Cotation du 04/12/2020 à 18h05 CAC 40 +0,62% 5 609,15
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Mi-séance Paris : les nombreuses publications trimestrielles relancent le CAC40

Mi-séance Paris : les nombreuses publications trimestrielles relancent le CAC40
Mi-séance Paris : les nombreuses publications trimestrielles relancent le CAC40
Crédit photo © Reuters

LA TENDANCE

(Boursier.com) — Le CAC40 reprend 1,1% ce vendredi midi, juste au-dessus des 4.900 points, et met fin à trois séances précédentes de baisse. Les nombreuses publications trimestrielles intervenues depuis hier soir animent la cote et orientent la tendance haussière.

Dans la nuit, le deuxième débat Trump - Biden, de meilleure tenue que le premier, n'a pas trop agité les investisseurs, les lignes n'ont pas bougé. Et les marchés misent sur un succès de Joe Biden. Les investisseurs sont dans l'immédiat plus préoccupés par l'état des avancées dans les difficiles négociations entre démocrates et républicains sur un nouveau plan de soutien budgétaire à l'économie américaine. La leader Démocrate Nancy Pelosi a estimé jeudi qu'un accord était "presque" conclu avec la Maison Blanche, même si un vote du texte avant l'élection du 3 novembre semble désormais difficile.

VALEURS EN HAUSSE

* Airbus s'adjuge plus de 5% à 67,8 euros. Signe de confiance dans la reprise à venir du trafic aérien, le géant de l'aéronautique a demandé à ses fournisseurs de se tenir prêts à accroitre la cadence l'an prochain au niveau des appareils de la famille A320. "Nous avons procédé à une réévaluation de la situation après la période estivale. Afin de permettre à la chaîne d'approvisionnement de mieux se préparer et d'organiser le flux industriel, nous avons affiné le plan des programmes de la famille A320 sur la base de notre vision actuelle du marché et nous communiquons en conséquence à notre chaîne d'approvisionnement", affirme Airbus. Alors que l'avionneur a réduit d'un tiers son rythme de production d'A320 pour faire face à la chute de la demande, il prévoit de maintenir le taux actuel de 40 appareils par mois jusqu'à l'été prochain et a demandé à sa chaîne d'approvisionnement "de protéger un rythme de 47 afin d'être prête lorsque le marché se redressera". "Cette décision vise à donner une certaine visibilité à notre chaîne d'approvisionnement et à garantir que notre écosystème industriel sera suffisamment préparé pour augmenter progressivement la production à terme, lorsque les bonnes conditions seront réunies", souligne le groupe basé à Toulouse.

* Dans le vert pour la quatrième séance consécutive, Renault gagne 2% à 25,4 euros, soutenu par une publication trimestrielle supérieure aux attentes du marché. Le constructeur au losange a dévoilé hier soir un chiffre d'affaires en baisse de 8,2% à 10,37 milliards d'euros, contre un consensus de 9,96 MdsE. Le groupe de Boulogne-Billancourt, qui a accusé une perte nette record de plus de 7 milliards d'euros au premier semestre et engagé un vaste plan d'économies et de refonte de sa stratégie pour redresser la barre, a notamment bénéficié des très bonnes ventes de sa Zoe électrique et a souligné qu'il devrait dégager un free cash-flow opérationnel de l'automobile positif au second semestre.

"Ce troisième trimestre souligne l'évolution de notre politique commerciale privilégiant désormais la profitabilité aux volumes", a déclaré le nouveau directeur général Luca de Meo.

* Le groupe Michelin (+2,6%) a fait état d'un redressement de la demande en pneumatiques plus marqué que prévu et a relevé ses objectifs 2020 ! Le fabricant de pneus, dont le chiffre d'affaires a reculé de 15% sur 9 mois à 15 milliards d'euros, mais de seulement 5% au troisième trimestre, a révisé en hausse ses prévisions de marché pour l'année, attendus désormais en repli moins fort qu'il le craignait il y a trois mois. Grâce à ses réductions de coûts engagées pour faire face à la crise, Michelin a également revu en hausse sa prévision de résultat opérationnel, attendu à plus de 1,6 milliard d'euros hors effets de changes, et son objectif de cash-flow libre structurel, vu à plus de 1,2 milliards d'euros.

