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Android : Google présente enfin sa défense à Bruxelles

Android : Google présente enfin sa défense à Bruxelles

Le géant américain Google rejette les accusations d'abus de position dominante, estimant ne pas violer les règles de concurrence de l'UE...

Android : Google présente enfin sa défense à Bruxelles
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après avoir décroché plusieurs délais, Google avait jusqu'au 11 novembre pour répondre à la Commission européenne dans le dossier Android, son système d'exploitation pour appareils mobiles. Le groupe américain a rejeté jeudi les arguments de Bruxelles, qui l'accuse d'abus de position dominante...

Dans sa notification de griefs, transmise à Google au mois d'avril, la Commission estimait que le moteur de recherche Google Search était "préinstallé et paramétré comme service de recherche par défaut, ou exclusif, sur la grande majorité des appareils sous Android vendus en Europe".

Dans un billet de blog transmis à la presse, Kent Walker, Senior Vice-président et Directeur juridique de Google, estime que contrairement à ce qu'avance Bruxelles, "la concurrence entre Android et Apple existe bel et bien", sous-entendant que Google n'est pas seul en Europe sur le marché des systèmes d'exploitation. Au niveau mondial, 80% des smartphones fonctionnent tout de même sous Android...

Pas d'obligation

"La Commission européenne évoque le fait que nous ne devrions pas proposer certains services Google dans le cadre d'une suite d'applications", mais "un fabricant n'a pas l'obligation de pré-installer des applications Google sur un téléphone Android", se défend l'intéressé... Il rappelle que sur Android, Google "représente largement moins d'un tiers des applications pré-installées sur l'appareil", que l'utilisateur est d'ailleurs libre de supprimer ces dernières et que rien n'empêche les fabricants et les opérateurs mobiles de pré-installer leurs propres applications.

Selon les chiffres du groupe américain, en Europe, chaque consommateur télécharge en moyenne 50 applications supplémentaires.

Concernant la "distribution de services rémunérateurs comme Google Search et  Google Play", Google indique que cela lui permet d'offrir ses applications gratuitement "et de continuer à investir de manière substantielle dans Android et Play". Ce choix "permet de réduire les coûts pour les fabricants et les clients, et évite d'avoir à demander le paiement de licences d'utilisation", argumente Kent Walker.

Moins d'innovation ?

Pour aller plus loin dans sa défense, Google estime que la Commission européenne, avec ses accusations, pourrait remettre en cause l'équilibre des plateformes au format open-source. "Cela signifierait moins d'innovation, mois de choix, moins de concurrence et des prix plus élevés. Nous ne serions pas les seuls à être impactés. Les développeurs, les constructeurs, les opérateurs mobiles, et surtout les consommateurs, seraient également affectés", conclut le groupe internet.

Google risque gros dans cette affaire : il pourrait écoper en théorie d'une amende allant jusqu'à 7,4 milliards de dollars (6,55 milliards d'euros), soit 10% du chiffre d'affaires réalisé en 2015, et être contraint de modifier ses pratiques commerciales. Il est également dans le collimateur de Bruxelles dans le cadre d'une enquête sur son propre service de comparaison de prix lors de recherches sur internet.

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