Accueil
»
Bourse
»
Actions Paris
»
Conseils
»
Historique
»

Consultation

Cotation du 23/11/2020 à 17h35 Interparfums -1,62% 42,450€

Interparfums : 2002 sera plus difficile que prévu

2002 sera plus difficile que prévu
Acheter

Conservez.

(Boursier.com) — Perspectives revisitées. Les déceptions se sont enchaînées sur ce dossier depuis le début de l’exercice 2002. Le premier trimestre avec un CA en baisse de 9,8% avait déjà mis à mal le scénario retenu initialement par la direction, à savoir une activité en croissance de 5% sur l’exercice 2002 avec un CA attendu à 93 Millions d’Euros. A l’époque, les perspectives n’avaient pas été remises en question. Aujourd’hui, c’est fait… la faible croissance affichée au second trimestre (+2%) n’a pas pu compenser le retard accumulé lors des trois premiers mois de l’exercice, ainsi, les ventes en rythme annuel devraient s’établir entre une fourchette fixée par le management à 85-90 ME. En prenant le milieu de fourchette situé à 87,5 ME, cela représente une hausse de 1%…seulement.

Des raisons. Ce contretemps s’explique d’abord de manière mathématique, la base de comparaison est en effet très défavorable pour le premier semestre 2002. Un an plus tôt, le groupe avait enregistré une croissance forte de 42% grâce notamment au succès de Burberry Touch, produit lancé à l’automne 2000. Ensuite, le groupe de cosmétiques n’a pas pu profiter de la dynamique de lancements d’envergure, seuls le parfum "Bazar" de Christian Lacroix et "Burberry Baby Touch" sont apparus au cours du premier semestre. Dans un contexte économique difficile, Inter Parfums a également souffert de la défiance des distributeurs soucieux de réduire fortement leurs stocks et de réduire leurs engagements à moyennes et longues échéances. Ainsi, la visibilité du carnet de commandes se limite actuellement à 1 mois et demi contre 90 jours ou plus précédemment. Au niveau des marques, Les ventes des lignes Burberry, ST Dupont et Paul Smith sont en baisse tandis que les lignes Céline et Christian Lacroix confirment leur montée en puissance.

Visibilité réduite. On le sait maintenant, l’exercice 2002 sera décidément plus difficile que prévu. Pour autant, on notera que la direction n’a pas revu d’un pouce ses prévisions de marges situées à un niveau élevé de 9%. En outre, les chiffres de croissance ne doivent pas dissimuler la véritable qualité de la structure financière du groupe. Sur plus long terme, l’année 2003 verra l’arrivée de lancements importants (nouveaux parfums Celine et Burberry) qui devraient accompagner de manière efficace l’amélioration de la conjoncture. Enfin, la détention d’un portefeuille de licences étoffé et la récurrence de rentabilité qui en découle sont un gage de sécurité. Dans une vision à plus court terme, les espoirs de voir la valeur remonter à ses niveaux récents est plus qu’hypothétique mais à moyen terme, le dossier n'a pas perdu ses atouts. Le titre est revenu au niveau de septembre dernier mais les conditions de marchés ne sont pas idéales pour se renforcer.

Cours à la date du conseil : 37,00€

— ©2002-2020, Boursier.com