de Carlos Ghosn. A l'issue de ces entretiens, ils se sont montrés plutôt rassurants, rappelant leur "profond attachement" à cette structure qui s'est hissée en 2017 au premier rang du marché automobile mondial, avec 10,6 millions de véhicules vendus.

Dans un communiqué commun, les trois constructeurs ont affirmé : "de manière unanime et avec conviction, les conseils d'administration du groupe Renault, de Nissan Motor et de Mitsubishi Motors ont réaffirmé, ces derniers jours, leur profond attachement à l'alliance... Depuis deux décennies, le succès de l'alliance est sans égal. Nous restons pleinement attachés à l'alliance".

La production des constructeurs automobiles étroitement liée

Dans une note publiée vendredi, la banque HSBC a jugé "excessives" les inquiétudes liées à l'arrestation de Carlos Ghosn et a estimé que la valorisation du constructeur automobile français était très faible.

La présence de Renault sur les marchés émergents devrait également être favorable au groupe en 2019. Si HSBC ne croit pas à une fusion avec Nissan, il estime que l'alliance actuelle n'est pas menacée puisque la production est étroitement liée, ce qui implique que le business plan 2022 de Renault est intact. De quoi passer à l''achat' sur le dossier malgré un objectif réduit de 81 à 75 euros par action.

©2018,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com