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Reuters28/08/2008 à 15h30 -  1 réaction

Xavier Darcos promet une rentrée scolaire "sans chaos"

XAVIER DARCOS PROMET UNE RENTRÉE SCOLAIRE "SANS CHAOS"

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Xavier Darcos promet une rentrée scolaire "sans chaos" malgré le nombre des réformes et une première levée de boucliers syndicale contre les suppressions de postes dans l'Education nationale.

Le ministre de l'Education nationale a donné sa traditionnelle conférence de presse de rentrée, à quelques jours du retour de quelque 12 millions d'élèves sur les bancs des écoles, collèges et lycées de France.

"La rentrée se passera tout à fait normalement, il n'y aura pas de chaos, les défilés auraient tort de s'inquiéter", a-t-il lancé à l'adresse des syndicats de l'Education nationale, qui ont appelé à une journée d'action, sans appel national à la grève, pour le jeudi 11 septembre.

Un mouvement de grève dans l'ensemble de la Fonction publique est en outre envisagé pour le 7 octobre.

"Le satisfecit du ministre me semble devoir être largement démenti par les faits", a déclaré à Reuters Frédérique Rolet, secrétaire général du SNES national.

Cette rentrée 2008 sera marquée par la réforme de l'école primaire, avec la mise en oeuvre de nouveaux programmes élaborés autour d'un "socle commun de connaissances", et la disparition du samedi matin travaillé, doublé de la création d'un système de soutien individualisé de deux heures par semaine.

L'organisation de ce dispositif se fera établissement par établissement, ce qui a d'ores et déjà suscité l'inquiétude d'associations de parents d'élèves et d'élus locaux.

Autres chantiers en cours: la réforme du lycée, qui passera par la création d'une nouvelle classe de seconde en 2009, et la revalorisation du métier d'enseignant censée compenser la suppression de 11.200 postes cette rentrée, et 13.500 l'année prochaine.

Cette décision cristallise le mécontentement des syndicats.

Le SNUipp-FSU déplore dans un communiqué "un bien mauvais cadeau pour les élèves de l'école maternelle et élémentaire" et "une immense régression confirmant le renoncement à une école publique au service de la réussite de tous".

Réponse du ministre : "Je ne suis pas certain que les syndicats aient raison de commencer leur année scolaire en fixant des jours de grève ou des mouvements avant même que la rentrée soit faite, ça devient même presque un gag à la limite".

PRIME POUR LES JEUNES ENSEIGNANTS

Les suppressions de postes concerneront selon lui les enseignants qui ne sont pas à plein-temps devant des élèves. Elles se feront aussi via une réforme du système de remplacement, qui compte actuellement 50.000 postes en équivalent temps plein, dont 20% ne sont pas utilisés.

Les enseignants qui accepteront de faire trois heures d'heures supplémentaires par semaine recevront une prime de 500 euros. Ils devraient par ailleurs bientôt bénéficier d'un "pass" leur permettant d'accéder gratuitement à des lieux culturels.

Toujours au chapitre de la revalorisation de la profession, Xavier Darcos a confirmé la prime de 1.500 euros versée aux quelque 25.000 enseignants titularisés cette rentrée.

"Le ministre n'a rien inventé, il y avait déjà une prime il y a quelques années pour les nouveaux enseignants, avec d'ailleurs un montant supérieur. La revalorisation, ça ne passe pas par quelques miettes de ce type", estime Frédérique Rolet, qui réclame "une vraie renégociation permettant de revoir l'ensemble de la grille salariale".

Pour expliquer les réformes engagées, Xavier Darcos a mis en avant son souci d'améliorer la justice sociale et de combattre la montée du "parascolaire".

"Mon obsession, la seule, c'est de m'occuper des petits enfants de France et parmi eux, de ceux qui ne vont pas bien, de ceux qui échouent. Or il y a un corollaire important entre l'échec scolaire et la situation sociale des enfants", a fait remarquer le ministre.

"Ce que nous faisons, c'est mettre en place des dispositifs qui donnent gratuitement, et pour tous, ce que les gens aisés s'offrent par ailleurs", a-t-il souligné.

Environ 1,2 million de personnes travaillent dans l'Education nationale, dont un peu plus de 800.000 enseignants.

Edité par Sophie Louet

read below for restriction, ©2008 ReutersReuters

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1 réaction à cet article
  • le 28/08/2008 à 18h00Réaction de H.BOSE

    Ha, il me rassure ce ministre, je me demandais qui allait garder mes 3 enfants. Parce qu'il est question d'un mouvement de grève pour mi-septembre, alors comment vais-je faire ? Merci M.DARCOS pour tout ce que vous faites, surtout pour votre volonté de réduire les effectifs en maternelle, votre volonté de supprimer les maternelles et à terme mettre toutes les jeunes mamans au foyer...réduire le chômage, etc... Bien vu, sauf que pour que cela fonctionne, il faut un pouvoir d'achat acceptable pour vivre avec un seul salaire dans un couple avec enfants, ce qui n'est actuellement pas le cas en France évidemment.

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