* L'Oréal grimpe de 1,2% à 289 euros, les investisseurs saluant le retour à la croissance du numéro un mondial des cosmétiques. Au troisième trimestre, le groupe a fait état d'un chiffre d'affaires de 7,04 milliards d'euros, en repli de 2% en données publiées mais en hausse de 1,6% à données comparables, là où le consensus tablait sur un repli de 2,4%. "Ce n'est pas seulement une surperformance", affirme Bruno Monteyne, analyste chez Sanford C. Bernstein. "C'est un effacement de la concurrence... ". La division 'Cosmétique Active' (+15,2% à données comparables sur neuf mois), ainsi que la montée en puissance et la progression du e-commerce (23,7% du chiffre d'affaires, +61,6%) et la croissance forte en Chine continentale (+20,8% à données comparables) expliquent cette belle performance.

* Ipsos flambe de 13% à 23,8 euros après avoir fait état d'un recul limité de son activité au troisième trimestre. Le groupe d'études par enquête a ainsi réalisé un chiffre d'affaires de 468,6 millions d'euros sur la période, en repli de 3,3% à taux de change et périmètre constants. "Les perspectives d'Ipsos pour la fin de l'année et, par extension, pour 2021 sont bonnes... Au rythme actuel, la combinaison du maintien d'un bon niveau d'activité, d'une capacité avérée à conserver des niveaux de prix décents et d'une gestion rigoureuse de notre base de coûts, doit nous permettre d'enregistrer de solides résultats financiers et une bonne génération de cash flows", a déclaré le management.

* Elis (+7%) pense que l'évolution organique du chiffre d'affaires de l'année 2020 devrait être en ligne avec celle des 9 premiers mois de l'année. Les efforts importants de rationalisation des coûts mis en oeuvre devraient permettre au groupe d'atteindre une marge d'EBITDA et un free cash-flow 2020 légèrement au-dessus des niveaux de 2019. Elis estimait fin juillet que ces deux indicateurs ne seraient qu'assez proches des niveaux de 2019.

* Solocal gagne 1,4% à 0,0214 euro. Le chiffre d'affaires consolidé au troisième trimestre 2020 s'élève à 113 millions d'euros, en baisse de -17,9% par rapport au chiffre d'affaires1 du troisième trimestre 2019. Il se décompose en 107 millions d'euros de chiffre d'affaires Digital et 6 millions d'euros de chiffre d'affaires Imprimés. Solocal confirme sa trajectoire avec une baisse attendue du chiffre d'affaires total de -20% et un repli du chiffre d'affaires Digital de l'ordre de -15% sur l'année par rapport à l'année précédente, fort de plus de 95% de chiffre d'affaires déjà sécurisé au 30 septembre 2020. L'EBITDA Groupe reste attendu au-dessus de 130 ME sur l'année. Midcap Partners a repris le suivi de Solocal à l''achat' avec une cible de 0,047 euro.

VALEURS EN BAISSE

* Kering recule de 2,7% à 558,4 euros. Le groupe de luxe a pourtant dévoilé une nette amélioration de son activité au troisième trimestre. Le chiffre d'affaires total est ressorti à 3,72 MdsE sur la période, en retrait de 4,3% en données publiées et de 1,2% en comparable, marquant un rebond significatif par rapport à la baisse de -43,5% en données publiées et de -43,7% en comparable au deuxième trimestre. Kering a su tirer parti de la très forte croissance de certaines zones géographiques, notamment l'Amérique du Nord (+44,1%), soutenue par un rebond de la demande locale, et l'Asie-Pacifique (+18,5%), portée par une excellente dynamique en Chine continentale. Les performances en Europe de l'Ouest (-41%) et au Japon (-22,8%) sont toujours fortement impactées par l'interruption des flux touristiques.

* TechnipFMC abandonne encore près de 6% à 5,66 euros, en repli pour la troisième séance consécutive. Le groupe parapétrolier a essuyé une perte de 3,9 millions de dollars, soit 0,01 dollar par action diluée sur les trois mois clos fin septembre pour un chiffre d'affaires stable à 3,34 Md$. L'EBITDA ajusté, qui exclut les charges et crédits avant impôts, a atteint 321,2 M$ (-15%), y compris un gain de change de devises de 5,6 M$, tandis que la marge d'EBITDA ajusté ressort à 9,6% (-180 pb). Le résultat net ajusté s'est élevé à 72,2 M$, soit 0,16 dollar par action diluée. Le management n'a pas touché à ses dernières prévisions, confirmant notamment viser un flux de trésorerie disponible de 0 à 150 M$.

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