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Cotation du 24/04/2019 à 14h49 Thales +1,95% 109,800€

Thales : Règlement du litige avec l'Aérospatiale

Règlement du litige avec l'Aérospatiale
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Conservez.

(Boursier.com) — Conseillé l'été dernier au moment du rapprochement avec Dassault-Electronique, le titre CSF n'a pas été épargné par la secousse boursière de la rentrée, avant d'entamer une remontée justifiée par la recomposition en marche du secteur aéronautique. Les deux pôles français sont désormais clairement définis avec d'un côté le rapprochement en cours dans l'avionique entre Aérospatiale/Matra et Dassault, soit un ensemble qui approche les 100 Mds de francs de CA.

De l'autre, le trio Alcatel/CSF/Dassault-Electronique dans l'électronique de défense dépasse désormais la barre des 50 Mds de francs de CA. Entre ces deux nouveaux pôles, certaines frontières litigieuses posaient problème dans les missiles et les satellites en particulier, ce qui a amené l'arbitrage du Ministère de la Défense rendu en début de semaine et jugé équitable (CSF peut poursuivre sa coopération avec l'Italien Alenia dans les missiles mais renonce à utiliser la clause de non-concurrence dans les satellites). Autre point de friction réglé, le contrôle de Sextant Avionique qui revient finalement à Thomson CSF.

Le rôle actif de Serge Tchuruk a donc payé pour aboutir, au plus vite, à un règlement acceptable par tous. Le patron d'Alcatel qui avait, pour cette raison, claqué la porte du conseil d'administration d'Aérospatiale et mis sa démission dans la balance est désormais paré à ouvrir un nouveau chapitre, celui d'une alliance internationale majeure. Ce partenaire étranger pourrait être l'anglais GEC que connaît bien Serge Tchuruk. Un rapprochement jugé indispensable pour faire le poids sur un marché extrêmement concurrentiel face aux mastodontes américains que sont Boeing, Lockeed Martin et Raytheon Hughes.

En attendant, les lourdes provisions pour restructurations feront plonger les comptes de Thomson CSF dans le rouge cette année. Le but avoué est de rebondir dès 1999 sur de nouvelles bases, en gardant le cap sur l'amélioration de la marge d'exploitation qui reste l'une des plus faibles du secteur (à peine supérieure à 5%). une remise à plat qui inquiète les syndicats-maison mais qui devrait pouvoir être menée à bien dans les temps afin de faire oublier l'époque des errements de l'Etat-actionnaire.

Pour 1999, face à ce nouveau départ, les projections des analystes font logiquement le grand écart avec un résultat net allant de 5 à plus de 15 francs selon les estimations. La montée en puissance de la rentabilité prévue pour l'exercice 2000 devrait mettre tout le monde d'accord (plus de 20 francs de bénéfice net, soit un PER de 10). Nous restons donc très favorable à la valeur dans une optique de long terme, pour accompagner ce redéploiement stratégique..

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